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Denis Martinez : Il était une fois Aouchem C’est en pensant à Tahar Djaout et Youcef Sebti, qui étaient ses amis, que je me suis intéressé à l’artiste plasticien Denis Martinez, ancien professeur à l’école des Beaux-arts d’Alger.

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Et puis, en lisant sa notice biographique, j’apprends qu’il est né en 1941 à Mostaganem, lieu de naissance d’un autre grand peintre, à savoir Mohamed Khadda, qui a représenté dans ses gravures et ses aquarelles, les troncs et les racines des oliviers des Ouadhias. Quelle coïncidence. Mais pas que, puisque Mostaganem, tout comme Ghazaouet a vu naitre d’autres grands artistes, de la scène cette fois entre autres Ould Abderrahmane Kaki et Abdelkader Alloula (né à Ghazaouet). Ces villes de l’Ouest sont des villes de culture et d’histoire.

Ce qui caractérise Denis Martinez, c’est, en plus de son œuvre picturale qui est magnifique, le fait qu’il a fait partie, au lendemain de l’indépendance, de ceux qu’on peut considérer comme les agitateurs culturels, comme il se rencontre de nos jours des influenceurs et des agitateurs sur les réseaux sociaux : les facebookeurs, les instragameurs, les tiktokeurs, les twiteurs, dont le rôle est prépondérants sur les phénomènes sociaux de mode , de tendances vestimentaires ou autres, et même la façon de penser des nouvelles générations.

Ce groupe dont a fait partie le jeune artiste plasticien Denis Martinez, avec ses amis Choukri Mesli et Mustapha Adnan, s’appelait le groupe Aouchem. Et ce qu’il y a lieu de signaler, c’est que ce groupe avait rédigé un manifeste. Donc, à la base, il y avait une pensée, des idées, un projet culturel, dans lequel on se donnait des racines et on se fixait des objectifs. C’est très sérieux, parce que ça fait penser aussi bien aux Amis du Manifeste de Ferhat Abbas, qu’au Manifeste des surréalistes d’André Breton. Non pas qu’Aouchem se rattachait sur le plan politique à Ferhat Abbas, ni qu’ils s’affiliaient à la doctrine surréaliste, mais je parle ici de la démarche… Je veux dire, qu’au lendemain de l’indépendance, en plein bouillonnement culturel et d’autres questionnements sur le modèle de société à bâtir, il y eut un groupe de jeunes artistes plasticiens algériens qui prenaient la peine et le temps de se structurer, de penser leur mouvement, de réfléchir au sens à donner à leur travail de création, au sein de la jeune société. Dans le même temps, des écrivains algériens créaient  l’Union des écrivains algériens, avec des auteurs comme Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, Assia Djebbar, Moufdi Zakaria, Malek Haddad…

Aouchem veut dire Tatouage. Il fait référence aux motifs géométriques pratiqués à la surface du corps et dans lesquels on introduit des matières colorantes. Denis Martinez, pour sa part, va encore plus loin, puisqu’il élargit l’éventail aussi bien à l’art pariétal du Tassili, au talisman, au totem, aux masques africains, aux caractères du Tifinagh, aux arabesques, à la calligraphie arabe… Ainsi, on apprend que chez Denis Martinez, «Des totems, talismans, figurines et masques ont longtemps balisé des parcours fléchés comme autant de cheminements initiatiques, puisant dans l’héritage de l’Antiquité africaine et de l’artisanat maghrébin les motifs d’un langage esthétique».

Sous la pression des événements tragiques de la décennie quatre-vingt-dix, Denis Martinez s‘était établi à Marseille, au Sud de la France,  mais au début des années 2000, il est revenu en Algérie, pour se ressourcer à l’air vivifiant de sa terre natale, s’inspirant des signes ancestraux pour irriguer de leur sève et de leur énergie ce qui permettait de bâtir un langage esthétique nouveau. D’où l’exposition et le spectacle organisés récemment dans l’enceinte de la villa Abdelatif,  et intitulé «Actes de vie», ainsi que «Tretoir m’kessar».

Poète lui-même, Denis Martinez a aussi illustré les plaquettes de Jean Sénac, Tahar Djaout, Hamid Tibouchi, Djamel Amrani, Youcef  Sebti. Il est donc au carrefour d’une poly créativité féconde, allant de la palette du peintre aux planches des dramaturges, bâtissant une esthétique plurielle dans ce qu’elle a de beau, de généreux, de profondément africain  et maghrébin.

Ahmed B.

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Agression contre Ghaza : L'entité sioniste poursuit sa «guerre de la faim»

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En sus de l’agression barbare contre les populations de Ghaza et Rafah, l’entité sioniste mène une autre guerre génocidaire contre les innocents en les privant de nourritures et de soins.

 

