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économie

80 % des besoins nationaux en céréales satisfaits : L’Algérie progresse vers l’autosuffisance Dans un mouvement qui marque un tournant significatif pour l'agriculture algérienne, le pays fait des avancées notables vers l'autosuffisance en blé.

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Les récentes déclarations du directeur général des productions agricoles au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Messaoud Bendridi, ont confirmé les préparatifs en cours pour assurer le succès de la saison de récolte de l’année 2024, en particulier dans les wilayas du sud de l’Algérie. Selon M. Bendridi, le ministère vise à couvrir 80 % des besoins nationaux en céréales, estimés à 90 millions de quintaux, grâce à ce qui sera récolté dans les wilayas du sud. Il a souligné lors d’une intervention à la radio nationale que «les besoins nationaux en céréales s’élèvent à 90 millions de quintaux, soit l’équivalent de 9 millions de tonnes, et nous prévoyons de réaliser plus de 80 % de ces besoins au niveau des wilayas du sud». Pour garantir le succès de cette démarche, le ministère a mis en place une stratégie permettant de fournir tous les moyens logistiques, opérationnels et humains nécessaires aux wilayas du sud. En effet, une mobilisation importante de camions est prévue pour transporter les produits récoltés vers les points de collecte, qui sont équipés de vastes capacités de stockage. En outre, des moissonneuses-batteuses ont été déployées en quantités significatives dans chaque wilaya du grand sud, avec un accent particulier mis sur l’accompagnement technique, notamment dans la lutte contre les mauvaises herbes. M. Bendridi a également souligné la vision à long terme du ministère de l’Agriculture, qui vise à développer les superficies irriguées pour la culture des céréales dans le sud, avec un objectif ambitieux d’atteindre 1 million d’hectares à l’avenir. Cependant, l’attention n’est pas uniquement portée sur le sud. M. Bendridi a affirmé qu’il existe une volonté réelle des autorités compétentes de développer les superficies agricoles dans le nord. Il a également souligné l’existence d’un projet commun avec le ministère de l’Intérieur, visant à forer des puits, avec environ 70 milles licences accordées aux investisseurs au cours des trois dernières années.

 

Une mobilisation sans précédent

 

Pour rappel, le ministère de l’Agriculture, en collaboration avec l’Office algérien interprofessionnel des céréales OAIC, a lancé une campagne de récolte d’une envergure remarquable. Amrani Nourredine, responsable à l’OAIC, avait souligné l’engagement continu du gouvernement envers les agriculteurs. La campagne de récolte a débuté, selon lui, le 7 avril dernier, dans les régions les plus méridionales, avec la mobilisation de 500 camions et 120 moissonneuses-batteuses réaffectées du nord vers le sud pour soutenir les opérations de battage. Ces efforts sont accompagnés de la mise en place de 610 points de collecte afin de réduire les distances et faciliter le transport vers les lieux de stockage. Cette campagne marque également le début d’un programme ambitieux de construction de 350 entrepôts pour renforcer les capacités de stockage à l’avenir. Pour rappel, le gouvernement a fourni cette année, gratuitement, aux agriculteurs des semences et des engrais, en réponse à une saison de sécheresse. Plus de 135 000 agriculteurs ont bénéficié de 2,8 millions de quintaux de semences et 1,5 million de quintaux d’engrais phosphatés et azotés. L’expansion des superficies plantées dans le sud par rapport à l’année précédente, grâce à l’entrée de nouveaux investisseurs et à une intensification des efforts, est également un élément crucial de cette saison. Les wilayas d’Adrar, Timimoun, El Menia, El Bayadh, Biskra, Tébessa et El Oued ont été particulièrement ciblées dans le cadre des incitations offertes par l’État pour soutenir la production nationale.

 

IK.

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Pétrole : Le Sénégal produit son baril  Des revenus en milliards de dollars sont attendus, même si la production de pétrole et de gaz au Sénégal sera loin d’atteindre les niveaux des géants mondiaux et africains.

