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Etat léthargique du secteur, Il était une fois l’industrie…



La ministre de l'Industrie et des Mines, Mme Djamila Tamazirt a appelé à dynamiser l'exportation notamment des produits des filières identifiées dans la stratégie de développement du secteur industriel. Cibler les exportations et apporter un équilibre à la balance de paiement qui présente des déficits pour lesquels on est interpellé à prendre des mesures idoines et urgentes pour encourager l'exportation qui concerne la sidérurgie, le ciment et l'agroalimentaire, a-t-elle précisé dans une rencontre d’évaluation regroupant les DG des groupes industriels publics. 

Pour ce faire, la ministre a mis en exergue l'importance du partenariat qui ne doit pas être négligé, selon elle, dans les stratégies des groupes industriels. Il constitue un levier qu’il faut développer et renforcer davantage. Pour la ministre, il faut continuer à encourager la conduite de projets de partenariat autant avec les privés locaux qu’avec les  internationaux pour apporter l'expertise nécessaire au secteur industriel public. Selon elle, près de 241 milliards de DA d’investissements (publics et privés) ont été enregistrés dans le secteur agroalimentaire en 2018 et ce, à l’échelle nationale. Mme Tamazirt a fait part de la création prévisionnelle de 20.000 emplois grâce à ces investissements. Elle a ajouté que «la branche de la mécanique mérite d’être développée à travers notamment le développement de la sous-traitance, ainsi que les mines qui constituent un grand potentiel à développer du fait que ce créneau constitue aussi une matière première pour le développement des industries de transformation». S'agissant de la performance des groupes industriels, la ministre a relevé qu'il y a cinq groupes industriels plus performants que les autres, constituant une importante valeur ajoutée dans le secteur productif national dont le ciment, l'agroalimentaire et la sidérurgie. A noter, que le secteur industriel public est composé de 12 groupes industriels créés depuis 2015. La différence en matière de performance existe aussi entre les filiales au niveau d’un seul groupe industriel, reconnaît la ministre qui répondait à une question de la presse à ce sujet. Le secteur public marchand composé de groupes industriels publics constitue un grand levier de croissance dans le développement économique national. Ces groupes constituent le socle de l'activité industrielle nationale. Par ailleurs, la ministre a instruit les responsables des groupes industriels présents d’accorder «plus d’accompagnement et de communication» aux partenaires sociaux afin de «mettre fin aux grèves» déclenchées par les travailleurs des entreprises nationales pour des revendications socioprofessionnelles. Elle a évalué l'impact de ces grèves sur la production nationale à «plus de 1 milliard de dollars». Mme Djamila Tamazirt, a souligné ensuite la nécessité de créer des bases de données économiques pour mettre en évidence les potentialités de chaque wilaya et les rendre ainsi plus attractives en matière d'investissement. Pour ce faire, a exhorté les responsables du secteur à procéder à «la collecte et la remontée d'informations actualisées et fiables» en vue d'alimenter ces bases de données qui «contribueront à la prise de décision». 

Coup de gueule contre les concessionnaires auto

La ministre a, par ailleurs, rappelé les grandes lignes du plan d’action du secteur pour contribuer aux efforts de diversification de l'économie nationale qui s’appuient sur la consolidation de la base industrielle et le renforcement de la compétitivité économique des entreprises. Elle a, dans ce contexte, incité à l'amélioration de l'environnement des affaires par l'encouragement et la facilitation de l'investissement productif, la satisfaction de la demande du foncier industriel, ainsi que la promotion de la production nationale à travers le développement des filières industrielles prioritaires (la sidérurgie, la mécanique, l'électronique, la chimie, l’agro-alimentaire, le textile). Dans ce contexte, la ministre a évoqué le développement du tissu de la PME et le développement du secteur des mines et la valorisation des ressources minières. Il s’agit, selon elle, d'actions «lourdes et structurantes» pour atteindre les objectifs escomptés, nécessitant l’implication et l’engagement de l’ensemble des parties prenantes, telles que l'administration centrale, les directions de wilayas, les organismes sous-tutelle et les opérateurs économiques. La ministre a également orienté les cadres pour être à l’écoute des opérateurs économiques, en privilégiant le travail de proximité et de terrain, pour un suivi efficace de l’activité industrielle et minière dans nos wilayas. 

Mme Tamazirt a souligné que la conjoncture actuelle nous interpelle à plusieurs titres, c'est pourquoi, dit-elle, «nous devons apporter des réponses fiables aux défis auxquels fait face notre économie qui, malheureusement, demeure tributaire des cours des hydrocarbures, nonobstant les défis socioéconomiques, tels que la résorption du chômage et le développement équilibré de nos régions». La ministre a eu ensuite des mots un peu durs en direction des constructeurs automobiles qui «ne se conforment pas aux dispositifs» au «cahier de charges» mis par les pouvoirs publics. Elle a ensuite indiqué que les constructeurs qui ne se conforment pas aux lois «seront rappelés à l'ordre». Rappelant que l'objectif le plus important de l'industrie du montage des véhicules instaurés en Algérie était l'augmentation de l'intégration nationale à travers la création d'un tissu industriel des PME/PMI, la ministre a affirmé que «ce dossier sera sujet de contrôles des opérateurs qui ont respecté l'intégration et ceux qui ne l'ont pas respecté pour apporter des correctifs». S'agissant des prix des véhicules fabriqués localement qui demeurent élevés, la ministre a indiqué que des «constats se font sur le terrain et des correctifs seront rapportés» si des dépassements sont enregistrés. La ministre a rappelé qu'un dispositif a été mis en place depuis 2009, portant sur la diversification de l'économie nationale à travers des actions permettant des partenariats gagnant-gagnant pour certains secteurs et pas pour d'autres qui sont plus stratégiques.

Mme Tamazirt a rappelé, dans ce sens, que le gouvernement actuel est chargé d'une mission de continuité des opérations pour répondre aux besoins les plus urgents des citoyens. A cet effet, la politique du ministère de l'Industrie et des mines consiste à poursuivre les actions engagées et la poursuite des dispositifs déjà mis en place, a ajouté Mme Tamazirt, soulignant l'existence d'entreprises publiques «très performantes», alors que d'autres nécessitent des actions de partenariats pour se développer : «Les opérations de partenariats se poursuivent et il est clair que ça nécessite du temps afin de sécuriser les intérêts des entreprises nationales publiques ou privées», a-t-elle insisté. Interrogée sur le lien entre le mouvement national  et les grèves enregistrées dernièrement dans son secteur, la ministre a précisé que «les grèves enregistrées dans le secteur industriel portent sur des revendications sociales» affirmant que «ces grèves ont été accompagnées et prises en charge, notamment les plus importantes sur le territoire national, telles celles des entreprises de fer de l'Est et les complexes sidérurgiques. Pour nous, il s'agit de revendications sociales des plus normales qui s'inscrivent dans le droit syndical. Elles ont été prises en charge dans le cadre de la concertation et les activités ont repris», a-t-elle persisté. Concernant la mise à l'arrêt du complexe sidérurgique d'El Hadjar, la ministre a expliqué que l'activité du complexe a été suspendue à cause d'un épuisement de ses stocks en matière première (fer) suite à la grève des entreprises de fer de l'Est qui a duré 20 jours, assurant que son activité a repris après la prise en charge des revendications sociales des employés grévistes. A propos de la politique du secteur des mines en matière d'exploitation de métaux précieux, la ministre a estimé qu'il s'agit de nouveaux chantiers qui sont ouverts et les actions de la recherche se poursuivent à travers les organismes en charge de ce volet.

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