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économie

Gel des importations de viande rouge : Défi louable à la veille du Ramadan

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Deux cents millions de dollars d’économie selon les estimations des experts qui ont certainement convaincu les décideurs de suspendre l’importation de viande rouge depuis ces derniers mois de l’année 2020. La filière d’élevage peut faire face aux besoins appuyés pour l’instant par l’importation de bovins sur pieds. Emancipation progressive pour l’autosuffisance à moyenne échéance. A la veille du ramadan, le défi force le respect.

«Cette décision rentre dans le cadre de la rationalisation des importations ainsi que l’encouragement des produits locaux et répond par la même occasion aux attentes des éleveurs et des engraisseurs qui se sentaient concurrencés par les produits importés.» a expliqué Monsieur Bouchelaghem Khaled, directeur général du commerce extérieur au Ministère du Commerce. Ce dernier affirme que le produit importé concurrence le produit local disponible. Ce haut responsable aurait pu aussi signaler la différence de qualité bien supérieure du produit algérien par rapport à celle importée qu’elle soit fraiche ou congelée. «Notre département en coordination avec les ministères des Finances et de l’Agriculture a décidé de geler les importations des viandes rouges fraîches et congelées qui ne cessent d’augmenter d’une année à l’autre malgré la disponibilité du produit local.»

Contrôle des marges

Il faut savoir que l’Algérie «produit annuellement plus de 5,3 millions de quintaux de viandes rouges» selon la sous-directrice chargée du développement des filières animales du ministère de l’Agriculture et du développement rural, Mme Leila Toumi qui a été interrogée par l’APS. Une production à laquelle on pourra ajouter l’importation des bovins sur pieds  qui n’a pas été gelée et dont une partie passe par la filière des éleveurs avant d’arriver à l’abattoir. «Les associations interprofessionnelles doivent s’entendre, y compris sur les marges bénéficiaires à travers des contrats prédéfinis afin de réguler les prix des viandes qui restent excessifs malgré une production conséquente qui dépasse 5 millions de quintaux par an.» fait remarquer une ingénieure chargée d’étude au ministère de l’Agriculture.

Gain en amont

Le gel de l’importation de viande rouge procède donc de la protection de l’économie et de la rationalisation des dépenses alors que les réserves de change ont fondu et que l’Algérie Nouvelle s’efforce de juguler les importations pour favoriser la production nationale.  Toujours selon l’APS, en 2019,  la facture s’est élevée à 210 millions  de dollars (135 millions pour les viandes fraîches et 75 millions pour les viandes congelées), contre 186 millions de dollars en 2018 (104,6 millions de viandes fraîches et 81,4 millions pour les viandes congelés). Une ardoise trop élevée au détriment de l’économie nationale, surtout que peu d’emplois directs et indirects sont associés à l’importation du produit fini contrairement à l’acquisition de bovins ou ovins sur pieds.

Filière moderne

En effet, dans la production nationale, l’ovin représente 60 % de la viande rouge contre 30 % pour le bovin et 10 % pour le caprin et le camelin, d’après Mme Toumi. Une production forte d’abattoirs répartis dans les régions à forte densité de cheptels tels les régions steppiques des Hauts plateaux à savoir le complexe de Boukteb (El Bayadh), de Hassi Bahbah (Djelfa) et celui  d’Oum Bouaghi (Aïn M’Lila).En plus de tunnels de congélation qui permettent de minimiser les déperdition en fonction du marché et de la consommation. A la lumière de ces données, et du potentiel national, la décision des pouvoirs publics de geler une partie importante de l’importation des viandes rouges hormis les bêtes sur pieds, parait bien opportune en ces temps de crise financière. Un test intéressant d’émancipation économique à la veille du ramadan.

Nordine Mzala

 

 

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économie

Commerce : Le Forum libyen-turque en septembre

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Le ministère libyen de l’économie et du commerce du Gouvernement d’unité nationale a annoncé la tenue d’un  forum libyo-turque en septembre prochain dans la ville de Tripoli, avec la participation du secteur privé des deux pays.

L’annonce a été faite lors de la réception par le ministre libyen du nouvel ambassadeur turc en Libye, Gokin Begec, selon la page Facebook du ministère.

Les deux parties ont discuté des relations bilatérales et de l’importance d’achever ce qui a été convenu lors de la visite du Premier ministre en Turquie en mars dernier.

Pour sa part, l’ambassadeur turc a déclaré que son pays était prêt à surmonter tous les obstacles et toutes les difficultés et à fournir toutes les facilités aux entreprises libyennes qui souhaitaient pénétrer le marché turc.

 

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économie

ENTMV : Le Tassili II reprend du service

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L’Entreprise nationale de Transport maritime de voyageurs (ENTMV) a annoncé mardi, dans un communiqué, la mise en service du navire Tassili II, le 22 juillet 2024, d’où des modifications dans le programme des traversées.

« L’ENTMV informe son aimable clientèle de la mise en service du navire Tassili II le 22 juillet 2024 et ce, suite à l’achèvement des travaux de maintenance » , lit-on dans le communiqué.

Ainsi, l’ENTMV a procédé à la programmation d’une traversée supplémentaire sur la ligne Alger-Marseille, le 22 juillet à 11h00 (matin), précise le communiqué.

En outre, l’entreprise a apporté « indépendamment de sa volonté » des modifications sur certaines traversées, avec notamment le report de la traversée Marseille-Oran, initialement prévue le samedi 20 juillet à 17h00, au mardi 23 juillet à 11h00, et également le report de la navette reliant Oran à Sète, initialement prévue le 22 juillet à 11h00, au mercredi 25 juillet à 16h00.

Aussi, l’ENTMV a décidé de reporter la traversée Sète-Oran, prévue initialement le mardi 23 juillet à 17h00, au jeudi 25 juillet à 20h00.

 

 

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économie

Exploration d’hydrocarbures en Algérie : La vietnamienne « PVEP » intéressée

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L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) a signé avec la société vietnamienne « Petrovietnam exploration production corporation (LTD « PVEP ») un mémorandum d’entente portant sur les possibilités d’investissement et de partenariat dans le domaine des hydrocarbures en Algérie, indique mercredi un communiqué de l’agence. Ce mémorandum d’entente, signé lundi, au siège de l’ALNAFT, en présence de son Président, Mourad Beldjehem et du P-dg la société vietnamienne, Tran Hong Nam, constitue « une plateforme de discussion portant sur les possibilités d’investissement et de partenariat dans le domaine des hydrocarbures en Algérie », précise le communiqué.

« PVEP » est la branche amont du groupe pétrolier et gazier vietnamien PetroVietnam, qui mène les activités principales d’exploration et de production.

Au fil des décennies de construction et de développement, PVEP a connu une croissance considérable et a contribué de manière remarquable à l’économie Vietnamienne, rappelle la même source, ajoutant que la société est l’une des plus grandes entreprises du Vietnam et est classée parmi les principales sociétés pétrolières de la région asiatique.

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