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L’animation politique : Catalyseur de l’engagement citoyen L'animation politique, en tant que catalyseur de l'engagement citoyen, joue un rôle crucial dans le contexte des élections présidentielles à venir en Algérie. 

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L’absence d’animation politique et l’inactivité des hommes et femmes politiques sont des phénomènes préoccupants qui risquent de compromettre la mobilisation du front interne et de réduire la participation des citoyens à ces élections cruciales. Pour saisir pleinement les enjeux, il est essentiel de comprendre l’importance de l’animation politique et de l’engagement des acteurs politiques pour stimuler la participation électorale. Le front interne, représentant l’ensemble des forces vives de la nation, est un élément clé pour garantir une participation électorale massive. Cependant, pour mobiliser ce front interne, il est impératif de susciter son intérêt et son engagement envers le processus électoral. Une animation politique dynamique est donc indispensable pour créer cette volonté de participation. Sans un tel dynamisme, les élections risquent de se dérouler dans l’indifférence générale, comme cela a été le cas lors des scrutins précédents. L’animation politique ne se réduit pas à des discours et à des campagnes médiatiques, mais englobe une série d’actions visant à créer un débat public constructif, à informer les citoyens sur les enjeux électoraux et à les inciter à participer activement au processus démocratique. Les acteurs politiques sont au cur de ce mécanisme, en proposant non seulement des programmes attractifs et réalistes, mais aussi en s’engageant directement avec les électeurs à travers des meetings, des débats publics et une présence continue sur le terrain.

Actuellement, les partis politiques semblent manquer d’initiative et de visibilité sur la scène publique. Toutefois, pour que les prochaines élections présidentielles soient couronnées de succès et de transparence, il est crucial que les personnalités politiques collaborent étroitement avec les médias.

 

Réhabiliter les débats publics

 

Ces derniers jouent un rôle fondamental en informant, en éduquant, en stimulant des débats constructifs, en mobilisant les citoyens et en assurant la transparence, ce qui contribue à renforcer la démocratie en Algérie. Une collaboration efficace entre les politiques et les médias est donc essentielle pour dynamiser la vie politique et encourager une participation massive des électeurs. Sans une animation politique vigoureuse, le front interne risque de rester apathique face aux élections, compromettant ainsi le succès du processus électoral et accentuant les fractures au sein de la société algérienne. Pour éviter un tel scénario, il est impératif que les acteurs politiques prennent des mesures concrètes pour revitaliser l’animation politique. Cela pourrait inclure l’organisation de débats publics offrant une plateforme pour des échanges constructifs entre candidats, experts et citoyens, ainsi qu’une augmentation de la présence sur le terrain pour rencontrer les électeurs et présenter les programmes de manière claire et convaincante. Dans un monde de plus en plus connecté, l’utilisation des médias sociaux est également essentielle pour mobiliser les jeunes et les indécis. Enfin, il est crucial de promouvoir la transparence et la responsabilité ; les politiques doivent s’engager à respecter des normes élevées en la matière pour regagner la confiance des électeurs. En résumé, les élections présidentielles à venir offrent une opportunité de renforcer le front interne et de revitaliser le processus démocratique en Algérie. Cependant, sans une animation politique robuste et un engagement sincère des femmes et hommes politiques, cette opportunité risque d’être perdue. Il est donc impératif pour les politiques de redoubler d’efforts pour mobiliser les citoyens et garantir une participation massive et éclairée aux élections, assurant ainsi la crédibilité du prochain gouvernement et ouvrant la voie à une ère de renouveau et de prospérité pour l’Algérie.

Assia M.

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Pharmacie : La Faculté d’Alger et « Iqvia Algérie » connectées

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Une convention de partenariat a été signée, mardi à Alger, entre la Faculté de Pharmacie d’Alger et « Iqvia Algérie », filiale du leader mondial en consulting et données en santé, portant sur le renforcement de la qualité de la formation et l’orientation professionnelle des étudiants de cet établissement.

A l’issue de cette signature, qui sera effective dès septembre prochain, le professeur Djidjik a souligné que cette convention « aidera les étudiants dans leurs projets à venir, en particulier ceux en Master », mettant en avant « la stratégie de la Faculté consistant à s’ouvrir au monde socio-économique ».

« Cette convention a un double intérêt pour nous », a-t-il dit, précisant qu’ « elle permettra d’aider les étudiants, notamment en pharmaco-économie dans leurs thèses, et d’identifier parmi eux de futurs talents qui rejoindront les différents secteurs ».

