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ÉNERGIE

Faillite morale

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Le directeur de la coopération militaire russe, dimitri Chougaev, a effectué une visite à alger avant l’arrivée du chef du Pentagone.
en effet, le directeur du service fédéral russe de la coopération technico-militaire était en visite mardi dernier à alger où il s’est entretenu avec le chef d’état-major de l’armée algérienne, comme a indiqué, dans un communiqué, le ministère la défense nationale(mdn). Cette visite intervient deux jour savant celle du chef du Pentagone, le secrétaire américain à la défense, mark esper, qui effectue une tournée dans les pays du maghreb.le directeur du service fédéral pour la
coopération militaire et technique de la fédération de Russie, a été reçu par le chef de l’état-major de l’armée nationale populaire
(anP), le général de corps d’armée saïd Chengriha.
«Cette rencontre intervient en marge de la réunion préparatoire de la 19e session du Comité intergouvernemental algéro-russe,qui se tiendra en fédération de Russie avant la fin de l’année en cours», précise encore le mdn dans son communiqué.
Par ailleurs, le communiqué souligne que «lors de cette rencontre, les deux parties onttenu des discussions qui ont porté sur l’état de la coopération militaire entre les deux pays, et ont échangé des analyses et des points de vue sur les questions d’intérêt commun».la visite du chef des services secrets russe en algérie n’est pas à inscrire dans le registre des échanges diplomatiques ordinaires entre les deux pays. l’algérie est certes un client privilégié en matière d’armement mais sa
position stratégique dans l’échiquier nordafricain et la stabilité qu’elle continue deconnaitre dans un environnement « crisogène» fait que l’allié russe souhaite approfondir plus la concertation avec alger. Ceci d’autant plus que la position anti-impérialiste et anti interventionniste de son armée parait de nature à contrarier quelque peu les visées expansionnistes de l’ex-uRss, notamment à travers son implication indirecte dans le conflit libyen aux côtés du sulfureux maréchal
Khalifa Haftar.de leurs côtés, les etats-unis d’amérique voient d’un mauvais œil ces visées russes dans la région. mais pas que. les chinois, eux aussi, sont très présents dans la région nordafricaine et sahélo-saharienne. et ce n’est pas pour enchanter l’oncle sam. les etats-unisont donc décidé d’envoyer en éclaireur leur
chef du Pentagone, mark esper, pour une tournée nord-africaine à compter d’hier. après la tunisie, l’officiel américain sera chez nous aujourd’hui et au maroc demain vendredi.
Cette visite, la première depuis 15 ans d’un secrétaire d’état américain à la défense après celle effectuée en 2006 par donald Rumsfeld,a pour but de réaffirmer l’engagement des états-unis dans la région et renforcer la coopération les pays maghrébins, a indiqué un haut responsable militaire américain à l’afP, repris par le média russe sputnik.il s’agit, notamment, « d’évoquer les menaces que représentent pour les pays les organisations extrémistes comme daech (ai)ou al-Qaïda» ainsi que «l’instabilité régionale exacerbée par les activités pernicieuses de la Chine et la Russie sur le continent» africain »,a-t-il souligné.
mark esper sera reçu par le Président abdelmadjid tebboune. les discussions porteront sur les moyens d’«approfondir la coopération avec l’algérie sur des questions
clés de sécurité régionale, comme la menaceque représentent les groupes extrémistes», a expliqué la même source. Cette visite du secrétaire d’etat à la défense est à inscrire dans le sillage du coup d’étatau mali et des récentes évolutions de la crise en libye. sur les deux tableaux, l’algérie est un pays qui compte et sans son grain de sel il ne saurait y avoir de solution politique viable aux crises

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Début du dépôt des candidatures : La course est lancée

