Alerte à Sonatrach !

Alerte à Sonatrach !

Par S. Méhalla

Il n’y a pas de pénurie de cadres à SONATRACH, tout juste une crise de confiance. De stabilité. De reconnaissance de vrais cadres à maintenir vaille que vaille pour l’intérêt du pays.

Le constat est que depuis maintenant dix ans, l’interminable valse des PDG du groupe Sonatrach a provoqué un véritable séisme au sein de la ressource humaine. Après le sulfureux et décrié Chakib Khelil et après Méziane, il y a eu : CHEROUATI, ZERGUINE, SAHNOUNEN MAAZOUZI, OULD KEDDOUR, HACHIDI, CHIKHI et, enfin, HEKKAR.

Chaque PDG embarque automatiquement dans ses bagages sa cours et son propre contingent de cadres en chassant les compétences existantes connaissant le terrain, souvent à leur dépend et détriment de cadres valables, éjectés sans la moindre logique. Ce qui a créé une véritable hémorragie de compétences qui ont gagné leurs galons sur le terrain et ce qui multiplie les risques d’instabilité de l’entreprise.

Aujourd’hui, rien de nouveau sous le soleil de SONATRACH, le nouveau patron, M. HEKKAR, vient d’appliquer la recette de ses prédécesseurs sans tenir compte de l’onde de choc négative pouvant affecter les structures opérationnelles du groupe.

Sans verser dans le jugement de valeur, les experts nationaux sont unanimes quant au choix même du dernier PDG. HEKKAR, selon eux, d’emblée au départ, est un très mauvais casting déjà. Un novice n’ayant jamais géré la moindre petite unité pétrolière. Par conséquent, il ne pourra en aucune manière administrer un tel mastodonte, selon eux.

Devant l’absence d’une stratégie définie, bien encadrée, et devant l’absence d’une vision claire quant à la richesse essentielle du pays, garante de souveraineté et de stabilité, ces PDG qui défilent à la tête de SONATRACH ont par le passé pu trouver une liberté et un libre champ à leur improvisation impunie, parfois sans la moindre petite feuille de route intelligente, sérieusement établie.

Cette instabilité de la ressource humaine a aussi suscité un sentiment de confusion parmi les partenaires et investisseurs étrangers se trouvant perplexes face à la multiplicité de leurs interlocuteurs. Une versatilité découlant sur une réelle absence d’indentification du centre effectif de la prise de décisions.   

Il n’y pas si longtemps, le Haut conseil de l’énergie assumait un rôle de rempart solide contre ce genre de «dérapage».

Il est temps, il serait même impératif de diagnostiquer en profondeur la situation du secteur pour sauver ce qui reste à sauver. SONATRACH génère chez les patriotes la même sensibilité que les TAGARIN.

Dont alerte !

S. M.

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