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économie

Recensement  général de l’agriculture : Une étape «indispensable»  Le recensement général de l’agriculture, prévu entre les 19 mai et 17 juillet, est un programme «nécessaire et indispensable» à la politique de réforme du secteur

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Le directeur des statistiques, de la numérisation et de la prospective auprès du Ministère de l’Agriculture, M. Mohamed Tifouri, directement impliqué dans l’opération, qui s’est exprimé hier à la Radio nationale, souhaité une coopération pleine et entière des agriculteurs. «C’est une opération essentielle et nécessaire (…) elle est au bénéfice des agriculteurs», a-t-il affirmé, soutenant que l’actualisation de la «vision de la situation» est un préalable à la réforme du secteur.  Les données «devront nous permettre de définir les orientations des différents programmes de développement» et de lancer les pôles agricoles intégrés dans les régions les plus appropriées (…) notamment en ce qui concerne l’accès à l’eau», a-t-il expliqué. Le même responsable ajoute plus loin que le secteur souffre d’un certain manque d’information fiable, comme d’ailleurs l’a déploré samedi dernier le président de la République. Les dernières années ont été marquées par «d’importants bouleversements » dans l’organisation de l’agriculture, admet-il. «Des exploitations ont été créées, d’autres ont arrêté leur activité, sans que l’information ne remonte aux autorités », précise l’invité de la Radio. Il s’agit de connaître «les capacités des différentes filières, ou les lacunes qu’elles enregistrent (…) c’est comme cela que nous construirons nos futures politiques», a-t-il insisté. Quant au type d’informations que cherche à obtenir le secteur, il s’agit notamment, selon M. Tifouri, de «préciser la taille des exploitations, le type de foncier, la nature familiale ou professionnelle ou encore les outils et équipements utilisés, les bâtiments, hangars, le nombre des employés, saisonniers ou non, leurs âges et leurs niveaux de qualification…». Tout cela, explique le responsabl,  «devrait nous permettre de construire des politiques de développement à court, moyen et long terme». Toutefois, la principale difficulté mise en avant hier par M. Tifouri, réside dans la capacité à contrôler l’exactitude des réponses et informations enregistrées. Dans cette logique, il a annoncé qu’une «instruction» a été donnée aux responsables de chaque wilaya « afin que les agents chargés du recensement sur le terrain soient issus des régions, ou au moins, aient une connaissance des spécificités locales». Ainsi, sans mettre en doute la volonté de coopération des agriculteurs, le responsable craint la survenue «d’incompréhensions, par exemple, un même produit, un même légume, peut avoir des appellations différentes d’une zone à l’autre, c’est l’un des points à prendre en compte». Des formations des agents de recensements et des contrôleurs sont également prévues avant le 19 mai, «l’opération doit être unifiée sur l’ensemble du pays. C’est-à-dire qu’elle doit recueillir le même type de données. Chaque agent doit utiliser les mêmes termes et concepts dans leurs rapports (…) un programme de formation a été mis en place dans ce but. Il portera notamment sur la manière de poser les questions».

 

Et sur le plan technique, le responsable fait également savoir que les agents, «répartis sur plus de 500 zones agricoles à travers le pays» devront recueillir mais aussi «enregistrer les données sur une plateforme numérique dédiée à cet effet». Le délai fixé, entre les 19 mais et 17 juillet, serait suffisant, d’autant que d’importants moyens sont alloués. Chaque zone disposera dans ce but d’un «centre informatique» pour la saisie rapide et quotidienne des informations. Les responsables au niveau local devront par ailleurs faire une première vérification des informations avant leur numérisation, «en cas d’information incomplète ou visiblement erronée, les agents de recensements devront à nouveau se rendre sur les exploitations».

Nadir K.              

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Retard dans la livraison des véhicules neufs : Les concessionnaires mis en demeure Le ministère de l'Industrie et de la Production pharmaceutique a appelé, lundi, dernier, tous les concessionnaires automobiles agréés à respecter les dispositions légales relatives aux délais de livraison des véhicules neufs commandés par les citoyens, et à ne pas recourir à la publicité mensongère sur la disponibilité.

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   « Il est porté à la connaissance de tous les concessionnaires agréés pour l’exercice de l’activité d’importation de véhicules neufs, que le ministère de l’Industrie et de la Production pharmaceutique a été destinataire de nombreuses plaintes de la part de citoyens, ayant pour objet, la non livraison dans les délais légaux, de leurs véhicules commandés, conformément aux dispositions des articles 18 et 19 du cahier des charges annexé au décret exécutif n° 22-383 du 17 novembre 2022, fixant les conditions et les modalités d’exercice de l’activité des concessionnaires de véhicules neufs», est-il précisé dans un communiqué. Selon le ministère, il a été également constaté que «certains concessionnaires agréés ont induit l’opinion public en erreur en faisant de la publicité mensongère, affirmant la disponibilité des véhicules neufs et leur livraison dans les délais légaux». A cet effet, le ministère a exhorté «tous les concessionnaires agréés à respecter pleinement le cahier des charges et à se conformer à toutes ses dispositions, notamment celles relatives aux délais de livraison, et le non recours à la publicité mensongère sur la disponibilité des véhicules. En cas de non-respect de cet engagement, le ministère de l’Industrie prendra les mesures prévues par la législation et la réglementation en vigueur, pouvant aller jusqu’au retrait de l’agrément». Par ailleurs, le ministère a invité tous les citoyens à déposer leurs réclamations sur la plateforme numérique dédiée à cet effet, via le lien https://dispositifs.industrie.gov.dz/reclamations.

M.T.

