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Le rôle de l’Algérie saluée  Le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l'Union africaine (UA), Bankole Adeoye, a insisté sur l'impérative nécessité de réformer cette institution.

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   Saluant le rôle de l’Algérie, il a souligné son engagement à porter la voix de l’Afrique sur la scène internationale. Bankole a dénoncé la politique de deux poids deux mesures, notamment sur la question palestinienne, et a appelé à une réforme pour une représentation plus juste. Il a exhorté à accélérer les négociations africaines, en se basant sur le Consensus d’Ezulwini, la Déclaration de Syrte et la feuille de route d’Oyala. Il a également évoqué l’Agenda 2063, plan stratégique auquel l’Algérie a contribué, visant à une Afrique forte, unifiée et résiliente. Ce plan englobe des priorités telles que la paix, la sécurité, l’intégration continentale, la gouvernance, et une meilleure représentation internationale. La réunion a réaffirmé la détermination de l’Union africaine et de ses membres à travailler pour une réforme du Conseil de sécurité, espérant une représentation plus équilibrée pour l’Afrique.

 

 

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Réunion du Gouvernement : Blanchiment dargent et financement du terrorisme au menu

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Le Gouvernement a examiné, lors de sa réunion présidée mercredi par le Premier ministre, M. Nadir Larbaoui, deux projets de décrets exécutifs liés à la prévention interne du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, indique un communiqué des Services du Premier ministre.

 

Le communiqué, a précisé que la réunion du Gouvernement a été « consacrée à l’examen de deux (02) projets de décrets exécutifs fixant les conditions et les modalités d’élaboration et de la mise en uvre par les assujettis des programmes de prévention interne du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, ainsi que les modalités d’inscription et de radiation de la liste nationale des personnes et entités terroristes et les effets qui en découlent ». Ces deux textes «s’inscrivent dans le cadre de l’adaptation du système juridique national aux outils et engagements internationaux pertinents», précise la même source. La réunion a été consacrée également à des exposés relatifs aux secteurs du logement, de l’agriculture et de la sécurité routière, indique le communiqué. « Par ailleurs et en exécution des engagements de Monsieur le Président de la République, le Gouvernement a entendu et examiné les communications sectorielles relatives à la création de nouveaux lotissements sociaux au niveau des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud », précise la même source ceci «afin de garantir l’accès à un logement décent, d’améliorer et de diversifier l’offre de logements». Le Gouvernement a également entendu «une communication relative à la mise en uvre de la stratégie nationale de la sécurité routière, avec la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention des accidents de la route, mis en place par les pouvoirs publics et d’introduire de nouveaux moyens et outils conformément aux exigences de la sécurité routière, à même de contribuer à la réduction des accidents de la route et de préserver la sûreté et la sécurité des citoyens », selon le communiqué. Enfin, «et dans le cadre de la mise en uvre des orientations de Monsieur le Président de la République visant à élever le secteur agricole au rang de priorité, le Gouvernement a entendu une communication sur les conclusions de la journée d’étude relative à l’investissement agricole au niveau des wilayas du Sud, notamment en ce qui concerne les cultures stratégiques qui contribueraient à atteindre la sécurité alimentaire», conclut la même source.

R. N.

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Finance islamique : L’Algérie pionnière 

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Le professeur Mohamed Boudjellal, économiste, membre du Conseil supérieur islamique et conseiller auprès de plusieurs institutions financières, affirme que l’Algérie a été le pionnier à lancer le système bancaire islamique dans le monde musulman.

Lors du « Echaab », organisé sous le thème « Banque et investissement islamiques », le professeur Boudjellal a expliqué que l’Algérie a laissé sa marque dans l’application du système bancaire islamique à travers trois étapes historiques importantes, la première en 1929 avec l’idée de la création de la première banque islamique, la seconde a été la recherche présentée par un expert algérien en 1982 en Grande-Bretagne pour percer dans le domaine de la banque islamique, et la troisième étape, la plus importante, a été la création de l’Organisation de comptabilité et d’audit des institutions financières islamiques en 1990 en Algérie, qui est l’épine dorsale de la publication des normes officielles pour les transactions de l’industrie financière islamique.

