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Massacres du 17 septembre 1956 : La barbarie coloniale mise à nu Les massacres d'Ouled-Yaïch perpétués par le colonisateur français dans la nuit du 17 septembre 1956, en représailles aux pertes infligées aux soldats français par les moudjahidine dans une bataille survenue le même jour, sont un autre témoin de la barbarie du colonialisme français, qui n’a pas hésité à exterminer tout un village.

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«Toute trace de vie a disparu dans le village d’Ouled- Yaïch, après le passage des forces coloniales qui ont assassiné tous les habitants et brûlé les maisons et échoppes, en représailles à une embuscade des moudjahidine, qui s’est soldée par 35 morts et blessés, dans les rangs français», a raconté un natif de la région, le chercheur en histoire, Khaled Taleb. «Même les animaux n’ont pas été épargnés par ces représailles du colonisateur français qui les avait brûlé avec les fourrages», a ajouté le chercheur, dont le frère, le chahid Noureddine Taleb (1936-1960), avait participé à l’embuscade qui a précédé les massacres. Les avions ennemis ont bombardé tout le village, et son siège a duré toute une semaine, au bout duquel Ouled-Yaïch ne fut plus qu’un autre nom ajouté à la longue liste des villages martyrs détruits par la France coloniale pour venger ses pertes humaines et matérielles sur les champs de bataille. Citant son frère, le chahid Noureddine tombé au champ d’honneur dans un accrochage avec les forces françaises sur la route de Médéa, et un autre moudjahid décédé, répondant au nom d’Abdallah Bengenna, chef de l’un des trois groupes ayant participé à l’opération, M. Taleb a raconté que les «habitants du village avaient appelé les moudjahidine de la région à l’aide, suite aux exactions répétées de la France coloniale dans la région, dont notamment le détournement de leurs terres au profit des colons». La situation s’est particulièrement aggravée à une semaine du massacre, lorsque les forces coloniales ont tué un moudjahid de la région, Mohamed Boudjemaâ, dit «Moha Mahfoud», dont la dépouille fut mutilée et jetée dans la décharge du village pour intimider les habitants. Ce crime constitua la «goutte qui a fait déborder le vase» pour les habitants du village qui appelèrent alors les moudjahidine pour les défendre contre l’oppression et l’arrogance des soldats français.

 

Ouled-Yaïch, bastion de lutte pour la liberté

Le village d’Ouled-Yaïch constituait, à l’époque, un véritable bastion de militantisme et de la lutte pour la liberté. Il abritait notamment un centre de formation au maniement des armes et à la fabrication des bombes. Le 14 octobre 1954, le village accueillait la dernière rencontre nationale ayant réuni le commandement du groupe des 22, le commandement des centralistes et les cadres révolutionnaires de la Mitidja, au nombre de 35 participants, sous la direction de Mohamed Boudiaf. Lahouel Hocine, Didouche Mourad, Dakhli, Bouchbouba, Kritli Mokhtar, Boualem Kanoun, Mohamed El Aïchi et Tayeb Barzali, entre autres, ont participé à cette réunion qui s’est soldée par des décisions cruciales pour l’avenir de la Révolution. Durant le 2e semestre de 1955 et le 1er de 1956, la région constitua un centre de transit pour les armes. Ayant eu vent de certains secrets du village, la France coloniale lâcha sa soldatesque contre les habitants, qui furent agressés, humiliés et même tués, avant la décision prise par les chefs de la Révolution de venger leur honneur, lors d’une réunion tenue, le 17 septembre 1956, dans les monts de Kinaâ, à Soumaâ, dans les environs d’Ouled-Yaïch. Une embuscade a été tendue contre une patrouille de l’armée française au crépuscule de cette journée même. 39 moudjahidine, divisés en trois groupes, parmi lesquels le chahid Noureddine, arrivèrent au village. Ils se repartirent entre le douar Ouled-Yaïch et le village des colons Dalmatie. L’embuscade se déroulera aux environs de 20h30, au passage de 35 soldats français. Ils furent tous terrassés, entre morts et blessés. Néanmoins, l’arrivée inattendue de patrouilles françaises sur les lieux empêcha les moudjahidine de s’emparer des armes et munitions de l’ennemi, et causa la mort de l’un d’entre eux, suite à un échange de tirs. La riposte coloniale contre cet affront des moudjahidine ne se fit pas attendre, car durant la même nuit, les forces françaises débarquèrent en grand nombre dans le village. Leur vengeance contre les habitants fut sauvage et brutale, ils décimèrent tout sur leur passage, même les animaux, et tout le village fut brûlé, les quelques rescapés de ce carnage ont pris la fuite.

