Aïd El Kebir 2020

Aïd El Kebir 2020

A l’heure du coronavirus

A un mois de l’Aïd et alors que le coronavirus semble vivre une seconde phase en Algérie, le marché aux bestiaux de la ville de Tiaret est bondé de monde.

Sur la toile, tout le monde s’affole devant ces images de l’inconscience des Algériens qui circulent dans ce marché sans aucune protection sanitaire ni respect des gestes barrières. Les internautes exigent des sanctions des plus sévères face à ceux qui violent intentionnellement les mesures préventives. Ils peuvent par leur comportement transformer la fête des Algériens en tragédie nationale. Par ailleurs, citoyens et vétérinaires tirent la sonnette d’alarme afin de rectifier la situation.

Le coordinateur régional de l’Ouest de l’Organisation Algérienne pour la Protection et l’Orientation du Consommateur et son Environnement (APOCE), est très sérieux. Pour lui, ces marchés sont capables de devenir des fiefs du coronavirus en Algérie, en raison de la demande attendue pour l’achat du mouton de l’Aïd El Kebir.

Dans une déclaration au journal El Bilad, le syndicaliste voit le processus de vente appelle à une proximité physique entre les citoyens. Cette proximité peut constituer une menace majeure pour la santé publique. Cela en l’absence du respect des mesures préventives, par à la fois les éleveurs et les citoyens.

Les propositions d’allocation de points de vente  restent insuffisantes à  ces yeux. Il a poursuivi en insistant sur la nécessité d’appliquer des mesures de distanciation sociale et de porter des masques de protection. Le but étant de réduire la propagation du virus.

Aussi, les aliments pour animaux de toutes sortes avec le début de la saison des récoltes ont connu une forte augmentation. Pareille chose augmentera les ennuis des éleveurs. Ces derniers ont été affectés par l’épidémie. Mais aussi par le confinement. Celui-ci a conduit à la fermeture des marchés aux bestiaux et à la rupture des revenus des éleveurs.

Concernant les prix du bétail, le vétérinaire a avancé que les indicateurs actuels suggèrent qu’ils ne connaîtront pas de hausse. Surtout que les éleveurs ont traversé des périodes difficiles après la fermeture des marchés aux pendant plus de trois mois, ce qui les incitera à essayer d’atténuer leurs pertes.

R. Y.

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