Automobile

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Pas de nouvelles voitures avant 2021

L’Association nationale des concessionnaires automobiles multimarques (ACAM), à sa tête Youcef Nebbache, s’est interrogée sur les raisons du retard dans la publication officielle du cahier des charges d’importation en Algérie des véhicules, en dépit des instructions fermées données par le président Tebboune dans ce sens, ce qui rend l’acquisition des nouvelles voitures par le marché automobile algérien impossible avant 2021.

Les cahiers des charges  pour l’importation de voitures neuves en Algérie ainsi que les pièces de rechange ne sont pas encore publiés dans le journal officiel en dépit des assurances et des instructions fermes données dans ce sens. Le ministère de l’Industrie a fixé auparavant la date de sa promulgation pour la fin du mois de juillet passé. Le retard concerne aussi le cahier des charges d’importation des véhicules de moins de 3 ans ; et celui organisant l’activité du montage automobile.

L’Association des concessionnaires automobiles (ACAM) demande au président Tebboune, d’intervenir personnellement dans ce dossier sensible et lourd. Dans un entretien accordé samedi au quotidien arabophone Echourouk et dont de larges extraits sont repris par le site dzaidail , le président de l’ACAM a fait observer qu’on est presque à la mi-août et il n’y a encore pas de date concernant le retour des importations de voitures, y compris celles nouvelles, pour relancer l’automobile en Algérie.

M ebbache considère que ce retard dans la délivrance du cahier des charges régissant l’importation de voitures neuves ne sera pas sans conséquences sur les opérateurs et l’économie nationale en général. Première conséquence : il n’y aura pas de voitures avec numérotation 2020 en Algérie. La raison tient au fait qu’entre la l libération du cahier des charges et la concrétisation effective de l’opération après la soumission des commandes d’importation et la sélection des concessionnaires automobiles qui remplissent les cirières exigés, beaucoup d’eau coulera sous les ponts.

L’orateur a émis l’hypothèse selon laquelle les autorités temporisent afin de préserver les réserves de change en Algérie. Le président de l’ACAM note que l’absence de voitures sur le marché algérien affecterait négativement la vie des citoyens. Car la voiture est aujourd’hui devenue plus qu’une nécessité. D’autant plus qu’avec l’absence d’un transport collectif en raison du coronavirus et des mesures de confinement, tout ça a démontré que la voiture est une nécessité dans la vie du citoyen algérien. La rationalisation des dépenses ne devrait pas inclure les véhicules ».

R. E.

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