Cependant, bien que l’Algérie ait apposé les premières empreintes du système bancaire islamique dans le monde et qu’elle ait créé deux banques islamiques (Baik Al Baraka et Al Salam), ce n’est que lorsque le président Abdelmadjid Tebboune a pris ses fonctions que les transactions islamiques ont été perfectionnées en Algérie, car l’un de ses engagements était d’approuver les textes légalisant les transactions bancaires islamiques.

En effet, 4 mois seulement après son élection à la présidence, le cadre régissant la banque islamique en Algérie a été publié, à savoir le règlement 02- 2020 définissant les opérations bancaires islamiques et l’instruction 03-20 définissant les produits bancaires islamiques, précisant les procédures et les caractéristiques techniques pour leur mise en œuvre.

Le marché des produits bancaires islamiques a ainsi connu un renouveau, a ajouté le professeur Boudjellal, notamment après la nouvelle loi monétaire et bancaire qui a intégré officiellement et totalement la banque islamique dans le système financier monétaire algérien afin de renforcer le cadre juridique du secteur par la création de banques spécialisées dans les produits islamiques.

Dans ce contexte, il a appelé les banques privées, au nombre de 12 en Algérie, à suivre l’exemple des banques publiques et à ouvrir des guichets bancaires islamiques et pourquoi pas à s’orienter vers l’ouverture de banques islamiques (au nombre de deux actuellement en Algérie), d’autant plus que l’environnement bancaire algérien est sûr et prometteur.

Selon le professeur Boudjellal, les guichets bancaires islamiques ont atteint un stade de maturité et de saturation, et malgré leur succès dans la mobilisation de l’épargne, ils ne sont plus en mesure d’absorber les demandes croissantes.

 

Les Sukuk islamiques… 

 

L’invité du Forum soutient que le Sukuk islamique, développé par la banque islamique comme alternative aux obligations traditionnelles, est le meilleur système pour les transactions bancaires dans le monde, si bien qu’il a été adopté par de nombreux pays non islamiques, et que d’autres envisagent de s’orienter vers ce système.

L’économiste explique que les obligations reposent sur un système de comptage coûteux, auquel la banque islamique a renoncé en adoptant un système de financement à but lucratif, avec un calcul préalable de la marge bénéficiaire.

 

L’expertise algérienne sollicitée

 

L’Algérie a adopté le système bancaire islamique et œuvre à son développement, comme en témoigne la mise en place de plusieurs instances qui veillent à l’application et au contrôle des transactions financières islamiques, dont la plus importante est la création de la Commission nationale de la charia et de la fatwa pour l’industrie financière islamique, le 24 mars 2020.

Cet organe, qui a été créé sur proposition du Conseil supérieur islamique, étudie les demandes de services bancaires islamiques émises par les banques et délivre des certificats de conformité à la charia aux banques et aux institutions financières, afin d’encourager la demande des citoyens pour ce type de transactions financières.

Compte tenu de l’expérience réussie et prometteuse de l’Algérie dans ce domaine, le professeur Boudjellal a révélé que la Banque islamique de développement (BID) attend avec impatience que l’Algérie étende son expérience aux pays africains, d’autant plus que le rôle de premier plan de l’Algérie dans le continent l’encourage à s’atteler à cette tâche.

 

Les défis de la banque islamique

En réponse à une question sur les défis et l’avenir de la banque islamique en Algérie, le professeur Boudjellal affirme l’existence d’une volonté politique sincère de vulgariser les transactions islamiques et la création de banques islamiques, notamment sous l’ère du président de la République Abdelmadjid Tebboune.

Dans ce contexte, l’économiste ajoute que le Conseil Supérieur Islamique constitue une force de proposition particulière dans le traitement bancaire, et recherche un accompagnement plus professionnel, loin de l’accompagnement juridique qui est devenu un véritable gain, raison pour laquelle il a proposé la création d’un conseil de coordination professionnelle de la banque financière, projet qui est toujours à l’étude.

Le professeur Boudjellal a insisté sur la nécessité de mettre en place des organes de contrôle et de développement des transactions bancaires islamiques, soulignant qu’ils peuvent apporter une valeur ajoutée, afin que les citoyens puissent bénéficier des mêmes avantages de la banque classique, contribuant ainsi à instaurer une plus grande confiance entre le citoyen et l’Etat.

