30 000 DA par mois pour les petits métiers

30 000 DA par mois pour les petits métiers

Le conseil des ministres a arrêté des mesures pour soutenir l’économie

Si aucune information n’a encore filtré à propos de  l’impact de la covid-19 sur l’économie nationale, les mesures prises pour l’atténuation des effets de la pandémie sur le secteur ont été largement détaillées.

En effet, le chef de l’Etat qui a présidé, dimanche, un conseil des ministres, a pris de nombreuses décisions destinées à relancer la machine mais aussi à soutenir les petites bourses. Le président Abdelmadjid Tebboune a ainsi instruit son Premier ministre de geler le paiement des charges financières et des obligations fiscales et parafiscales dues par les opérateurs économiques durant la période de confinement. Aucune sanction ou paiement de pénalités ne sera exigé de ces opérateurs durant cette période. Il a également annoncé l’attribution d’une aide financière destinée aux petits métiers d’une valeur de 30 000 dinars, pendant une période de 3 mois, sur la base d’une évaluation rigoureuse de la situation de chaque corporation pendant les 4 derniers mois. Ces deux décisions, il faut le souligner, prennent effet immédiatement. Le président a également demandé une évaluation rigoureuse des préjudices subis et des manques à gagner enregistrés par les opérateurs économiques, en particulier en ce qui concerne les petites et moyennes entreprises et les petits métiers. Cette évaluation devra s’effectuer dans un cadre transparent et éviter les fausses déclarations.

Les cahiers de charges de l’industrie automobile adoptés

Concernant le secteur de l’Industrie, le président a ordonné l’adoption des décrets concernant les cahiers de charges relatifs au montage de produits électroménagers, au montage de véhicules, à l’importation de véhicules neufs et à l’acquisition de chaînes et d’équipements rénovées ne manquant pas d’insister sur l’obligation d’une stabilité à donner au dispositif légal à mettre en place qui sera d’une durée d’au moins de10 ans. Pour revenir à l’importation de véhicules, le président a exigé des opérateurs nationaux qui auront à charge cette mission d’inclure un réseau national efficient et professionnel de service après-vente. Pour ce qui concerne les opérateurs étrangers, un texte ultérieur qui régira leur intervention dans ce secteur sera adopté. Mais tous les opérateurs dans ce domaine devront démarrer le processus avec un taux d’intégration de 30% au minimum. Pour le montage des produits électroménagers, l’intégration de rigueur doit rester celle de 70% qui doit se faire dès la première année. L’objectif, in fine, étant de  parvenir, a indiqué le président, à créer un process complet, avec au bout, une industrie mécanique véritable. S’agissant, de la sous-traitance  industrielle, le Président de la république a décidé de programmer son examen lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres. La nouveauté est sûrement l’instruction de Abdelmadjid Tebboune à son ministre des finances pour prendre des mesures visant l’encouragement de l’importation des véhicules électriques.

Dans le secteur industriel, il est aussi question d’acquisition d’usines usagées et à ce propos, le chef de l’Etat a invité les responsables à veiller à s’entourer d’un certain nombre de garanties. Il a exigé que l’outil de production acheté soit viable, acquis produit en main, et n’ayant pas servi plus de cinq ans. Il a également exigé une étude approfondie a priori qui soit réalisée avec des bureaux d’études et de compagnies d’assurances connues, sans perdre de vue le besoin d’expertise de pays tiers.

Agriculture saharienne et usines de transformations

Abdelmadjid Tebboune qui tient particulièrement à l’agriculture saharienne, a exhorté son Premier Ministre de prendre les dispositions, pour que soit mis en place, en extrême urgence, au niveau d’une université du Sud, un institut spécialisé dans l’agriculture saharienne, en faisant appel, au besoin, à la coopération internationale avec les partenaires étrangers qui ont acquis une expérience avérée dans le domaine. Pour son ministre de l’agriculture, le président a exigé la mise en place rapide et à brève échéance, d’un programme de réalisation des aires de stockage de produits agricoles pour permettre la nécessaire régulation du marché ainsi que l’installation d’usines de transformation des produits agricoles dans les zones de production afin de sortir du système des cycles de production irréguliers. Enfin le président invite son ministre à une réorganisation adéquate des structures du Ministère de l’agriculture, aussi bien au plan national, régional que local afin de réaliser le programme du secteur.

A.G

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