De son côté, Rafik Zenati, a indiqué que ce partenariat devra permettre aux étudiants en pharmacie l’expertise d’Iqvia, de sorte à ce que « les futures compétences puissent apporter un plus au développement du domaine de la pharmacie ».

 

 

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Transport ferroviaire : Le train sifflera entre Annaba et Tunis

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La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) a publié, ce mardi, un communiqué concernant le lancement d’un deuxième voyage expérimental de train entre l’Algérie et la Tunisie.

« Dans le cadre de la mise en œuvre de la décision des autorités supérieures relative à la relance de l’activité de la ligne ferroviaire entre les deux pays frères, l’Algérie et la Tunisie, la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF) a lancé, hier lundi 15 juillet 2024, un voyage expérimental d’un train de voyageurs entre Souk Ahras et Ghardimaou en Tunisie », précise le communiqué.

La délégation de la SNTF, présidée par son Directeur général, Abdelkader Bouaouni, a été accueillie à la gare de Ghardimaou par les responsables de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), en présence du Délégué de Ghardimaou.

Le voyage de retour à Souk Ahras a été programmé le même jour, en présence d’une délégation de cadres de la SNCFT, présidée par son PDG Toufik Boufayed. La délégation tunisienne a été accueillie à la gare de Souk Ahras par le wali Abdelkrim Zinai.

Dans le cadre de cette visite, des réunions de travail techniques ont eu lieu entre les cadres des deux sociétés, mardi 16 juillet, qui ont abouti à la signature de la convention commerciale qui comprend toutes les clauses d’exploitation des trains dans ses aspects commercial et technique, fait savoir la SNTF. Et d’expliquer : « Ce deuxième voyage expérimental vise à évaluer l’état de préparation des infrastructures tout au long de la ligne, qui s’étend sur une distance de plus de 357 km d’Annaba à Tunis capitale, afin de garantir les conditions techniques et les normes de sécurité nécessaires à la circulation des trains et au confort des voyageurs. »

Ce voyage expérimental intervient après que la société ait lancé des travaux d’envergure pour réhabiliter et renforcer les lignes ferroviaires entre Annaba et la frontière algéro-tunisienne, ainsi que les gares et les espaces d’accueil des voyageurs, notamment en ce qui concerne les procédures de passage.

« Les travaux sont actuellement en cours d’achèvement à un rythme soutenu, sous le suivi et l’accompagnement des services du ministère des Transports, et en coordination avec les différentes administrations et organismes officiels concernés, afin de finaliser la phase expérimentale et d’arrêter toutes les procédures techniques et administratives qui permettront de lancer les voyages officiels dans les meilleurs délais possibles », indique la SNTF.

« Cette étape s’inscrit dans le cadre des efforts visant à relancer la dynamique du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises entre les deux pays frères, et ce dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté exprimée par les autorités supérieures des deux pays et de leur souci de renforcer et d’approfondir les liens sociaux et économiques entre l’Algérie et la Tunisie », conclut la même source.

Pour rappel, le premier voyage expérimental pour la relance du train entre l’Algérie et la Tunisie a été effectué au début de juin dernier.

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Gara Djebilet : Un gisement stratégique pour l’Algérie

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   Dans cette contribution, Nacereddine Kazi Tani, Docteur d’état es Sciences, ancien responsable de l’Exploration de l’Algérie du Nord et de l’Off-shore méditerranéen, ancien professeur des universités (Algérie et France), Directeur-fondateur du Centre national de recherches et d’Applications des Géosciences et Directeur du bureau d’études Géoressources (Pau France), revient pour nos lecteurs sur l’importance du gisement minier de Gara Djebilet.

Suite et fin

 

Les Terres rares en Algérie.

