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Homologation de nouvelles terres indigènes : Le président brésilien veut aller vite Le président brésilien Lula a assuré  lundi dernier, qu'il comptait homologuer au plus vite de nouvelles terres réservées aux indigènes, une légalisation restée au point mort sous le mandat de son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro

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«J’ai demandé au ministère des Affaires indigènes de me montrer toutes les terres prêtes à être homologuées. Il faut les homologuer au plus vite, avant que d’autres se les approprient (…) en établissant de faux documents», a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva lors d’une assemblée de leaders autochtones dans l’État de Roraima. «Il faut légaliser rapidement toutes les terres dont les études (de délimitation) sont prêtes ou pratiquement prêtes, pour que les indigènes puissent occuper leur territoire», a insisté le président. Dans l’Amazonie brésilienne, il est courant que des individus s’accaparent des terres pour les déboiser et les revendiquer officiellement par la suite à l’aide de faux documents. Lula a rappelé le rôle essentiel des peuples autochtones pour freiner la déforestation et ralentir le réchauffement climatique. L’homologation de nouvelles terres indigènes «nous aidera à prendre soin du climat, sinon, l’humanité va disparaître à cause de notre irresponsabilité», a-t-il affirmé. «Les indigènes n’occupent la terre de personne, ils se battent pour récupérer ce dont ils ont été privés par des envahisseurs depuis 1.500 ans», année de l’arrivée des premiers colonisateurs portugais au Brésil, a ajouté le chef de l’État. Selon le dernier recensement, datant de 2010, quelque 800.000 indigènes vivent dans le pays, la plupart dans des réserves qui occupent 13,75% du territoire. Peu avant de débuter son mandat, Bolsonaro avait promis de «ne pas céder un centimètre de plus» aux terres indigènes, et le processus d’homologation de nouvelles réserves est effectivement resté au point mort durant les quatre dernières années. Sous sa présidence, la déforestation annuelle moyenne a également augmenté de 75% par rapport à la décennie précédente. Le retour au pouvoir de Lula, qui avait déjà gouverné le Brésil de 2003 à 2010, n’a pas été suivi d’effet immédiat sur la déforestation, qui a augmenté de 62% le mois dernier par rapport à février 2022, avec 322 km2 détruits, un record.

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Équateur : Le Venezuela ferme son ambassade Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a annoncé, mardi dernier, la fermeture de toutes les représentations diplomatiques de son pays en Equateur pour protester contre le raid des policiers équatoriens intervenu dans l’ambassade mexicaine, à Quito, pour arrêter l’ancien vice-président équatorien, Jorge Glas.

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  «J’ai donné l’ordre de fermer notre ambassade en Equateur, le consulat de Quito, le consulat de Guayaquil et que le personnel diplomatique au Venezuela revienne immédiatement (…) jusqu’à ce que le droit international soit expressément rétabli en Equateur», a lancé Maduro, de Caracas, lors du sommet virtuel de la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac). L’intrusion, le 5 avril, de policiers équatoriens dans l’ambassade mexicaine à Quito pour arrêter  Glas -sous le coup d’un mandat d’arrêt pour détournement de fonds présumé- a provoqué la rupture des relations diplomatiques entre Mexico et Quito ainsi qu’un tollé international. Maduro a critiqué le président équatorien, Daniel Noboa, pour avoir défendu le raid : «Les déclarations du président Noboa sont, plus qu’un acte de provocation contre le Mexique, un acte de provocation contre le droit international et un mépris absolu de tout le cadre juridique». Au Venezuela, six cadres de l’opposition, accusés d’«actions de déstabilisation» contre le gouvernement Maduro, sont eux-mêmes réfugiés à l’ambassade d’Argentine à Caracas.

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Haïti : Un conseil de transition désigné Cet organe a pour mission de nommer «rapidement» un nouveau premier ministre et de rétablir l’ordre public dans ce pays en proie à la violence des gangs.

