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Importation de véhicules neufs en Algérie : En mars, est-ce possible ? Comment peut-on voir les véhicules neufs débarquer ce mois de mars en Algérie alors même que la loi, très explicite, souligne que «l’exercice effectif de l’activité de concessionnaire de véhicules neufs est conditionné par l’obtention de l’agrément» ?

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Le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar a annoncé, jeudi, l’octroi de 27 licences préalables d’importation de véhicules, tous types et marques confondus. Il a également annoncé le lancement de l’opération d’investissement ajoutant que des investisseurs avaient déposé des dossiers pour demander l’agrément final. Et d’annoncer «nous avons donné des instructions concernant l’accompagnement sur le terrain. Nous octroierons prochainement ces agréments. En mars, les véhicules accèderont au marché national». Cette annonce, si elle a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les citoyens, elle a aussi été source de confusion et d’interrogation. En effet, selon la loi régissant l’importation des véhicules neufs, l’article 5 du décret exécutif du 17 novembre 2022 fixant les conditions et les modalités d’exercice de l’activité de concessionnaire de véhicules neufs,  stipule que «l’investisseur postulant est soumis à l’obtention d’une autorisation préalable lui permettant d’accomplir les démarches pour la réalisation de son investissement. L’autorisation ne constitue pas une autorisation d’exercice effectif de l’activité». Si c’est réellement le cas, comment donc est-ce que les 27 concessionnaires qui viennent juste d’obtenir leur autorisation préalable vont-ils pouvoir importer des véhicules, du moment que ladite licence préalable ne «constitue pas une autorisation pour l’exercice effectif de l’activité» ?  Selon l’article 7 du même texte «la durée de validité de l’autorisation préalable est fixée à douze mois ». Et c’est durant cette durée que le concessionnaire sélectionné devra fournir un dossier complet pour l’obtention d’un agrément. D’ailleurs, l’article 9 du décret est très explicite «l’exercice effectif de l’activité de concessionnaire de véhicules neufs est conditionné par l’obtention de l’agrément pour l’exercice de cette activité (…)». Le dossier pour l’agrément doit répondre à plusieurs critères dont un contrat de concession exclusive liant le concessionnaire au constructeur concédant pour une période de 5 ans ; un personnel qualifié, des infrastructures de stockage de véhicules, de la pièce de rechange, des ateliers de service après-vente, ainsi que des enceintes d’exposition et de vente. Ce dossier devra donc être déposé, ces jours-ci, après l’obtention des licences préalables. L’agrément ne sera donné qu’une fois le dossier examiné par un comité technique interministériel (composé d’un représentant des ministères de : l’Industrie, l’Intérieur, des finances, des mines, du commerce, des transports, de l’emploi, de l’environnement). Mais préalablement à cet examen, un rapport descriptif des lieux et des infrastructures, qui font partie du dossier de demande d’agrément, est établi par une commission mixte. Cette commission, présidée par le directeur de wilaya chargé de l’industrie, est composée d’un représentant des directions de wilaya chargées : des domaines; de la protection civile ; des mines ; de l’urbanisme et de la construction ; du commerce ; des transports; de l’emploi  et de l’environnement. Elle devra effectuer des visites d’inspection pour vérifier l’existence des infrastructures au regard des documents fournis et établir son rapport.  A suivre cette démarche, l’importation des véhicules neufs en Algérie par les concessionnaires ne peut, rationnellement se faire au mois de mars ! Ces derniers doivent encore déposer un nouveau dossier et même lorsqu’il n’y a aucun avis défavorable, il faut un temps pour les missions sur terrain et l’examen des infrastructures, du stock de pièces de rechange. Il faut aussi un temps pour le comité afin d’accorder l’agrément. Une fois obtenu, le concessionnaire devra faire une commande qui ne pourra être satisfaite qu’après un délai. A cela, il faudra ajouter les délais de livraisons (embarquement, transport, dédouanement et débarquement). De la bouche même des professionnels de cette activité, il faudrait compter un délai de 6 mois entre la commande et l’arrivée des véhicules. Même si les responsables du ministère de l’Industrie semblent maintenir l’échéance du mois de mars comme période d’entrée en Algérie des premiers véhicules importés par les concessionnaires, l’opération sera retardée de quelques mois au vu des démarches et obligations administratives à accomplir après l’obtention de… l’agrément. Pour être optimiste, certaines voix préfèrent plutôt donner la fin du second trimestre 2023 comme échéance alors que les plus raisonnables retardent l’échéance au 3ème trimestre 2023 pour la commercialisation des premiers véhicules importés par les concessionnaires.