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Présidentielle du 7 septembre : Six organisations appellent le président à briguer un deuxième mandat

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Six organisations nationales ont appelé, hier, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à se présenter à l’élection présidentielle du 7 septembre, afin de «poursuivre son programme ambitieux pour réaliser les objectifs de l’Algérie nouvelle».

L’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC), l’Organisation nationale des enfants de moudjahidine (ONEM), l’Union nationale des femmes algériennes (UNFA), l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) et l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), ont appelé, dans un communiqué conjoint, le président de la République à «poursuivre son programme national ambitieux, au service du pays et par fidélité au serment fait aux chouhada». Cet appel exprime «leur adhésion aux efforts et aux nobles intentions du président de la République, et leur reconnaissance de ce qu’il a accompli durant son premier mandat, dans le but de réaliser les objectifs de l’Algérie nouvelle dans les domaines économique, social et culturel, outre, le côté relatif à la Mémoire nationale», précise le communiqué. Par la même occasion, les organisations ont souligné «leur engagement à accompagner le président de la République, pour réaliser les nobles et légitimes ambitions de l’édification de l’Algérie nouvelle».

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Second mandat du Président de la République : Cap sur la collecte des parrainages

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En marge de la «septième et dernière» réunion de préparation de la Conférence Nationale de «la Coalition des partis de la majorité pour l’Algérie (CPMA)», le président du Front El-Moustakbel, M. Fateh Boutbig, a laissé entendre que l’annonce de la candidature du président de la République était très proche. Le responsable, au côté de plusieurs cadres du FLN et du RND, a par ailleurs affirmé que les trois partis étaient prêts à se mobiliser «immédiatement » afin de réunir les signatures de parrainage pour le candidat Abdelmadjid Tebboune. En effet, tout en déclarant, affirmatif, que «le président de la République se présentera pour un second mandat présidentiel», Fateh Boutbig a précisé hier dans son allocution lors de la réunion du comité de préparation installé par la Coalition des partis, que le processus de collecte des signatures ne poserait pas dobstacles particuliers. La question «n’inquiète pas la Coalition des partis de la majorité () même si le président Tebboune se présente aux élections le dernier jour», soit le 18 juillet prochain. Pour rappel, le secrétaire général du RND, Mustapha Yahi, a expliqué récemment que la CPMA, dispose au total de «15253 élus locaux» en plus de «204 députés à lAPN et des 84 sénateurs au Conseil de la nation». Un poids politique largement suffisant pour réunir les 600 parrainages d’élus nécessaires à une candidature à la présidentielle. Et dans cette logique Fateh Boutbig ajoutait hier que même « si il ne reste qu’un seul jour pour recueillir les signatures, nous les collecterons». Quant à la prochaine étape pour la Coalition des partis de la majorité pour l’Algérie, elle doit intervenir dans seulement trois jours, avec l’organisation de la «Conférence Nationale» pour le soutien au second mandant. Celle-ci est prévue au niveau de l’Hôtel El-Aurassi d’Alger. Un appel solennel au président de la république devait être lancé, en plus dun rappel des réussites économiques et politiques des cinq dernières années et dune promesse dun soutien total lors de la campagne électorale.

 

Nadir K.

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Revue El Djeich : « L’Algérie mise sur sa jeunesse»

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Grâce notamment à la jeunesse à laquelle jeunesse quelle qualifie de « moteur» et «à laquelle les portes ont été grandes ouvertes pour apporter sa contribution à la renaissance nationale», la revue El Djeich estime que les signes précurseurs de l’ère nouvelle sont clairement perceptibles dans divers domaines et à tous les niveaux. 

 

 