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L’Algérie s’engage, aujourdhui, dans une phase clé de son processus électoral avec louverture du dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle.
Le Palais des Nations à Alger, siège de L’autorité nationale indépendante des élections (ANIE), deviendra le centre des ambitions politiques alors que plusieurs figures majeures se préparent à formaliser leurs dossiers de candidature. Selon un communiqué officiel de l’ANIE, la date limite pour le dépôt des dossiers est fixée à minuit, marquant ainsi le début d’une période intensive de vérification et d’approbation des candidatures. Parmi les postulants attendus, plusieurs noms se démarquent, reflétant la diversité politique et sociale de l’Algérie contemporaine. Dès le début de lopération de dépôt, des personnalités telles qu’Abdelali Cherif Hassani du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Youcef Aouchiche du Front des forces socialistes (FFS), Abdelmadjid Tebboune, président en exercice, et Saida Neghza sont prévues pour déposer leurs dossiers. Belkacem Sahli, secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine, a également sollicité un rendez-vous, illustrant l’ampleur de la compétition pour succéder au président sortant. L’ANIE a enregistré un nombre significatif de retraits de formulaires de candidature, totalisant 37 demandes à ce jour. Parmi ces candidats, on compte des figures connues de la scène politique ainsi que des nouveaux venus, dont certains font leur première incursion dans ce domaine. Conformément à la loi électorale, chaque candidat doit recueillir un nombre minimum de signatures d’électeurs pour officialiser sa candidature. Trois des candidats en lice ont déjà franchi ce seuil, démontrant ainsi leur capacité à mobiliser un soutien significatif. Malgré les efforts déployés, certaines candidatures font face à des défis majeurs. Saida Neghza, de la Confédération Générale des Entreprises Algériennes (CGEA), a signalé des obstacles lors de la collecte de ses formulaires, laissant planer un doute sur la validité de sa candidature. De même, Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le changement et le progrès, lutte pour atteindre le seuil requis de signatures. Selon l’article 252 de la loi organique relative au système électoral, l’ANIE doit statuer sur la validité des candidatures dans un délai maximal de sept jours à compter du dépôt des dossiers. Cette procédure garantit une décision motivée légalement, établissant ainsi un cadre strict mais nécessaire pour assurer l’intégrité du processus électoral. Une fois les candidatures approuvées par l’ANIE, la Cour constitutionnelle prend le relais pour examiner la conformité légale des candidatures. Ce processus inclut la vérification minutieuse des dossiers soumis, suivie d’une période d’appel pour les candidats dont la candidature serait initialement rejetée. La campagne électorale officielle débutera 23 jours avant le jour du scrutin et se terminera trois jours avant, offrant aux candidats une plateforme équitable pour présenter leurs programmes aux électeurs algériens. Cette période, qui commence au début du mois d’août, coïncide avec les vacances annuelles en Algérie, permettant aux candidats de traverser les wilayas pour rencontrer les électeurs et partager leur vision pour l’avenir du pays. En conclusion, l’Algérie se trouve à un moment décisif de son histoire politique avec l’approche des élections présidentielles. Le processus de dépôt des candidatures marque le début d’une période intense d’évaluation et de mobilisation politique, où chaque candidat aspire à capter l’attention et le soutien d’une population désireuse de voir émerger un leadership fort et responsable. À mesure que les jours avancent, l’attention se tournera vers l’ANIE et la Cour constitutionnelle pour des décisions qui façonneront le paysage politique algérien pour les années à venir. Avec des enjeux élevés et des défis persistants, les semaines à venir promettent d’être décisives pour la démocratie et la gouvernance en Algérie.
Assia M.

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Achoura à Ghardaïa : Perpétuer les traditions ancestrales

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La fête de Achoura (10 moharrem) constitue une aubaine pour les habitants du M’Zab (Ghardaïa) pour revivifier les traditions ancestrales enracinées dans le patrimoine sociétal de la région.