Amine. Ghouta.

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Le Président Tebboune reçoit Brahim Ghali : Un soutien indéfectible Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, hier à Alger, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Brahim Ghali.

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La rencontre s’est déroulée en présence du chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le Général d’armée Saïd Chanegriha et du directeur de Cabinet à la présidence de la République, M. Boualem Boualem. Etaient présents également du côté sahraoui, le ministre conseiller chargé des affaires diplomatiques, Mohamed Salem Ould Salek, le chef d’Etat-major de l’Armée populaire de libération sahraouie, Mohamed El Ouali Akik et l’ambassadeur de la RASD à Alger, Abdelkader Taleb Omar. L’audience faut-il le préciser, intervient le jour même où  se tient une séance de consultation au Conseil de sécurité sur la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).  Une occasion pour rappeler le soutien indéfectible de l’Algérie à la cause sahraouie et son  attachement à la légalité internationale, comme rappelé par le président tebboune dans son discours lors du sommet du mouvement des Non-alignés. «Le parcours du Mouvement des non-alignés, riche de nombreuses formes de solidarité avec les peuples opprimés et colonisés et qui se traduit par ses positions de soutien aux causes justes, lui impose aujourd’hui de soutenir le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental, dont les territoires et les richesses ont été spoliés en flagrante violation du Droit international et qui est aussi victime de tentatives d’aliénation de sa cause juste et de ses aspirations à l’organisation d’un référendum libre et régulier, conformément à la Légalité internationale et aux résolutions pertinentes de l’ONU, aux fins de le priver de ses droits légitimes intangibles et imprescriptibles », avait-il affirmé.

 

L’ambassadeur sahraoui rencontre de Mistura

 

Le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU et coordonnateur avec la MINURSO, Mohamed Sidi Omar s’est entretenu lundi, au siège du secrétariat des Nations unies, avec l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura. La rencontre qui s’est tenue à la veille de la séance de consultation sur la MINURSO), a porté sur la réalité et l’avenir du processus de paix parrainé par les Nations Unies au Sahara Occidental. M. Sidi Omar a notamment expliqué en détail la position du Front Polisario à cet égard et souligné que l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination est la seule voie vers une solution pacifique, juste et durable à la décolonisation du Sahara occidental. Le représentant du Front Polisario a, en outre, réaffirmé que le plan de règlement de l’Union Africaine (UA) et des Nations Unies, accepté par les deux parties en conflit, le Front Polisario et le Maroc, en août 1988, et approuvé à l’unanimité par le Conseil de sécurité dans ses résolutions 658 (1990) et 690 (1991), demeure la solution réaliste, raisonnable et consensuelle à la question de la décolonisation du Sahara occidental. Dans ce contexte, il a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures concrètes pour permettre à la MINURSO de mettre pleinement en œuvre son mandat tel que spécifié dans le Plan de règlement onusien et africain. M. Sidi Omar a également renouvelé la volonté de la partie sahraouie de continuer à travailler avec les Nations Unies et l’Union africaine dans le but de parvenir à une solution pacifique, juste et durable au conflit entre la République sahraouie et le royaume du Maroc conformément aux buts et principes de la charte de l’ONU et de l’Acte constitutif de l’UA.

A.I.

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Formation : Goudjil salue la stratégie adoptée par l’ANP Le président du Conseil de la nation, Salah Goudjil a mis en avant, hier à Alger, la stratégie adoptée par l'Armée nationale populaire (ANP) en matière de formation, indique un communiqué du Conseil.

