Se connecter avec nous

Actualité

Laaziz Faid : « L’économie parallèle représente 40% du PIB »

Publié

sur

Le ministre des Finances, Laaziz Faid, a insisté, hier à Alger, sur l’adaptation du contrôle financier conventionnel exercé par la Cour des comptes, l’Inspection Générale des Finances (IGF) et les contrôleurs de gestion, au contexte actuel de la gestion budgétaire.

Lors de l’ouverture d’une journée d’information organisée par l’IGF sur « l’évaluation des politiques publiques à la lumière de la loi organique relative aux lois de finances », en présence du président de la Cour des comptes, Abdelkader Benmaarouf, le ministre a affirmé que « le contrôle financier conventionnel exercé actuellement par la Cour des comptes, l’IGF et le contrôleur de gestion (anciennement le contrôleur financier) doit évoluer et s’adapter au contexte actuel de la gestion budgétaire ».

Il a souligné, dans ce sens, que le contrôle de conformité aux lois ne devrait pas rester la norme, mais devrait plutôt, être intégré, progressivement, dans le cadre d’une approche plus large du contrôle stratégique, qu’on appelle « l’évaluation », ajoutant que l’évaluation de la gestion des finances publiques reposait sur la réalisation d’objectifs préalablement définis qui, en effet, ont été fixés sur la base de critères précis et mesurables.

Rappelant que l’évaluation constituait un outil de gouvernance efficace permettant d’améliorer la performance du secteur public à travers la rationalisation des dépenses publiques, qui « devraient être l’un des objectifs principaux des responsables des programmes », le même responsable a souligné que l’évaluation permet, en outre, d’examiner la politique publique dans ses différentes dimensions, notamment économiques et sociales, ainsi que l’efficacité de ses outils d’application.

Dans ce contexte, le ministre a souligné que l’évaluation efficace exigeait un dialogue interactif associant les partenaires et les acteurs, affirmant qu’il s’agissait « d’une condition fondamentale pour l’application des recommandations de l’évaluation et ses résultats ».

Cette journée de formation a été organisée dans le but de présenter l’expérience de l’IGF en matière d’évaluation des politiques publiques, de généraliser le mode d’évaluation et de tirer des enseignements de ses différentes expériences pour contribuer à l’ancrage de la culture d’évaluation, ajoute le ministre.

Dans son allocution, le ministre a estimé que l’évaluation des politiques publiques était le « noyau » de la réforme de la finance publique, consacrée dans la loi organique relative aux lois de finances, à travers l’introduction des concepts de performance, de transparence et la responsabilité des gestionnaires.

Il a estimé que l’application des règles de gestion du secteur privé au secteur public est un projet « à long terme », car constituant « un changement radical dans la gestion de la finance publique », affirmant que la flexibilité et l’indépendance administrative accordées au gestionnaire dans la gestion et la dépense des ressources affectées aux différentes missions, programmes et activités, implique « une importante reddition de comptes » pour le gestionnaire.

Dans une autre intervention lors de cette rencontre, le ministre des Finances a affirmé que les défis futurs concernaient l’intégration de l’économie parallèle qui représente « 40% du PIB », ainsi que l’orientation vers une subvention ciblée afin de garantir une répartition équitable de la richesse.

Le ministre s’est dit convaincu que l’Algérie « sera capable de figurer, dans trois ans, parmi les pays émergeants ».

De son côté, l’Inspecteur général des finances, Ali Terrak, a évoqué l’expérience de l’Inspection en matière d’évaluation de la mise en œuvre des politiques publiques et les résultats qui en découlent, outre les perspectives de s’adapter aux réformes à travers la révision des textes de l’IGF.

Dans ce sillage, il a abordé le travail mené par l’Inspection dans le but de s’adapter au contexte actuel de la gestion budgétaire, mettant en avant l’importance de la formation de la ressource humaine, en passant en revue les obstacles auxquels l’Inspection est confrontée.

Continuer La Lecture
Cliquez pour commenter

Laisser une Réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Actualité

Les tribus de l’Ahaggar, pour un second mandat

Publié

sur

Des notables et chefs de tribus de la région de l’Ahaggar ont exprimé, lundi après-midi à Tamanrasset, leur soutien à la candidature du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour un 2e mandat présidentiel. Dans le communiqué final de leur réunion périodique avec l’Amenokal Ahmed Idabir, à la maison de jeunes Houari Boumediene dans la ville de Tamanrasset, les notables et chefs de tribus de la région de l’Ahaggar ont souligné que «leur soutien au président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, ne date pas d’aujourd’hui, mais remonte à son plébiscite lors de la Présidentielle de 2019». . L’Amenokal Ahmed Idabir a appelé à une participation massive à la prochaine élection présidentielle, affirmant l’attachement de la région à ses engagements historiques. Il a souligné que cette réunion périodique, coïncidant avec le mois du recouvrement de la souveraineté nationale, envoie un message fort d’unité nationale et de concertation sur les questions locales, nationales et régionales. Idabir a appelé à promouvoir le nationalisme, à favoriser le dialogue et à renforcer la coordination avec les institutions de l’État. Il a également mis en avant les progrès régionaux, comme l’élévation de la région frontalière d’In Guezzam au statut de wilaya et la transformation de Tin Zouatine en daïra, à partir d’un simple campement. Les participants ont soulevé des préoccupations telles que l’approvisionnement en carburant et en gaz butane, le besoin de puits pour l’élevage et l’irrigation dans les régions désertiques, ainsi que l’amélioration des services téléphoniques pour désenclaver la région. Idabir s’est engagé à transmettre ces préoccupations aux autorités et à intensifier les réunions régulières avec les notables et chefs de tribus de l’Ahaggar.