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GNL : Sonatrach livrera 2 millions de tonnes à Total Energies Le groupe Sonatrach et la compagnie française Total Energies ont signé, le 8 dernier, à Alger, un protocole d'accord dans la perspective de conclure un contrat d’hydrocarbures sur la région nord-est de Timimoune, selon la loi n°19-13 régissant les activités hydrocarbures.

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Ce protocole d’accord prévoit l’élaboration d’un programme de travaux visant à apprécier et à développer les ressources gazières de la région Nord-est de Timimoune, en capitalisant sur les installations de traitement existantes pour la production du gisement de Timimoune afin de réduire les coûts et les émissions. Dans un communiqué à l’issue de la signature du protocole d’accord, TotalEnergies a dévoilé la quantité de gaz naturel liquéfié (GNL) qui lui sera livrée en 2025 par Sonatrach, dans le cadre des accords signés précédemment. «Plus tôt cette année, TotalEnergies et Sonatrach ont prolongé leur coopération dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL) en étendant leur relation contractuelle jusqu’en 2025», a souligné la compagnie française, qui a fait savoir que « Sonatrach livrera en 2025 deux millions de tonnes de GNL à TotalEnergies, au port de Fos-Cavaou, près de Marseille qui contribueront à la sécurité d’approvisionnement énergétique de la France et de l’Europe». TotalEnergies a également fait savoir qu’en 2023, elle a produit 51 kbep/j (quote-part) en Algérie grâce à ses participations dans les champs gaziers de TFT II et Timimoune et dans les champs à huile du bassin de Berkine (blocs 404a et 208). TotalEnergies dispose en outre de deux filiales activant dans les lubrifiants et le bitume.

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Solutions de paiement dématérialisé : La démocratisation du M-Paiement Disponibles au niveau de deux banques ainsi qu'à Algérie poste, les solutions du paiement mobile ne sont utilisables actuellement qu'entre les clients de la même banque.

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Les nouvelles solutions de paiement, au moyen des téléphones mobiles (M-Paiement) ou « carte sans contact », pourront se démocratiser au cours de l’année 2024, selon le Groupement d’intérêt économique de la monétique (GIE monétique). Mme Assia Benchabla Queiroz, administratrice de l’organe, chargé de la régulation du système monétique national, annonce que la question de « l’interopérabilité entre les différents acteurs » est en voie de règlement. La « généralisation » du paiement par carte sans contact est également une question de mois, grâce notamment au programme de modernisation des terminaux de paiements électronique (TPE), a-t-elle ajouté. La même responsable a fait savoir que les efforts visent la suppression des obstacles à la modernisation et la numérisation du système monétaire. Ainsi, concernant le paiement mobile (M-paiement), le travail du GIE monétique vise à la mise en place d’un mécanisme « d’interopérabilité entre les différents acteurs du paiement mobile ». L’avancement du projet est arrivé à un stade « acceptable ». Mieux, la Société d’automatisation des transactions interbancaires et monétiques (Satim), précise la même source à l’APS, a « déjà acquis la solution assurant l’interbancaire des paiements, et qui sera mise en service cette année ».

Sur le terrain, il s’agit de mettre d’accord l’ensemble des acteurs sur l’utilisation d’un même protocole pour sécuriser les transactions. Le GIE monétique, explique Mme Assia Benchabla Queiroz « a spécifié son schéma de fonctionnement et chaque banque est appelée à acquérir sa propre solution », mais pour l’interopérabilité, qui passe par une plateforme de connexion, les banques « doivent se connecter au switch qui est actuellement en phase d’implémentation ». Cette évolution permettra aux utilisateurs de passer de la phase de l’expérimentation à celle de la généralisation. Deux banques, ainsi que Algérie Poste, proposent déjà à leurs clients l’utilisation du M-Paiement pour certaines transactions. Toutefois, la formule reste pour le moment « interne », uniquement possible entre clients de la même banque. L’interopérabilité, ajoute la responsable, permettra les « transactions même si la banque de l’émetteur (le payeur) est différente de celle du bénéficiaire. Cela permettra de généraliser l’utilisation du m-paiement, utilisé notamment pour régler les achats via le code QR et effectuer les transferts de compte à compte ».

Quant aux possibilités de paiement par « carte sans contact », le GIE monétique met en tête de ses priorités pour l’année 2024 la modernisation des terminaux de paiement électronique (TPE). Mme Assia Benchabla Queiroz annonce en ce sens qu’il s’agit de « terminer la mise à niveau du parc de TPE composé de quelque 54 000 appareils, pour qu’ils acceptent les nouvelles cartes dotées de la fonctionnalité sans contact ». Les autorités cherchent en effet à démocratiser l’utilisation des cartes sans contact en parallèle des plus de « 16,8 millions de cartes interbancaire » classiques actuellement en circulation. Des cartes sans contact sont pour rappel déjà « opérationnelles », mais uniquement pour certaines transactions limitées à 1500 dinars. Les principaux avantages de cette évolution, note la responsable, restent la sécurité et la rapidité, avec une utilisation « sans avoir à insérer la carte dans le terminal ni à composer son code confidentiel, mais juste en rapprochant la carte du TPE ».

Par ailleurs Mme Assia Benchabla Queiroz a fait savoir que la gestion des cartes dites internationales devrait également enregistrer des avancées. « La Satim a déjà obtenu la certification auprès de l’opérateur Mastercard qui s’attèle à faire certifier la Satim auprès de la compagnie internationale de paiement Visa », a-t-elle indiqué. L’objectif de la démarche, qui « prendra de huit à dix mois », est de permettre le traitement des opérations monétiques sans avoir à recourir aux centres de traitement étrangers. « Une fois certifiée, toute l’activité des banques à l’international sera rapatriée à la Satim, et les traitements se feront localement » a-t-elle souligné.

 

Nadir K.

 

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