«Si seulement les Chouhada qui avaient déclenché la Révolution avec des fusils de chasse pouvaient être ressuscités pour constater les immenses progrès réalisés par l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale, comme l’avait exprimé Monsieur le Président de la République. S’ils pouvaient revenir et être témoin des développements réalisés par l’Algérie en quelques années et constater combien les signes précurseurs de l’ère nouvelle sont clairement perceptibles dans divers domaines et à tous les niveaux!», note l’Edito d’El Djeïch intitulé «Dignes du legs des Chouhada». «Une ère dont le moteur est une jeunesse à laquelle les portes ont été grandes ouvertes pour apporter sa contribution à la renaissance nationale souhaitée, à travers notamment leurs start-up. C’est là un message clair affirmant que l’Algérie mise sur sa jeunesse, fière de sa Patrie et pleinement confiante que, grâce à son haut niveau de conscience, sa détermination et sa créativité, sera en mesure de placer le pays au rang des nations émergentes», ajoute la revue. El Djeïch affirme qu’en en convoquant le souvenir si cher de la célébration du 62e anniversaire de l’indépendance, «il nous incombe à tous, face aux divers défis auxquels nous sommes confrontés, de déployer davantage d’efforts à tous les niveaux et en tous lieux, en gardant à l’esprit les sacrifices incommensurables consentis par nos illustres aïeux afin que l’Algérie vive libre et fière pour que le peuple puisse jouir des bienfaits de l’indépendance et de la souveraineté sur son territoire et pour que sa jeunesse continue de porter l’Algérie dans son cur, demeure vigilante, désireuse de mettre toutes ses connaissances, son savoir-faire et sa créativité au service de la Patrie pour bâtir l’Algérie de l’excellence». «Une jeunesse capable de préserver l’héritage des prédécesseurs et d’impulser l’Algérie des Chouhada au rang des pays ayant une stature dans le concert des nations», ajoute l’édito. El Djeïch rappelle que «notre pays a recouvré sa pleine et entière souveraineté sur l’ensemble de son territoire après une grandiose Révolution libératrice. Avec la même détermination qui animait notre peuple dans son combat pour arracher l’indépendance, dont nous célébrons ce mois-ci le 62e anniversaire, et pour laquelle il a consenti d’immenses sacrifices, les enfants de ce peuple veillent à la préservation de ce précieux legs des Chouhada et à porter haut ce flambeau inestimable». Dans ce sens, l’édito rappelle la déclaration du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune qui affirme que «l’évocation de notre indépendance nationale renforce notre détermination et nous permet de mesurer la chance que nous avons d’appartenir à un pays de la grandeur et de l’importance de l’Algérie, ce grand pays qui a toujours su compter sur ses enfants, même dans les pires circonstances, ses enfants qui ont toujours répondu présents à son appel. Ce pays que nous chérissons et auquel nous répondons présents à chaque fois qu’il est question d’une échéance sensible et cruciale pour en être dignes». Cet anniversaire constitue également une occasion au cours de laquelle «il nous incombe toujours», comme l’a souligné le Général d’Armée, Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire, de «ne pas oublier l’ampleur des sacrifices consentis par ces hommes courageux qui, avec de très modestes moyens mais une volonté et une détermination sans faille, ont triomphé de l’une des plus grandes puissances et des plus barbares de l’histoire moderne, afin que ces sacrifices soient la lanterne qui nous éclaire dans notre quête davantage de réalisations qui soient à la hauteur de notre armée et de la noblesse des missions constitutionnelles qui lui sont assignées», relève l’Edito. La revue ajoute, en outre, que «ce n’est pas un hasard si les cérémonies annuelles de sortie de nouvelles promotions des différentes structures de formation de I’ANP coïncident avec la Fête de l’indépendance et de la jeunesse, en ce qu’elle constitue une occasion pour notre vaillante ANP de renouveler, génération après génération, l’engagement qu’elle avait pris de veiller sur l’Algérie et de la défendre, quel qu’en soit le prix, comme le proclament avec foi les promotions sortantes lors de leur prestation de serment, en jurant loyauté envers leur Patrie, perpétuant ainsi la tradition de nos glorieux Chouhada avec dévouement et sincérité». «Notre armée a également tenu à baptiser les promotions sortantes des noms de ces Chouhada qui ont versé le tribut du sang et courageusement lutté pour le recouvrement de notre souveraineté nationale pour que vive l’Algérie libre et indépendante», affirme El Djeïch, ajoutant qu’«elle en a fait une tradition pour immortaliser le souvenir de nos glorieux Chouhada et Moudjahidine dans un message clair, consacrant le lien et la transmission du message des aïeux aux jeunes, en guise d’héritage intergénérationnel». «A cet attachement aux nobles valeurs nationales inspirées des principes de l’éternelle Révolution de Novembre, s’ajoute l’attention soutenue portée par le Haut commandement de l’ANP à la promotion de la formation afin qu’elle soit au diapason des défis de l’heure et du développement accéléré que connaît le domaine de la technologie», note la même source. «Ce que traduit le niveau élevé atteint par nos forces armées sur la voie de la modernisation, du développement et de la professionnalisation, de la maîtrise des systèmes d’armes de haute technologie ainsi que dans l’exécution, avec succès et mérite, d’exercices tactiques à travers l’ensemble des Régions militaires, prouvant ainsi à chaque fois, que les fils de l’ANP sont dignes de porter le flambeau légué par leurs aînés et prêts à le défendre en toutes circonstances», conclut l’édito.

R. N.

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