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«Sous la supervision de M. Salah Goudjil, président du Conseil de la nation, et dans le cadre des Journées portes ouvertes organisées par le Conseil, un groupe d’étudiants stagiaires de l’Ecole supérieure militaire d’information et de communication a effectué, mardi 16 avril, une visite guidée au siège du Conseil», précisé le communiqué. le même document ajoute que «M. Goudjil a salué les efforts considérables de l’ANP, digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), en termes de préservation de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays». Le président du Conseil de la nation a rappelé que «les vaillants moudjahidine ont adopté, après l’indépendance, l’appellation de +l’Armée nationale populaire+, afin que cette armée reste toujours liée à la nation et au peuple et avec une symbolique qui la distingue des autres armées de par le monde». Il a, également, salué la stratégie de formation adoptée par l’institution de l’ANP pour la préparation et la formation de cadres. M. Goudjil a souligné «le rôle stratégique» des médias, notamment en temps de guerre. Au cours de cette visite, le groupe d’étudiants stagiaires de l’Ecole supérieure militaire d’information et de communication a visité différents espaces et installations du Conseil, où il a reçu des explications détaillées sur l’histoire, la composante, les missions et le rôle de cette institution législative constitutionnelle.

 

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La pomme de terre cédée à 130 DA  : La bataille de régulation persiste Après l'Aïd, les prix ont grimpé en flèche, laissant les consommateurs confrontés à une situation difficile.

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Au cours des derniers jours, les marchés des fruits et légumes ont été témoins d’une augmentation spectaculaire des prix des denrées alimentaires de base, notamment les pommes de terre et les fruits, suscitant des préoccupations parmi les consommateurs et les autorités. Cette hausse soudaine, observée notamment les deux derniers jours du mois de Ramadhan et les jours de l’Aid, a mis en lumière les défis persistants auxquels est confronté le pays en matière de régulation des marchés et de stabilité des prix. L’un des produits les plus touchés par cette flambée des prix est la pomme de terre, dont le prix a grimpé à 130 DA le kilogramme alors qu’elle était cédée à 60 ou 70 DA le kilo durant le mois de Ramadhan. Cette augmentation soudaine s’explique en partie par une interruption de l’approvisionnement en provenance du sud du pays. Cependant, après l’Aïd, les prix ont grimpé en flèche, laissant les consommateurs confrontés à une situation difficile. Outre les pommes de terre, les prix des fruits ont également connu une hausse significative, en particulier ceux des bananes, qui ont atteint un pic entre 460 et 520 dinars le kilogramme. Le ministère du Commerce a tenté de réguler les prix des produits agricoles pendant le mois de Ramadhan, mais il semble que ces mesures n’ont pas été suffisamment efficaces pour maintenir la stabilité des prix sur le long terme. En outre, la régulation semble être intermittente, ce qui laisse les consommateurs vulnérables aux fluctuations du marché. Pourtant, du côté de la production, les perspectives sont prometteuses. La Chambre de l’Agriculture de la wilaya d’El Oued prévoit une production de plus de 4 millions de quintaux de pommes de terre pour la saison agricole en cours, grâce à une expansion significative des terres cultivées et à des investissements dans l’irrigation. El Oued est devenue l’une des principales productrices de pommes de terre au niveau national, contribuant à plus de 40% de la production nationale. Cependant, malgré cette abondance prévue, la question demeure : pourquoi les prix restent-ils si élevés sur les marchés? La réponse réside dans la capacité limitée des autorités à réguler efficacement le marché pendant les périodes de transition entre les récoltes de saison et d’arrière-saison. Même avec une offre abondante, les fluctuations de l’offre et de la demande peuvent entraîner des hausses de prix temporaires, laissant les consommateurs à la merci des spéculateurs. Pour résoudre cette problématique, il est crucial que les autorités développent des stratégies de régulation plus robustes et cohérentes, en collaboration avec les acteurs du secteur agricole. Cela pourrait impliquer des mesures telles que le stockage des excédents de production pour stabiliser les prix pendant les périodes de pénurie, ainsi que des efforts pour améliorer l’efficacité des canaux de distribution afin de réduire les coûts pour les consommateurs. En fin de compte, la flambée des prix des produits agricoles met en lumière les défis persistants auxquels est confronté le pays en matière de régulation des marchés et de stabilité des prix. Alors que la production agricole continue de croître, il est impératif que des mesures efficaces soient prises pour garantir que les avantages de cette croissance se traduisent par une sécurité alimentaire accrue et une accessibilité pour tous les citoyens.

Assia M.

 

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