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Un livre de Djamal Rebbach : Blida, 500 ans d’histoire Enfin un livre d'histoire sur Blida ! 500 ans d'une vie très émouvante.  Deux tomes dans un joli coffret et qui rempliront d'aise les lectrices et les lecteurs.

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Dans les premières années du XVIème siècle, vers 1519, un saint homme portant le nom de Sidi Ahmed El Kebir, descendant des Aroussi, lesquels sont issus du Sahara occidental, vint s’installer définitivement du côté de Oued Taberkachent et Chaâbet –er-Rommâne afin de s’adonner à la méditation, non loin de l’endroit où Sidi-Ya’qûb, un de ses maîtres spirituels venait d’être enterré à son retour de la Mecque. Il mit ainsi fin à sa quête de spiritualité et de sciences religieuses au travers de villes saintes aussi réputées que El-Qods, Damas et Constantinople. Une amitié le liait au Pacha d’Alger, Kheir Eddine Barberousse, qui allait vers 1533-1534 se rendre à Constantinople afin d’assumer la prestigieuse charge d’Amir-El-Bahr (amiral) de la flotte ottomane sous le règne du sultan Suleyman le Magnifique. Auparavant, il protégea, à la demande de Sidi Ahmed El Kebir, 300 familles morisques complètement démunies après leur rapatriement d’Andalousie par des Raïs ottomans, vers 1529 et ordonna le financement, sur ses propres fonds, la construction d’une mosquée, d’une étuve et d’un four banal. C’était le début, le premier noyau d’un bourg qui portera plus tard le surnom de « ville des Roses ». Durant trois siècles, la ville deviendra non seulement la Capoue de l’Algérie mais aussi le lieu d’internement des hauts dignitaires ottomans ; elle sera également le lieu de plusieurs fléaux : épidémies de typhus, de peste, de choléra et, pour terminer, un tremblement de terre dévastateur en 1825. Trois années plus tard, l’Agha Yahia sera assassiné sur ordre de Hussein Dey, favorisant ainsi la prise d’Alger en 1830. Plusieurs tentatives de venir à bout de la résistance des coalitions formées par Cheikh Mohammed Ben Zaâmoum et des Beni-Salah s’avérèrent vaines. Isolée et surtout épuisée par les douloureux châtiments que lui imposa l’armée française durant près de huit ans, Blida se soumettra en mai 1838 au Gouverneur-Général Valée. Deux postes d’avant-garde furent créés, les Camps de Joinville et de Montpensier, protégeant l’arrivée et l’installation des premiers colons. C’est ainsi que Blida l’Andalouse se mit à singer les villes européennes avec des avenues, des boulevards, des places et des arcades qui remplaceront au fur et à mesure les charmantes villas mauresques, même si l’élégance de la Place d’Armes ceinturée par des arcades et le magnifique jardin créé par le Colonel Bizot commençaient à marquer l’empreinte de la colonisation française. Des visites prestigieuses, telles celles de Théophile Gautier (1845) et Fromentin (1859) ainsi que les visites de l’Empereur Napoléon III (1865), Alphonse Daudet (1887) et le banquier londonien Ferdinand de Rothschild (1896) ne peuvent faire oublier le lieu d’internement de Béhanzin, Roi du Dahomey (1906) à Douirette. D’autres personnages non moins illustres foulèrent le sol blidéen comme le Président français Paul Doumergue en 1930 ou le compositeur Camille Saint Saëns qui composera, en l’honneur de la ville « Rêverie d’un soir à Blida » en 1906.

 

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Elle se rapproche du Makhzen : La France renoue avec sa maitresse encombrante Chassé de ses bases arrières traditionnelles en Afrique subsaharienne notamment,  Paris cherche à redorer son blason misant en bloc, au risque d’essuyer de nouveaux échecs,  sur le Maroc non sans compromis, plutôt compromission.

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Que cherche la France avec cet intérêt subit pour des investissements à grande échelle, au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara Occidental en violation totale du droit international ?  Englué en interne dans des conflits sociaux à ne pas en finir, la France s’enlise davantage à l’international en misant encore une fois sur un cheval perdant : Le Maroc avec lequel pourtant il n y’a pas si longtemps un froid diplomatique s’était installé en raison entre autres du réchauffement des relations entre Alger et Paris et du souhait du président Macron de concrétiser un «partenariat d’exception».  Le revirement de la position française trouve son explication dans des desseins inavoués.