 

Pour de nombreuses familles des Ksour du M’Zab, cette fête récurrente revêt une signification spirituelle et culturelle indéniable qui fait perpétuer des traditions à la fois historiques et d’une grande portée sociale telle le nettoiement des sites mortuaires (cimetières) de la région. Cette action sociale qui s’effectue le jour de Achoura, consiste à nettoyer, enlever les détritus et autres objets envahissants et polluants, tel les sachets en plastiques ainsi que le désherbage des espaces funéraires. C’est aussi une occasion pour se recueillir sur les tombes des défunts proches et procéder au remplacement des palmes pennées que l’on place sur la tombe pour identifier le défunt. «La visite au cimetière est souvent accompagnée d’une distribution de dattes et de pain pour les passants, c’est une tradition qui perdure et c’est bien que la communauté garde cet aspect des traditions», a affirmé Hadj Ahmed, un habitant de la région. «A chaque occasion, je me contente d’inviter mes enfants et petits-enfants pour leur inculquer cette tradition et consolider par la même les liens familiaux et redonner vie aux traditions ancestrales», a-t-il précisé. De son côté, Hadj Bakir a indiqué que Achoura est «une occasion idoine pour se tourner vers les voisins, s’enquérir de leur situation et partager avec eux les bons moments. C’est un jour de partage, d’offrande et de charité». «Le tissu urbanistique des ksour de la pentapole est conçu d’une manière à réunir, côte à côte, les familles aisées et les familles nécessiteuses, ce qui permet la consécration de la culture de solidarité sociale musulmane»,  a-t-il souligné. De nombreuses familles profitent de cette journée pour s’acquitter d’une contribution matérielle, la Zakat, un des cinq piliers de l’Islam, qui consiste à assister les plus démunis.

 

« Ibaoun» et «Ouchou» Tini très prisés

Achoura est un pur moment de plaisir où deux plats culinaires très prisés par les habitants des ksour du M’Zab dénommés en tamazight «Ibaoun» et «Ouchou Tini» respectivement fèves et couscous à la sauce de dattes, sont concoctés à l’occasion de la célébration de Achoura. Traditionnellement, «Ibaoun», ce plat du terroir incontournable pour la célébration d’Achoura se prépare la veille où la ménagère trempe dans de l’eau douce de la palmeraie de fèves sèches et les fait bouillir à petit feu toute la nuit. Décortiquées et assaisonnées avec du sel et de l’huile d’olive, ce plat se déguste dans la matinée. Il est également distribué aux voisins et passants par les enfants en chantant une chanson célèbre dénommée «Aba Nouh». Selon la tradition dans le M’Zab, ce plat se consomme la matinée de la veille de Achoura. Il s’échange entre famille pour, dit-t-on, consolider et cimenter les liens familiaux et la solidarité entre les habitants. Ce plat appelé Ibaoun (fève) est devenu un rituel qui fait la singularité des traditions ancestrales dans le M’Zab à l’occasion de Achoura. Le deuxième plat qui n’est autre qu’un couscous aux légumes et à la viande de mouton séchée et salée, souvent conservée après la fête de l’Aïd El Adha et préparée dans une sauce épicée et sucrée à base de datte que seul les ménagères du M’Zab ont le secret. Pour donner à ce couscous un goût plus authentique, on l’assaisonne de beurre salé fondu aux raisins secs. Il se consomme après la rupture du jeune de Achoura. L’autre moment inoubliable de ce rituel est la réunion des membres de la famille élargie et éventuellement de certains voisins du quartier, autour de la table du dîner pour déguster ce couscous et distribuer un mélange de confiseries, friandises et autres fruits secs tels amendes, cacahouètes et noisettes aux enfants. Perçue comme une fête de l’enfance, la tradition veut que la veille de Achoura, les femmes mettent à leurs enfants du «khôl» (poudre d’antimoine que l’on met sur le contour des yeux afin de les mettre en valeur), il donne au regard une profondeur et une luminosité mystérieuse. La plus part des habitants de la région observent le jeûne la veille «Tassouaa» (9 Moharrem) et le jour de achoura conformément à la sunna.

 

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Banque africaine de l’énergie : Le Nigeria dame le pion à l’Algérie

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L’enjeu stratégique pour le pays hôte, au-delà de renforcer son influence sur le marché énergétique régional et international, pourrait être surtout un accès privilégié aux investissements énergétiques.

