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Câbles-espion sous-marin : La nouvelle guerre L’Algérie est reliée pour le gros de sa bande passante, via Marseille et l’Espagne. C’est à travers ces deux câbles que les données du pays peuvent être piratées. Une nouvelle guerre des Abysses à laquelle il faut se préparer.

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Il ne s’agit nullement de délire. Pour protéger ses intérêts dans les abysses maritimes, la France s’est dotée d’un commandement spécial et compte investir plus de 100 millions d’euros jusqu’en 2030. Elle n’est pas la seule à se préparer à cette guerre des Abysses. L’Algérie aussi devrait y songer car, dans cette guerre, il s’agit de faire face aux risques d’espionnage les plus modernes à travers les câbles sous-marins qui relient les états du monde entier. Et à ce propos, il y a lieu de rappeler que l’Algérie est reliée à des câbles sous-marins via Marseille ou l’Espagne. L’Algérie dispose d’une bande passante internationale répartie entre le câble de fibre optique d’Annaba à Marseille (SEA-ME-WE 4), celui qui relie Alger à Palma Di Mallorca (Espagne) et une liaison Annaba-Bizerte en Tunisie. Il y a également le câble sous-marin Medex, celui de la dorsale transsaharienne (DTS) qui relie Alger au frontières avec le Niger et deux câbles sous-marin en fibre optique ORVAL reliant Oran à Valence et ALVAL reliant Alger à la même ville en Espagne. Le système de câble Orval/Alval est en exploitation effective depuis 2021. Et à bien voir donc l’Algérie est reliée à internet, pour le gros de sa bande passante, via Marseille et l’Espagne. C’est à travers ces deux câbles que les données du pays peuvent être piratées si, elles ne le sont pas déjà. Cela est tout à fait possible, il suffit pour s’en convaincre de rappeler l’affaire d’espionnage de la Nasa de 2013. A l’époque, le quotidien allemand Spiegel, se basant sur des documents fournis par Edward Snowden, affirmait que le câble SEA-ME-WE 4 servait aussi les desseins de la NSA.

Les écoutes, risque de sabotage  

C’est la raison pour laquelle, les Etats surveillent de près les fonds marins et surtout les navires qui rôdent autour de leurs câbles sous-marins. Et ce n’est pas chose facile. Actuellement, le monde est parcouru par près de 450 câbles sous-marins, qui transportent 99% des télécommunications mondiales. Il s’agit là de milliards d’informations échangées, dont certaines, cruciales qui suscitent les convoitises des grandes puissances. Dans ces milliards d’informations, il peut y avoir des secrets d’Etats mais aussi des données dont la divulgation mettrait en péril la sécurité de toute une nation. C’est la raison pour laquelle, tout pays tenant à son indépendance et sa souveraineté doit protéger ses données. Un expert du domaine a affirmé d’ailleurs que «de nouvelles technologies permettent, via ces câbles immergés, d’écouter l’activité dans la colonne d’eau. En clair, de connaitre l’état du trafic maritime et, particulièrement, la présence des sous-marins de la force de dissuasion.» Et d’ajouter «un accès et une capacité d’écoute assez pour préoccuper les acteurs de la force de dissuasion. Il y a aussi le risque de sabotage. Attenter à certaines branches de cet immense réseau de communication reviendrait à déstabiliser des systèmes et Etats pendant un temps donné.»  «En cas de rupture d’un ou de plusieurs câbles, la densité du réseau suffirait à réorienter l’acheminement  du flux par d’autres câbles du réseaux» a expliqué Jean-Louis Le Roux, qui encadre plus de 200 équipes à travers le monde pour Orange. Mais cette opération posera la question préoccupante du reroutage de ces données via des régions ou pays moins favorables.  Autrement dit, la captation potentielle des données transitant par des pays inamicaux.  Un risque à ne pas écarter surtout que maintenant les masques sont tombés et les ennemis de l’Algérie ne se cachent plus pour lancer leurs attaques. Que ce soit les hommes de main du Makhzen ou encore leurs alliés qu’il s’agisse d’un pays arabe comme les Emirats, européen ou encore des agents de l’entité sioniste. Une  solution doit être réfléchie pour protéger nos données comme cela a été le cas en 2021 lorsque le chef de l’Etat avait sommé son gouvernement de résilier immédiatement les contrats contractés avec des firmes «de pays hostiles à l’Algérie».

Amine Ghouta

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Elle se rapproche du Makhzen : La France renoue avec sa maitresse encombrante Chassé de ses bases arrières traditionnelles en Afrique subsaharienne notamment,  Paris cherche à redorer son blason misant en bloc, au risque d’essuyer de nouveaux échecs,  sur le Maroc non sans compromis, plutôt compromission.

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Que cherche la France avec cet intérêt subit pour des investissements à grande échelle, au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara Occidental en violation totale du droit international ?  Englué en interne dans des conflits sociaux à ne pas en finir, la France s’enlise davantage à l’international en misant encore une fois sur un cheval perdant : Le Maroc avec lequel pourtant il n y’a pas si longtemps un froid diplomatique s’était installé en raison entre autres du réchauffement des relations entre Alger et Paris et du souhait du président Macron de concrétiser un «partenariat d’exception».  Le revirement de la position française trouve son explication dans des desseins inavoués.

