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Un avant-projet de loi en cours d’élaboration : La collecte de dons au peigne fin  De grosses sommes d’argent sont collectées pour diverses causes, notamment pour la construction des mosquées, les soins à l’étranger, et autres. Ce qui aiguise l’appétit de certaines personnes malveillantes qui en aperçoivent une opportunité de s’enrichir au détriment de généreux bienfaiteurs.

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   Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Brahim Merad, a révélé qu’un avant-projet de loi est en cours de préparation dans l’objectif de fixer les nouvelles règles relatives à la collecte de dons, selon des critères et des conditions strictes qui permettront le suivi et le contrôle de ce processus.

Répondant à une question écrite d’un député de l’Assemblée populaire nationale sur la révision de l’ordonnance n° 77-03 du 19 février 1977 relative à la collecte de dons, le ministre de l’Intérieur a indiqué que les dispositions de cette ordonnance portaient sur les modalités pratiques de la collecte des dons par les associations et institutions au profit desquelles les dons sont généralement organisés. Selon l’ordonnance en question, la quête de dons est soumise à autorisation préalable délivrée par le wali de la wilaya ou la quête est organisée et par le ministre de l’Intérieur lorsque les quêtes doivent être effectuées sur le territoire de deux ou plusieurs wilayas.

Toutefois, un arrêté conjoint du ministre de l’Intérieur et du ministre chargé des affaires religieuses a été élaboré pour fixer les modalités d’octroi de l’autorisation de collecte des dons au niveau des mosquées ou sous l’égide des comités religieux, a ajouté Brahim Merad.

L’article 3 de ladite ordonnance stipule que la demande d’autorisation doit être signée par deux personnes au moins, jouissant de leurs droits civiques, civils et de famille qui y indiquent leurs noms, prénoms, qualités et domiciles. En outre, mention est faite de l’œuvre, association ou institution au profit de laquelle la quête est organisée. L’autorisation délivrée n’est valable que pour une seule journée, est-il précisé, d’autant que les collectes et quêtes à domicile sont interdites. La gestion des dons et fonds collectés peuvent être soumis à vérification par le ministre de l’Intérieur ou le wali, qui a délivré l’autorisation. D’autant que toute infraction est punie par la loi. Néanmoins, la réalité est toute autre. Le dernier exemple n’est que l’affaire de l’Imam de Sétif, accusé par un citoyen résidant dans la wilaya de Tiaret de lui avoir détourné une grosse somme d’argent collectée en son nom par les fidèles de la Mosquée. Une affaire ayant fait couler beaucoup d’encre. En somme, en décidant de la révision de la loi, le gouvernement veut contrôler toutes les opérations de collecte de dons. Un droit de regard. D’autant que la loi nous impose au ministère de l’Intérieur de connaître la nature des dons, les personnes en charge de leur collecte et l’affectation de ces dons. Une décision grandement motivée par l’opacité dans laquelle se font ces opérations au sein de la société et l’usage frauduleux de ces fonds, en ce sens que des sommes importantes collectées par des personnes non habilitées ont été détournées. En effet de grosses sommes d’argent sont collectées pour diverses causes, notamment pour la construction des mosquées, les soins à l’étranger, et autres. Ce qui aiguise l’appétit de certaines personnes malveillantes qui en aperçoivent une opportunité de s’enrichir au détriment de généreux bienfaiteurs. En décidant de s’attaquer, quoique tardivement, à ce genre de négoce assez lucratif pour ses adeptes, le gouvernement aurait bien des raisons autrement beaucoup plus importantes que de simples détournements. D’autant que la collecte de dons et d’argent dans les lieux publiques, devenue légion, se fait en toute impunité mais en bafouant les lois de la République. Des comportements méritant des enquêtes de la part des services de sécurité tant les fonds collectés échappent carrément au contrôle de l’Etat. Ce qui laisse libre cours à moult scénarii quant à la destination finale de cet argent. Aussi, force est de constater que les pouvoirs publics semblent déterminés à l’informel dans toutes ses formes, notamment le trafic de capitaux, comme c’était le financement d’activités terroristes. Abordant les sources de financement du mouvement terroriste, le terroriste détenu a indiqué qu’elles sont « multiples », citant « la collecte des fonds, des dons, les virements électroniques et les recettes de YouTube », avait révélé le terroriste Mohamed Azouz Benhalima, dans ses aveux, diffusés juin 2022 par la télévision algérienne sous le titre « Chemin de la félonie..détails de la conspiration ».

 

Badis B. 

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Pharmacie : La Faculté d’Alger et « Iqvia Algérie » connectées

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Une convention de partenariat a été signée, mardi à Alger, entre la Faculté de Pharmacie d’Alger et « Iqvia Algérie », filiale du leader mondial en consulting et données en santé, portant sur le renforcement de la qualité de la formation et l’orientation professionnelle des étudiants de cet établissement.