A.M.

Continuer La Lecture

Actualité

Publié

sur

Des formations universitaires ont annoncé la création de la «Coalition universitaire pour l’Algérie». Dans un communiqué, cette coalition, regroupant les principaux représentants du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique parmi les professeurs, les travailleurs et les étudiants, ont exprimé leur soutien aux réalisations importantes et sans précédent dans ce domaine au cours des quatre dernières années depuis l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la présidence. Ils estiment que ces réalisations ont été possibles grâce à l’attention, à la vision clairvoyante, au suivi constant et à la vision globale du secteur par le président de la République. Concernant ses membres La coalition comprend les représentants des enseignants, des travailleurs et des étudiants de l’université algérienne, tous convaincus par le programme du président Abdelmadjid Tebboune. La coalition a également affirmé son soutien à un second mandat pour le président Tebboune, considérant cela comme bénéfique pour le pays et pour la communauté universitaire. Elle regroupe le Conseil national des enseignants de l’enseignement supérieur (CNES), le Conseil national des employés du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique affilié à (SNAPAP), lAlliance pour le Renouveau Estudiantin Algérien (AREN), Conglomérat des étudiants algériens libres (CELA), l’Union générale des étudiants algériens (UGEA) et la Solidarité nationale étudiante (SNE). La coalition s’engage à coordonner ses efforts avec toutes les forces politiques, sociales et organisations nationales partageant la même vision. Elle prévoit de mener des campagnes de sensibilisation à grande échelle à travers ses cadres et bureaux nationaux présents dans toutes les institutions universitaires du pays, parmi les professeurs, les travailleurs et les étudiants algériens, représentant un large électorat de plus de deux millions de votants pour soutenir le programme du candidat Abdelmadjid Tebboune.

A.M.

Continuer La Lecture

Actualité

Début du dépôt des candidatures : La course est lancée

Publié

sur

L’Algérie s’engage, aujourdhui, dans une phase clé de son processus électoral avec louverture du dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle.
Le Palais des Nations à Alger, siège de L’autorité nationale indépendante des élections (ANIE), deviendra le centre des ambitions politiques alors que plusieurs figures majeures se préparent à formaliser leurs dossiers de candidature. Selon un communiqué officiel de l’ANIE, la date limite pour le dépôt des dossiers est fixée à minuit, marquant ainsi le début d’une période intensive de vérification et d’approbation des candidatures. Parmi les postulants attendus, plusieurs noms se démarquent, reflétant la diversité politique et sociale de l’Algérie contemporaine. Dès le début de lopération de dépôt, des personnalités telles qu’Abdelali Cherif Hassani du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Youcef Aouchiche du Front des forces socialistes (FFS), Abdelmadjid Tebboune, président en exercice, et Saida Neghza sont prévues pour déposer leurs dossiers. Belkacem Sahli, secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine, a également sollicité un rendez-vous, illustrant l’ampleur de la compétition pour succéder au président sortant. L’ANIE a enregistré un nombre significatif de retraits de formulaires de candidature, totalisant 37 demandes à ce jour. Parmi ces candidats, on compte des figures connues de la scène politique ainsi que des nouveaux venus, dont certains font leur première incursion dans ce domaine. Conformément à la loi électorale, chaque candidat doit recueillir un nombre minimum de signatures d’électeurs pour officialiser sa candidature. Trois des candidats en lice ont déjà franchi ce seuil, démontrant ainsi leur capacité à mobiliser un soutien significatif. Malgré les efforts déployés, certaines candidatures font face à des défis majeurs. Saida Neghza, de la Confédération Générale des Entreprises Algériennes (CGEA), a signalé des obstacles lors de la collecte de ses formulaires, laissant planer un doute sur la validité de sa candidature. De même, Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le changement et le progrès, lutte pour atteindre le seuil requis de signatures. Selon l’article 252 de la loi organique relative au système électoral, l’ANIE doit statuer sur la validité des candidatures dans un délai maximal de sept jours à compter du dépôt des dossiers. Cette procédure garantit une décision motivée légalement, établissant ainsi un cadre strict mais nécessaire pour assurer l’intégrité du processus électoral. Une fois les candidatures approuvées par l’ANIE, la Cour constitutionnelle prend le relais pour examiner la conformité légale des candidatures. Ce processus inclut la vérification minutieuse des dossiers soumis, suivie d’une période d’appel pour les candidats dont la candidature serait initialement rejetée. La campagne électorale officielle débutera 23 jours avant le jour du scrutin et se terminera trois jours avant, offrant aux candidats une plateforme équitable pour présenter leurs programmes aux électeurs algériens. Cette période, qui commence au début du mois d’août, coïncide avec les vacances annuelles en Algérie, permettant aux candidats de traverser les wilayas pour rencontrer les électeurs et partager leur vision pour l’avenir du pays. En conclusion, l’Algérie se trouve à un moment décisif de son histoire politique avec l’approche des élections présidentielles. Le processus de dépôt des candidatures marque le début d’une période intense d’évaluation et de mobilisation politique, où chaque candidat aspire à capter l’attention et le soutien d’une population désireuse de voir émerger un leadership fort et responsable. À mesure que les jours avancent, l’attention se tournera vers l’ANIE et la Cour constitutionnelle pour des décisions qui façonneront le paysage politique algérien pour les années à venir. Avec des enjeux élevés et des défis persistants, les semaines à venir promettent d’être décisives pour la démocratie et la gouvernance en Algérie.
Assia M.

Continuer La Lecture
Annonce

Trending