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   Le Sénégal est entré dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures avec l’annonce mardi par la compagnie australienne Woodside Energy du début de l’extraction de pétrole du champ de Sangomar au large des côtes africaines. « Woodside a procédé à la première extraction de pétrole du champ de Sangomar, menant à bien la livraison du premier projet pétrolier offshore du pays », a indiqué dans un communiqué la compagnie qui opère le champ avec la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). Le projet, dont le développement a été lancé en 2020, a nécessité environ 5 milliards de dollars d’investissements, selon la compagnie. Il vise une production de 100 000 barils par jour. Cette première extraction de Sangomar précède l’entrée en production d’un autre projet, celui de Grand tortue/Ahmeyim (GTA), à la frontière avec la Mauritanie, développé par le Britannique BP avec l’américain Kosmos Energy, la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH) et Petrosen. Il devrait produire environ 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an et la production pourrait y débuter au troisième trimestre. La production de pétrole et de gaz au Sénégal sera destinée à l’exportation et à la consommation domestique.

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Global Agribusiness Forum-GAF : Des opérateurs économiques algériens attendus au Brésil

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Dans un communiqué mis en ligne sur son site, la Chambre algérienne du Commerce et de l’Industrie porte à la connaissance des opérateurs économiques algériens que le Forum-GAF Global Agribusiness se tiendra du 27 au 28 Juin 2024 à São Paulo, Brésil. Aussi, la CACI invite les opérateurs économiques algériens à prendre part à cette manifestation considérée comme « le plus grand évènement dans le domaine d’agroalimentaire » soulignant qu’il est « également un Festival de référence en matière de culture, musique et gastronomie ». 

Pour toute information complémentaire, les entreprises désirant participer à cet événement « sont invitées à consulter le site : www.datagro.com/en/ », est-il mentionné.

Selon la même, durant ce Forum, il est prévu l’organisation de débats sur l’impact des changements climatiques sur l’agriculture, la sécurité alimentaire, les nouvelles technologies, l’accès aux marchés et autres.

Aussi, une exposition commerciale sera organisée qui connaitra la participation de plus de 60 exposants du domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui contribuent au développement du secteur d’agroalimentaire.

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Dédollarisation : Les BRICS passent à l’offensive Le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) envisage de créer une nouvelle plateforme de paiements pour réduire leur dépendance au dollar américain dans les transactions internationales.

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    Cette initiative, annoncée par le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, vise à permettre les paiements en devises nationales entre les pays membres, facilitant ainsi le commerce mutuel et renforçant leurs économies face aux sanctions potentielles des États-Unis et de leurs alliés.

La stratégie de dédollarisation gagne en popularité parmi les pays émergents qui cherchent à affaiblir l’influence de la monnaie américaine sur leur économie et à promouvoir l’utilisation de leurs propres devises. Lors du sommet des BRICS à Johannesburg l’année dernière, il a été convenu d’augmenter le commerce et les prêts en monnaies nationales entre les membres. La Russie, fortement touchée par les sanctions internationales, est l’un des principaux défenseurs de ce projet, espérant détourner ses partenaires commerciaux du dollar.

Malgré l’annonce, de nombreux détails restent à préciser, y compris les spécifications techniques de la plateforme et les délais de son déploiement. Lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le président russe Vladimir Poutine a souligné l’urgence pour les BRICS de réduire leur dépendance au dollar, qu’il a qualifié de « toxique ».

Christopher Granville, directeur de la recherche politique mondiale chez GlobalData TS Lombard, a indiqué qu’une avancée significative pourrait être attendue lors de la prochaine réunion des BRICS à Kazan, en Russie. Il a également suggéré que cette initiative pourrait éventuellement prendre la forme d’un système de monnaie numérique, permettant des transactions directes entre les banques centrales en monnaies locales.

Bien que l’idée de réduire la dominance du dollar soit attrayante pour les BRICS, le chemin vers une véritable dédollarisation reste complexe. La position de « roi dollar » est encore solidement ancrée dans le système financier mondial. Cependant, les efforts des BRICS pourraient commencer à ébranler cette suprématie, surtout si les turbulences politiques et économiques aux États-Unis continuent de miner la confiance dans leur monnaie. Cette initiative pourrait donc marquer un tournant vers un système financier mondial plus diversifié et moins dépendant du dollar américain.

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