A l’issue de cette signature, qui sera effective dès septembre prochain, le professeur Djidjik a souligné que cette convention « aidera les étudiants dans leurs projets à venir, en particulier ceux en Master », mettant en avant « la stratégie de la Faculté consistant à s’ouvrir au monde socio-économique ».

« Cette convention a un double intérêt pour nous », a-t-il dit, précisant qu’ « elle permettra d’aider les étudiants, notamment en pharmaco-économie dans leurs thèses, et d’identifier parmi eux de futurs talents qui rejoindront les différents secteurs ».

De son côté, Rafik Zenati, a indiqué que ce partenariat devra permettre aux étudiants en pharmacie l’expertise d’Iqvia, de sorte à ce que « les futures compétences puissent apporter un plus au développement du domaine de la pharmacie ».

 

 

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Transport ferroviaire : Le train sifflera entre Annaba et Tunis

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La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) a publié, ce mardi, un communiqué concernant le lancement d’un deuxième voyage expérimental de train entre l’Algérie et la Tunisie.

« Dans le cadre de la mise en œuvre de la décision des autorités supérieures relative à la relance de l’activité de la ligne ferroviaire entre les deux pays frères, l’Algérie et la Tunisie, la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF) a lancé, hier lundi 15 juillet 2024, un voyage expérimental d’un train de voyageurs entre Souk Ahras et Ghardimaou en Tunisie », précise le communiqué.

La délégation de la SNTF, présidée par son Directeur général, Abdelkader Bouaouni, a été accueillie à la gare de Ghardimaou par les responsables de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), en présence du Délégué de Ghardimaou.

Le voyage de retour à Souk Ahras a été programmé le même jour, en présence d’une délégation de cadres de la SNCFT, présidée par son PDG Toufik Boufayed. La délégation tunisienne a été accueillie à la gare de Souk Ahras par le wali Abdelkrim Zinai.

Dans le cadre de cette visite, des réunions de travail techniques ont eu lieu entre les cadres des deux sociétés, mardi 16 juillet, qui ont abouti à la signature de la convention commerciale qui comprend toutes les clauses d’exploitation des trains dans ses aspects commercial et technique, fait savoir la SNTF. Et d’expliquer : « Ce deuxième voyage expérimental vise à évaluer l’état de préparation des infrastructures tout au long de la ligne, qui s’étend sur une distance de plus de 357 km d’Annaba à Tunis capitale, afin de garantir les conditions techniques et les normes de sécurité nécessaires à la circulation des trains et au confort des voyageurs. »

Ce voyage expérimental intervient après que la société ait lancé des travaux d’envergure pour réhabiliter et renforcer les lignes ferroviaires entre Annaba et la frontière algéro-tunisienne, ainsi que les gares et les espaces d’accueil des voyageurs, notamment en ce qui concerne les procédures de passage.

« Les travaux sont actuellement en cours d’achèvement à un rythme soutenu, sous le suivi et l’accompagnement des services du ministère des Transports, et en coordination avec les différentes administrations et organismes officiels concernés, afin de finaliser la phase expérimentale et d’arrêter toutes les procédures techniques et administratives qui permettront de lancer les voyages officiels dans les meilleurs délais possibles », indique la SNTF.

« Cette étape s’inscrit dans le cadre des efforts visant à relancer la dynamique du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises entre les deux pays frères, et ce dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté exprimée par les autorités supérieures des deux pays et de leur souci de renforcer et d’approfondir les liens sociaux et économiques entre l’Algérie et la Tunisie », conclut la même source.

Pour rappel, le premier voyage expérimental pour la relance du train entre l’Algérie et la Tunisie a été effectué au début de juin dernier.

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Gara Djebilet : Un gisement stratégique pour l’Algérie

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   Dans cette contribution, Nacereddine Kazi Tani, Docteur d’état es Sciences, ancien responsable de l’Exploration de l’Algérie du Nord et de l’Off-shore méditerranéen, ancien professeur des universités (Algérie et France), Directeur-fondateur du Centre national de recherches et d’Applications des Géosciences et Directeur du bureau d’études Géoressources (Pau France), revient pour nos lecteurs sur l’importance du gisement minier de Gara Djebilet.

Suite et fin

 

Les Terres rares en Algérie.