Le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Affaires humanitaires, Martin Griffiths, a prédit hier que la moitié de la population de la bande de Ghaza sera confrontée à la mort et à la famine d’ici la mi-juillet, en raison de l’agression génocidaire sioniste qui se poursuit depuis le 7 octobre 2023. Griffiths a déclaré dans un communiqué que le conflit au Soudan et l’agression contre Ghaza «deviennent incontrôlables, et la guerre pousse des millions de personnes au bord de la famine». Il a souligné que «ce sont des questions techniques qui empêchent la déclaration de famines (à Ghaza et au Soudan), car les gens meurent déjà de faim» dans ces régions. Il a ajouté qu’ «à Ghaza, la moitié de la population, soit plus d’un million de personnes, devrait être confrontée à la mort et à la famine d’ici la mi-juillet». Pour sa part, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé hier que plus de 8.000 enfants âgés de moins de cinq ans ont été soignés dans la bande de Ghaza pour malnutrition aiguë. Une proportion importante de la population de ce territoire palestinien, qui fait l’objet d’une agression génocidaire sioniste sans précédent, est désormais confrontée à un niveau catastrophique de manque de nourriture et à des conditions proches de la famine, a expliqué le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’un point de presse à Genève. «Malgré les informations faisant état d’une augmentation des livraisons de nourriture, rien ne prouve actuellement que ceux qui en ont le plus besoin reçoivent des aliments en quantité et en qualité suffisantes», a-t-il souligné. Face à cette situation, l’OMS et ses partenaires ont tenté de renforcer les services de nutrition dans la bande de Ghaza, a expliqué le docteur Tedros. «Plus de 8.000 enfants de moins de cinq ans ont été diagnostiqués et traités pour malnutrition aiguë, dont 1.600 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère», a-t-il relevé. La malnutrition aiguë sévère est fréquemment associée à des complications médicales et elle est une cause majeure de morbidité et de mortalité chez les enfants. Cependant, en raison de l’insécurité et du manque d’accès, seuls deux centres de stabilisation pour patients gravement sous-alimentés peuvent actuellement fonctionner, a expliqué le patron de l’OMS. «Notre incapacité à fournir des services de santé en toute sécurité, combinée au manque d’eau potable et d’assainissement, augmente considérablement le risque de malnutrition des enfants», a-t-il déclaré. «Il y a déjà eu 32 décès attribués à la malnutrition, dont 28 parmi les enfants de moins de cinq ans», a-t-il précisé. L’ONG «Médecins sans frontières» (MSF) a dénoncé elle aussi hier, les récents massacres perpétrés par l’entité sioniste dans la bande de Ghaza, soutenant qu’ils «illustraient la déshumanisation totale des Palestiniens». Citant les autorités sanitaires de Ghaza, l’ONG a affirmé, dans un communiqué, que depuis le début du mois de juin, plus de 800 personnes ont été tuées et plus de 2.400 blessées lors d’intenses bombardements et offensives terrestres menées par les forces sionistes dans l’enclave palestinienne. Au cours de la seule journée du 8 juin, a-t-elle poursuivi, 274 personnes sont tombées en martyrs. «Ce jour-là, plus de 60 patients gravement blessés, dont des enfants inconscients, ont été transférés à l’hôpital Nasser, soutenu par MSF. Pour cette ONG, »ces attaques horribles ont entraîné une douleur et une souffrance inacceptables, illustrant un mépris flagrant pour la vie des Palestiniens». «Nous ne pouvons plus accepter la déclaration selon laquelle (l’entité sioniste) prend +toutes les précautions+», a déclaré le responsable de l’unité d’urgence de MSF, Brice de le Vingne, pour qui, cette déclaration «n’est que de la propagande». Elle a appelé, ainsi, l’entité sioniste, à «mettre immédiatement fin à ces massacres» et ses alliés «y compris les Etats-Unis, le Royaume-Uni et les Etats membres de l’Union européenne, à exercer toute leur influence afin de cesser ses attaques contre les civils et les infrastructures civiles à Ghaza». L’entité sioniste et ses alliés «ont montré à maintes reprises qu’il n’existe pas de moment décisif ou de ligne rouge dans cette violence», constate MSF, regrettant que «les attaques connues aujourd’hui sous les noms de +massacre de la farine+, +massacre des tentes+ ou encore le meurtre de travailleurs humanitaires et de leurs familles, ainsi que l’anéantissement des hôpitaux et du système de santé en général, n’ont donné lieu qu’à une faible posture diplomatique, à des paroles creuses et à une inaction stupéfiante».

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Chargé par le président de la République :    Magramane en visite au Qatar

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Chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Lounès Magramane, a effectué une visite au Qatar en qualité d’Envoyé personnel du président de la République, indique mercredi un communiqué du ministère.

M. Magramane a été reçu par le Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abderrahmane bin Jassim Al-Thani, a précisé le communiqué, ajoutant que la rencontre avait permis aux deux parties de «passer en revue les relations bilatérales privilégiées à tous les niveaux» et d’«afficher la volonté commune des dirigeants des deux pays de les promouvoir davantage, notamment en prévision des prochaines échéances bilatérales de haut niveau».

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Il a reçu mardi Ahmed Attaf en Turquie : Erdogan souhaite rencontrer Tebboune

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Chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune et en qualité d’Envoyé spécial, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, a effectué, mardi, une visite de travail en Turquie, lors de laquelle il a remis un message écrit du Président de la République à son homologue turc, indique un communiqué du ministère.

«Chargé par le président de la République et en qualité d’Envoyé spécial, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Ahmed Attaf a effectué, mardi, une visite de travail en République de Turquie», lit-on dans le communiqué. Dans ce cadre, M. Attaf a été reçu en audience par le président de la République de Turquie, M. Recep Tayyip Erdogan, à qui il a remis un message écrit de son frère le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune», précise le communiqué. «Un message qui s’inscrit dans le cadre des contacts et de la coordination entre les dirigeants des deux pays à même de hisser les relations algéro-turques à de hauts niveaux», a ajouté la même source. Lors de cette rencontre, les relations de coopération et de partenariat entre les deux pays ont été évoquées, ainsi que la dynamique positive qu’elles connaissent, outre les développements de la situation dans les territoires palestiniens occupés et dans la région Sahélo-saharienne, selon le communiqué. «Le président Tayyip Erdogan a chargé le ministre Ahmed Attaf de transmettre ses vives salutations à son frère le Président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, exprimant son souhait de le rencontrer dans un avenir proche et de poursuivre leurs efforts communs, au service des relations bilatérales et en soutien aux causes de la Oumma, en tête desquelles la cause palestinienne», a conclu le communiqué.

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