Si le quai d’Orsay considère l’investissement projeté au Sahara Occidental annoncé par le ministre du commerce extérieur, Franck Riester comme «un témoignage de la bonne volonté française à l’égard du Maroc », cette bonne volonté n’est pas dénuée d’arrières pensées. D’un côté, Paris qui n’a jamais caché son soutien au plan d’autonomie marocain, comme rappelé par le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné en février dernier,  veut en effet par cet «engagement » une contrepartie marocaine. Le Royaume pourrait aux yeux  de Paris assumer la charge de la gestion «secrète» du culte musulman en France,  un fardeau dont elle se passerait volontiers tant ses complications pèsent lourdement sur plusieurs plans.  De l’autre, voyant ses investissements sur le continent noir rétrécir comme peau de chagrin,  Paris pour qui la légalité n’a jamais été son premier souci voit en cette «ouverture » marocaine une nouvelle opportunité de reconquête de l’Afrique où elle a quasiment tout perdu tant sur le plan économique que diplomatique.

«La France n’est absolument pas chassée d’Afrique», a tenté de justifier en novembre dernier, le ministre délégué au Commerce extérieur Olivier Becht, assurant que «la France est aux côtés des Africains pour investir dans tous les domaines ». Il finit par lâcher que «c’est bon pour le continent africain, pour les pays africains, et c’est surtout bon pour l’économie française» et de soutenir que «l’influence de la France aujourd’hui, comme d’ailleurs celle de puissances, passe par l’économie». Il faut dire qu’au plus haut sommet, à l’approche de la présidentielle en France et dans un environnement mondial et régional plus qu’incertain, les enjeux sont tels que chaque clan tente de tirer son épingle du jeu. Le président Macron qui veut une fin de mandat «sereine» semble confronté  à ces «boîtes noires» de toujours qui régissent en réalité toute la politique étrangère de la France. La visite prochaine de Darmanin au Maroc conforte l’idée d’une France qui vacille.  Qui ne retient toujours pas les leçons du passé. Là où elle a voulu «imposer» son diktat, sa vision, ses politiques, «ses » présidents, elle est chassée manu militari. Elle s’est enfoncée davantage dans ses travers,  ses mauvais calculs colonialistes de faux protecteur.  Elle semble aujourd’hui reproduire les mêmes erreurs qui produiront à coup sûr,  les mêmes effets…dévastateurs.

A.I.

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Présidents du Sénat et de l’APN : Les messages de Goudjil et Boughali « La joie de l'avènement de l'Aïd est incomplète alors que nos frères à Ghaza et en Palestine opprimée continuent de subir les crimes et les affres d'une agression brutale, encouragée par la partialité et l'hypocrisie de l'Occident et la déroute sans précédent de l'ordre international. Puisse Allah Tout-Puissant délivrer la Palestine.

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Meilleurs vœux », a écrit M. Salah Goudjil, président du Conseil de la nation sur son compte officiel sur les réseaux sociaux à l’occasion de l’Aïd El-Fitr. Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Brahim Boughali, a également adressé un message de vœux à l’occasion de l’Aïd El-Fitr indiquant «Je tiens à féliciter le peuple algérien à l’occasion de l’Aid El-Fitr ainsi que l’ensemble de la nation musulmane qui célèbre cette fête, cette année, dans la douleur, de nombreux pays musulmans étant en proie à des souffrances accrues. Puisse l’Algérie poursuivre son processus de développement et que l’avenir de la nation islamique soit plus sûr et plus rayonnant. Qu’Allah agrée nos œuvres et les vôtres».

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Tunisie, Turquie, Egypte : Le Président échange avec ses homologues Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, plusieurs appels téléphoniques de ses homologues qui lui ont présenté leurs vœux à l’occasion de l’avènement de l’Aïd El-Fitr.

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Il a ainsi échangé avec son homologue tunisien, M. Kaïs Saïed, président de la République tunisienne, pays frère, qui lui a souhaité, ainsi qu’au peuple algérien, prospérité et bien-être. A son tour, le président de la République a remercié son frère, le président tunisien, lui présentant ses vœux et lui souhaitant, ainsi qu’au peuple tunisien frère, davantage de progrès et de stabilité. M. Recep Tayyip Erdogan, président de la République de Turquie, a également échangé avec le chef de l’Etat les vœux de l’Aïd. Les deux présidents ont en outre « évoqué la qualité et le niveau élevé et exceptionnel des relations algéro-turques ». «Passant en revue la situation dans la bande de Ghaza et analysant les derniers développements », les deux Présidents « sont convenus, lors de la communication, de poursuivre leurs efforts bilatéraux jusqu’à l’obtention par l’Etat de Palestine occupé de la qualité de membre à part entière au sein de l’Organisation des nations unies », a précisé un communiqué de la Présidence. « »Une démarche pour laquelle le président turc a remercié son frère le président de la République, saluant les positions et les principes constants de l’Algérie en faveur de la cause palestinienne, ainsi que les efforts consentis au niveau du Conseil de sécurité», a conclu le communiqué. Enfin, le président de la République a reçu les vœux de son homologue égyptien, M. Abdel Fattah Al-Sissi, qui lui a souhaité ainsi qu’au peuple algérien davantage de bien-être et de prospérité. A cette occasion, « le président de la République a adressé ses meilleurs vœux au Président Al-Sissi, souhaitant au peuple égyptien frère davantage de progrès et de prospérité».

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