Ce sont des métaux hautement stratégiques sans lesquels notre quotidien serait bouleversé. Il y a quelques années on ne les utilisait que dans les pierres à briquet alors qu’aujourd’hui nos téléphones nos ordinateurs, les satellites, les voitures etc.. en sont bourrés. Il s’agit des métaux particuliers dits Lanthanides auxquels s’ajoute l’Yttrium des cases 57 à 71 et 39 du Tableau de Mendéléev. Leur importance a été soulignée par la Crise des Terres rares dont on se souvient entre la Chine détentrice de l’essentiel de cette ressource et les pays avancés (USA, Europe, Japon, Corée) détenteurs de haute technologie. Le plus grand gisement de Terres rares, originellement gisement de fer, est Bayan Obo (Chine). Ce pays détient 44 Millions de tonnes de Terres rares-oxyde devant le Brésil (22 Mt) et la Russie (18Mt) sur un total mondial de 120 Mt. Les minerais ont des teneurs de quelques % (5% à Bayan Obo), la teneur moyenne de l’écorce terrestre (dite Clarke crustal) n’étant que de 0,08%. Les Terres rares sont portées par quelques minéraux ou adsorbées par des argiles particulières. Les principaux minéraux porteurs sont la monazite, un phosphate de Terres rares, la bastnésite, un fluorocarbonate de Terres rares et l’allanite (orthite) un silicate de la classe des épidotes. La recherche des Terres rares en Algérie a débuté dans les années 70 par SONAREM et a aboutit à la mise en évidence de lambeaux de carbonatites à Ihouahène (Ihouhaouène) dans l’In Ouzzal, terrane archéen du NW du Hoggar. Ces lambeaux emballés dans des fénites également porteuses de Terres Rares n’ont pas trouvé acquéreur lors de l’appel d’offre n°03/ANPM/SP/07.

Ihouahène (=Ihouhaouène=In Rabir). Dans ce prospect les TR sont portées par les Apatites « polluées » par la Monazite exprimée en inclusions dans la carbonatite de type 2 et occupant environ 20% du volume. Elle est virtuelle dans la carbonatite de type 1 où elles est de 5 à 15% en volume. Elle est à 3% dans les fénites blanches et à peine 0,5% dans les fénites rouges. Au plan spatial ce sont les carbonatites de type 1 qui occupent l’essentiel du volume des carbonatites dont les veines sont de l’ordre de 500 m de long et 70 m d’épaisseur. Dans les meilleurs des cas, les taux d’oxydes de TR dans les carbonatites de type 1 et les fénites blanches sont respectivement de 0,7635% et 0,1575% et par mètre d’approfondissement dans le cadre d’une exploitation minière, la production des TR sera de 1908 t dans le premier cas et 394 t dans le second cas. La surface d’exploitation étant estimée à 25 hectares, on en conclut que ni sur le plan des teneurs ni des réserves ce prospect n’est intéressant. Sur le plan de la rentabilité économique et compte tenu de la valeur marchande des TR et de l’Yttrium contenu, la valeur du gisement est de 20 millions de $US (prix FAB 2015) par mètre d’approfondissement dont il faut déduire les frais d’exploitation, les coûts minéralurgiques et métallurgiques et d’acheminement vers les plateformes. On en déduit le prospect peu attractif. Les études géologiques sont dues à SONAREM (A. Stachowiek 2006) et USTHB (K. Ouzegane 1987 et K.Ouzegane et al. 1988, 2003, … et S. Boumaza-Benyahia).

Les granites tardifs du Hoggar. On a pensé que les granites Taourirt du Hoggar étaient fertiles en TR, mais on s’est aperçu qu’ils le sont très peu, 140 à 200 ppm. Le granite d’Aït Oaklan qui paraissait le plus intéressant a révélé 291,39 ppm dans sa partie centrale et 377,49 ppm en bordure . Seuls des filons syénitiques en périphérie du granite de Tioueine peuvent être vraiment enrichis en TR (0,12%) mais pas suffisamment pour être exploitables. Deux filons d’Allanites sont signalés dans l’In Ouzzal, mais modeste (145 m/45 cm) et crédités d’1% de TR. Donc rien d’alléchant.

Le Haut Atlas algérien. Nous avons trouvé d’importantes accumulations d’épidotites, très belles roches ornementales aux reflets mordorés composées exclusivement d’épidotes mais on ne sait pas quelle proportion revient aux Allanites porteuses de TR. Des études minéralogiques restent à faire.

Les Terres rares au Sahara central. Il n’est pas question de révéler ici, pour des raisons facilement compréhensibles, la position de ce gisement. Sa réalité est basée sur un raisonnement comme le fît Le Verrier pour découvrir la planète Neptune en 1848 sur la base des anomalies des trajectoires des autres planètes déjà découvertes. Nous avons repris d’anciennes analyses chimiques mais également sur la base de considérations géologiques et géophysiques pour réaliser des calculs qui aboutirent à un gisement géant, le plus grand actuellement imaginé et très riche : 5,55% sur monazite et 1,96% sur Bastnaésite sur un total de 96 Mt de Terres rares – oxydes.

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