 

L’Algérie n’accueillera pas le siège de la Banque africaine de l’énergie (AEB Sa candidature pour abriter le siège de la Banque africaine de l’énergie n’a pas été retenue. Parmi les critères fixés par l’Organisation des producteurs de pétrole africain (APPO) pour être éligible, le pays doit disposer de locaux adéquats et avoir déjà souscrit au capital de la banque. Deux conditions que l’Algérie remplit. Néanmoins, après une âpre bataille, c’est finalement le Nigéria qui a été choisi. Il a damé le pion à ses trois concurrents : l’Algérie, le Bénin et le Ghana. La Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud ont été recalées n’ayant pas rempli tous les critères. C’est le Nigeria qui a été choisi finalement pour accueillir le siège de cette Banque de l’énergie, une nouvelle institution panafricaine dédiée au financement de projets pétroliers et gaziers en Afrique. La nouvelle a été donnée, jeudi, par le ministre nigérian des Ressources pétrolières, Heineken Lokpobiri cité par l’agence Ecofin.

La décision finale sur le lieu de domiciliation du siège de la banque a été prise par l’APPO, lors de la 45e session extraordinaire de son Conseil des ministres. L’enjeu stratégique pour le pays hôte, au-delà de renforcer son influence sur le marché énergétique régional et international, pourrait être surtout un accès privilégié aux investissements énergétiques.

«Je suis ravi d’annoncer que le Nigeria a été choisi pour accueillir le siège de la Banque africaine de l’énergie. Cet honneur prestigieux témoigne du leadership et de l’engagement de notre pays dans le secteur de l’énergie (…). La Banque africaine de l’énergie sera la pierre angulaire du financement de projets énergétiques à travers l’Afrique, promouvant l’innovation, la durabilité et la croissance économique», a indiqué le ministre nigérian des Ressources pétrolières, Heineken Lokpobiri, jeudi 4 juillet sur sa page Facebook officielle.

L’AEB, une initiative lancée par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et l’APPO, vise à catalyser les investissements dans les énergies renouvelables et fossiles, tout en promouvant l’innovation et la durabilité. L’AEB se positionne clairement comme une banque de développement dont le leitmotiv est de financer ou d’assister les projets de développement économique. En outre, elle se présente comme une réponse à la réduction des financements internationaux pour les projets d’énergies fossiles, notamment en réaction aux décisions prises lors du Sommet mondial sur le climat à Glasgow en 2021, où plusieurs pays développés ont cessé le financement de tels projets à l’étranger sans techniques de capture de carbone. Pour ce faire, l’AEB qui débutera avec un capital de 5 milliards de dollars, est destinée à une montée rapide en puissance afin de soutenir des projets énergétiques souvent très coûteux. Elle incarne l’ambition de l’Afrique de prendre en main son avenir énergétique, dans un contexte où les promesses financières des pays développés, destinées à compenser les dommages environnementaux qu’ils ont causés, restent souvent non tenues. Le choix du Nigeria, préféré à des concurrents tels que l’Algérie, n’est pas sans rappeler l’échec, juillet 2022, de l’Algérie dans a quête d’abriter le siège de l’agence africaine du médicament (AAM), organe de l’Union africaine (U.A). Le Conseil exécutif de l’UA avait opté, à l’issue des travaux de la 41e session ordinaire de l’UA tenus à Lusaka, Zambie, pour le Rwanda, petit pays de l’Afrique de l’Ouest, aux dépens de l’Algérie. Avec ses nombreux atouts dans le domaine, l’Algérie était, pourtant, bien placée pour abriter le futur siège de l’AAM, au même titre que l’AEB mais elle a été victime d’« un lobbying hostile de la part des grands laboratoires pharmaceutiques » avait expliqué une source proche du dossier. C’est dire l’importance du lobbying et du jeu des coulisses.

Badis B.

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