Si le quai d’Orsay considère l’investissement projeté au Sahara Occidental annoncé par le ministre du commerce extérieur, Franck Riester comme «un témoignage de la bonne volonté française à l’égard du Maroc », cette bonne volonté n’est pas dénuée d’arrières pensées. D’un côté, Paris qui n’a jamais caché son soutien au plan d’autonomie marocain, comme rappelé par le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné en février dernier,  veut en effet par cet «engagement » une contrepartie marocaine. Le Royaume pourrait aux yeux  de Paris assumer la charge de la gestion «secrète» du culte musulman en France,  un fardeau dont elle se passerait volontiers tant ses complications pèsent lourdement sur plusieurs plans.  De l’autre, voyant ses investissements sur le continent noir rétrécir comme peau de chagrin,  Paris pour qui la légalité n’a jamais été son premier souci voit en cette «ouverture » marocaine une nouvelle opportunité de reconquête de l’Afrique où elle a quasiment tout perdu tant sur le plan économique que diplomatique.

«La France n’est absolument pas chassée d’Afrique», a tenté de justifier en novembre dernier, le ministre délégué au Commerce extérieur Olivier Becht, assurant que «la France est aux côtés des Africains pour investir dans tous les domaines ». Il finit par lâcher que «c’est bon pour le continent africain, pour les pays africains, et c’est surtout bon pour l’économie française» et de soutenir que «l’influence de la France aujourd’hui, comme d’ailleurs celle de puissances, passe par l’économie». Il faut dire qu’au plus haut sommet, à l’approche de la présidentielle en France et dans un environnement mondial et régional plus qu’incertain, les enjeux sont tels que chaque clan tente de tirer son épingle du jeu. Le président Macron qui veut une fin de mandat «sereine» semble confronté  à ces «boîtes noires» de toujours qui régissent en réalité toute la politique étrangère de la France. La visite prochaine de Darmanin au Maroc conforte l’idée d’une France qui vacille.  Qui ne retient toujours pas les leçons du passé. Là où elle a voulu «imposer» son diktat, sa vision, ses politiques, «ses » présidents, elle est chassée manu militari. Elle s’est enfoncée davantage dans ses travers,  ses mauvais calculs colonialistes de faux protecteur.  Elle semble aujourd’hui reproduire les mêmes erreurs qui produiront à coup sûr,  les mêmes effets…dévastateurs.

A.I.

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Présidents du Sénat et de l’APN : Les messages de Goudjil et Boughali « La joie de l'avènement de l'Aïd est incomplète alors que nos frères à Ghaza et en Palestine opprimée continuent de subir les crimes et les affres d'une agression brutale, encouragée par la partialité et l'hypocrisie de l'Occident et la déroute sans précédent de l'ordre international. Puisse Allah Tout-Puissant délivrer la Palestine.

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Meilleurs vœux », a écrit M. Salah Goudjil, président du Conseil de la nation sur son compte officiel sur les réseaux sociaux à l’occasion de l’Aïd El-Fitr. Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Brahim Boughali, a également adressé un message de vœux à l’occasion de l’Aïd El-Fitr indiquant «Je tiens à féliciter le peuple algérien à l’occasion de l’Aid El-Fitr ainsi que l’ensemble de la nation musulmane qui célèbre cette fête, cette année, dans la douleur, de nombreux pays musulmans étant en proie à des souffrances accrues. Puisse l’Algérie poursuivre son processus de développement et que l’avenir de la nation islamique soit plus sûr et plus rayonnant. Qu’Allah agrée nos œuvres et les vôtres».

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Tunisie, Turquie, Egypte : Le Président échange avec ses homologues Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, plusieurs appels téléphoniques de ses homologues qui lui ont présenté leurs vœux à l’occasion de l’avènement de l’Aïd El-Fitr.

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Il a ainsi échangé avec son homologue tunisien, M. Kaïs Saïed, président de la République tunisienne, pays frère, qui lui a souhaité, ainsi qu’au peuple algérien, prospérité et bien-être. A son tour, le président de la République a remercié son frère, le président tunisien, lui présentant ses vœux et lui souhaitant, ainsi qu’au peuple tunisien frère, davantage de progrès et de stabilité. M. Recep Tayyip Erdogan, président de la République de Turquie, a également échangé avec le chef de l’Etat les vœux de l’Aïd. Les deux présidents ont en outre « évoqué la qualité et le niveau élevé et exceptionnel des relations algéro-turques ». «Passant en revue la situation dans la bande de Ghaza et analysant les derniers développements », les deux Présidents « sont convenus, lors de la communication, de poursuivre leurs efforts bilatéraux jusqu’à l’obtention par l’Etat de Palestine occupé de la qualité de membre à part entière au sein de l’Organisation des nations unies », a précisé un communiqué de la Présidence. « »Une démarche pour laquelle le président turc a remercié son frère le président de la République, saluant les positions et les principes constants de l’Algérie en faveur de la cause palestinienne, ainsi que les efforts consentis au niveau du Conseil de sécurité», a conclu le communiqué. Enfin, le président de la République a reçu les vœux de son homologue égyptien, M. Abdel Fattah Al-Sissi, qui lui a souhaité ainsi qu’au peuple algérien davantage de bien-être et de prospérité. A cette occasion, « le président de la République a adressé ses meilleurs vœux au Président Al-Sissi, souhaitant au peuple égyptien frère davantage de progrès et de prospérité».

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