R.N.

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Financement de l’économie : Plus de 13 000 milliards de dinars de prêts bancaire

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Les avantages fiscaux, douaniers et la bonification des taux d’intérêt, sont, autant de facteurs favorisant l’augmentation des crédits à l’investissement.

 

 

L’Association des banques et établissements financiers (ABEF) a fait savoir hier, par la voix de son délégué, Rachid Belaid, que l’indicateur sur le financement du secteur financier aux entreprises économiques suit une courbe ascendante. Le responsable, qui s’est exprimé sur les ondes de la Radio Chaine 3, précise que la progression est «de plus de 8% entre 2022 et 2023 ». Les différentes formes de participation bancaire dans l’économie sont évaluées par l’ABEF à pas plus de « 13 000 milliards de dinars en 2023 », soit une augmentation de près de 1000 milliards par rapport à 2022.

Évolution du financement des banques « aux entreprises et porteurs de projets » qui illustre selon Rachid Belaid « la reprise de l’activité économique » après la stagnation ayant fait suite à la crise du Covid. Le délégué de l’ABEF ajoute que les institutions financières sont aujourd’hui rassurées par le climat des affaires, et notamment par les garanties de l’État pour les actions de soutien de l’économie. L’augmentation du montant accordé « est favorisé », explique Rachid Belaid, citant notamment les « avantages fiscaux et parafiscaux » en plus des avantages douaniers ainsi que la bonification des taux d’intérêt. Ces encouragements de l’Etat à l’investissement ont rendu « les projets présentés au niveau des banques beaucoup plus rentables » aux yeux des financiers.

Dans cette logique de participation à la croissance du pays, les banques doivent elles-aussi se moderniser selon Rachid Belaid qui rappelle que 1734 agences bancaires « dont une cinquantaine ouvertes en 2023 » proposent chaque jour leurs produits financiers aux porteurs de projets. Le responsable de l’ABEF ajoute en substance que les banques, privée ou publique, doivent se considérer comme des « partenaires de l’investissement ». Une nouvelle vision des choses qui incitera le secteur à redoubler d’effort. « Si une banque finance 70% du montant elle devient presque copropriétaire, elle n’a aucun intérêt à laisser traîner les dossiers », soutient-il. Les délais de réponses seraient déjà relativement court, selon Rachid Belaid, qui estime que « les banques traitent les dossiers d’investissements qui leurs sont soumis dans les 30 jours maximum ».

Par ailleurs, le délégué de l’ABEF rappelle que le secteur financier propose aujourd’hui de nouvelles participations à l’économie. Ainsi le responsable déclare, « en plus du crédit d’investissement, le secteur propose d’autres instruments de financement (…) aujourd’hui nous avons 8 établissements qui font du leasing ». C’est-à-dire, ajoute le responsable que ces huit « filiales de banques publiques ou sociétés de capital investissement » ont pour rôle « d’entrer dans le capitale des entreprises pour les aider à mener à bien leurs projets ».

Quant à la question plus large de l’apport des banques aux citoyens, le responsable de l’Association des banques a fait savoir que le chantier de la numérisation, et plus précisément du paiement électronique verra le jour « dans les meilleurs délais ». Le responsable assure en effet que le projet suit son cours, « le dossier est suivi par le ministre des Finances qui organise des réunions périodiques, des points de situation banque par banque sur ce qui est fait et ce qui reste à faire », assure-t-il. En outre, Rachid Belaid a annoncé au sujet de la question du E-Paiement, « nous avons reçu le switch mobile, les banques travaillent pour être au rendez-vous du paiement mobile. Les solutions de sécurité ont été testées au niveau de la SATIM (Société d’Automatisation des Transactions Interbancaires et de Monétique) et elles sont concluantes ». Toutefois, aucune date n’est avancée même si l’ABEF effectue des tests. « Nous sommes en pré-production. Ce sera une solution qui doit inclure les banque en Algérie poste (…) se sera lancé dans les plus brefs délais, une fois les commerçantes équipées ».

Nadir K.

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