Ce sont des métaux hautement stratégiques sans lesquels notre quotidien serait bouleversé. Il y a quelques années on ne les utilisait que dans les pierres à briquet alors qu’aujourd’hui nos téléphones nos ordinateurs, les satellites, les voitures etc.. en sont bourrés. Il s’agit des métaux particuliers dits Lanthanides auxquels s’ajoute l’Yttrium des cases 57 à 71 et 39 du Tableau de Mendéléev. Leur importance a été soulignée par la Crise des Terres rares dont on se souvient entre la Chine détentrice de l’essentiel de cette ressource et les pays avancés (USA, Europe, Japon, Corée) détenteurs de haute technologie. Le plus grand gisement de Terres rares, originellement gisement de fer, est Bayan Obo (Chine). Ce pays détient 44 Millions de tonnes de Terres rares-oxyde devant le Brésil (22 Mt) et la Russie (18Mt) sur un total mondial de 120 Mt. Les minerais ont des teneurs de quelques % (5% à Bayan Obo), la teneur moyenne de l’écorce terrestre (dite Clarke crustal) n’étant que de 0,08%. Les Terres rares sont portées par quelques minéraux ou adsorbées par des argiles particulières. Les principaux minéraux porteurs sont la monazite, un phosphate de Terres rares, la bastnésite, un fluorocarbonate de Terres rares et l’allanite (orthite) un silicate de la classe des épidotes. La recherche des Terres rares en Algérie a débuté dans les années 70 par SONAREM et a aboutit à la mise en évidence de lambeaux de carbonatites à Ihouahène (Ihouhaouène) dans l’In Ouzzal, terrane archéen du NW du Hoggar. Ces lambeaux emballés dans des fénites également porteuses de Terres Rares n’ont pas trouvé acquéreur lors de l’appel d’offre n°03/ANPM/SP/07.

Ihouahène (=Ihouhaouène=In Rabir). Dans ce prospect les TR sont portées par les Apatites « polluées » par la Monazite exprimée en inclusions dans la carbonatite de type 2 et occupant environ 20% du volume. Elle est virtuelle dans la carbonatite de type 1 où elles est de 5 à 15% en volume. Elle est à 3% dans les fénites blanches et à peine 0,5% dans les fénites rouges. Au plan spatial ce sont les carbonatites de type 1 qui occupent l’essentiel du volume des carbonatites dont les veines sont de l’ordre de 500 m de long et 70 m d’épaisseur. Dans les meilleurs des cas, les taux d’oxydes de TR dans les carbonatites de type 1 et les fénites blanches sont respectivement de 0,7635% et 0,1575% et par mètre d’approfondissement dans le cadre d’une exploitation minière, la production des TR sera de 1908 t dans le premier cas et 394 t dans le second cas. La surface d’exploitation étant estimée à 25 hectares, on en conclut que ni sur le plan des teneurs ni des réserves ce prospect n’est intéressant. Sur le plan de la rentabilité économique et compte tenu de la valeur marchande des TR et de l’Yttrium contenu, la valeur du gisement est de 20 millions de $US (prix FAB 2015) par mètre d’approfondissement dont il faut déduire les frais d’exploitation, les coûts minéralurgiques et métallurgiques et d’acheminement vers les plateformes. On en déduit le prospect peu attractif. Les études géologiques sont dues à SONAREM (A. Stachowiek 2006) et USTHB (K. Ouzegane 1987 et K.Ouzegane et al. 1988, 2003, … et S. Boumaza-Benyahia).

Les granites tardifs du Hoggar. On a pensé que les granites Taourirt du Hoggar étaient fertiles en TR, mais on s’est aperçu qu’ils le sont très peu, 140 à 200 ppm. Le granite d’Aït Oaklan qui paraissait le plus intéressant a révélé 291,39 ppm dans sa partie centrale et 377,49 ppm en bordure . Seuls des filons syénitiques en périphérie du granite de Tioueine peuvent être vraiment enrichis en TR (0,12%) mais pas suffisamment pour être exploitables. Deux filons d’Allanites sont signalés dans l’In Ouzzal, mais modeste (145 m/45 cm) et crédités d’1% de TR. Donc rien d’alléchant.

Le Haut Atlas algérien. Nous avons trouvé d’importantes accumulations d’épidotites, très belles roches ornementales aux reflets mordorés composées exclusivement d’épidotes mais on ne sait pas quelle proportion revient aux Allanites porteuses de TR. Des études minéralogiques restent à faire.

Les Terres rares au Sahara central. Il n’est pas question de révéler ici, pour des raisons facilement compréhensibles, la position de ce gisement. Sa réalité est basée sur un raisonnement comme le fît Le Verrier pour découvrir la planète Neptune en 1848 sur la base des anomalies des trajectoires des autres planètes déjà découvertes. Nous avons repris d’anciennes analyses chimiques mais également sur la base de considérations géologiques et géophysiques pour réaliser des calculs qui aboutirent à un gisement géant, le plus grand actuellement imaginé et très riche : 5,55% sur monazite et 1,96% sur Bastnaésite sur un total de 96 Mt de Terres rares – oxydes.

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