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  Près de deux mois après le début de la crise qui a plongé Haïti dans le chaos et poussé le premier ministre, Ariel Henry, à annoncer sa démission, les neuf membres du conseil présidentiel de transition ont été nommés mardi, un arrêté officiel paru dans le journal officiel, Le Moniteur. Cet organe a pour mission de rétablir l’ordre public et assurer une transition politique dans ce pays en proie à la violence des gangs, poussant près de 100.000 Haïtiens à fuir la capitale Port-au-Prince. Ce conseil avait été créé officiellement le 12 avril par un décret signé du premier ministre très impopulaire, Henry. Ce dernier a annoncé sa démission en mars tout en précisant que son départ ne sera effectif qu’une fois que ce conseil sera mis en place et aura nommé un premier ministre. Le premier décret prévoit d’ailleurs que les membres du conseil présidentiel de transition devront désigner «rapidement» un premier ministre ainsi qu’un gouvernement «inclusif». Le mandat du conseil présidentiel de transition prend fin, au plus tard, le 7 février 2026, ajoute le document. Sans mentionner le nom des membres, ce premier décret demandait aux «personnalités désignées par les parties prenantes» de soumettre des documents aux autorités à des fins d’approbation. Ce qui a suscité la crainte chez les neuf groupes et partis politiques représentés dans ce conseil que le gouvernement puisse en rejeter un certain nombre. Le conseil est donc censé assurer une transition en douceur lorsque Henry  nommé quelques jours avant l’assassinat en 2021 du président Jovenel Moïse quittera ses fonctions, ce qui ouvrira la voie à une élection présidentielle. Sans président ni Parlement, Haïti n’a connu aucune élection depuis 2016. Après deux mois de crise, la capitale est toujours à 80 % aux mains des bandes criminelles, accusées de nombreuses exactions, en particulier de meurtres, viols, pillages et d’enlèvements contre rançon.

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Italie : Meloni poursuit ses opposants La présidente du Conseil, Giorgia Meloni a obtenu la tenue d’un procès pour diffamation contre un historien qui l’avait qualifiée de néonazie dans l’âme en 2022.

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    Des procédures dont la coalition de droite et d’extrême droite est coutumière. Une nouvelle fois, un contentieux entre la présidente du conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, et une personnalité opposée à sa politique va se régler au tribunal. Le 16 avril, s’est tenue à Bari, dans les Pouilles, une audience préliminaire dans le cadre d’un dossier concernant l’historien et philologue classique Luciano Canfora, 81 ans, renvoyé devant la justice pour diffamation à l’égard de l’actuelle cheffe de l’exécutif. Mme Meloni avait porté plainte contre l’universitaire engagé à gauche, alors qu’elle était encore dans l’opposition. Si le procès doit commencer le 7 octobre, les faits en question remontent au mois d’avril 2022, lorsque Canfora, professeur émérite à l’université de Bari, avait déclaré, au cours d’une rencontre dans un lycée de cette même ville, que la présidente du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia avait été considérée comme une «pauvre fille» et une «folle dangereuse» avant de fournir des gages d’atlantisme sur le conflit ukrainien. La conférence de Canfora portait sur la guerre en Ukraine et le chercheur avait, dans la même phrase, analysé les positions prises par Mme Meloni en jugeant que, «néonazie dans l’âme», elle s’était naturellement «rangée aux côtés des néonazis ukrainiens».  Au sortir du tribunal de Bari et aux côtés d’un Luciano Canfora frêle, voûté, marchant à l’aide d’une canne et visiblement affaibli, l’avocat Michele Laforgia a présenté la position de la défense en qualifiant les propos de l’historien d’«exercice du droit de critique et, en particulier, de critique politique». Interrogé au cours d’une émission en ligne, «Metropolis», du quotidien La Repubblica, Canfora s’est, quant à lui, défendu en déclarant que les termes utilisés à l’encontre de Mme Meloni ne reflétaient pas sa pensée, mais la manière dont elle était perçue par d’autres avant que «sa conversion atlantiste» ne change son image et ne la transforme, aux yeux des mêmes, en femme d’Etat.

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