Cela risque de PTT !

La presse nationale et les publications des internautes continuent de dénoncer le manque de liquidités dans de très nombreux bureaux de poste du pays. Hier, par exemple, c’est quasiment dans toute la wilaya de Boumerdes qu’on pouvait déplorer de longue files de clients qui attendent pour un hypothétique retrait à vue. D’aucuns expliquent  la tension par la demande croissante de fin du mois chez les retraités et autres pensionnés, alors qu’il a été annoncé, il y a déjà quelques semaines, que le calendrier des virements  desdites pensions serait révisé et étalé de façon à éviter les rushs. Le Président de la République ayant pointé du doigt des individus malintentionnés derrière cette pénurie persistante de liquidités, ainsi que dans d’autres secteurs importants tels que la gestion de la distribution de l’eau potable, on espérait un retour rapide à la normale. Surtout que des responsables locaux ont été limogés ou suspendus récemment, en guise d’avertissement et de lancement de l’opération de neutralisation des saboteurs affiliés à la Issaba. Comment se fait-il que le secteur de la Poste, traditionnellement plutôt bien géré par rapport à d’autres prestataires publics, s’arrange à désavouer la

Présidence de la République par une insolente récidive qui comment à exaspérer le citoyen? La crise entretenue dans ces bureaux de poste devient une offense  à l’endroit  des pauvres clients agglutinés les uns aux autres en ces temps de virus très contagieux. C’est aussi un affront aux autorités,  jusqu’au Président Abdelmadjid Tebboune qui pourrait une nouvelle fois recourir à des sanctions. Des sanctions qui sauront s’appliquer à un plus haut niveau de  responsabilité quand on remarque que le dernier conseil des Ministres de dimanche a été l’occasion pour le chef de l’Etat d’interpeller le ministre de tutelle de la Poste pour que l’insuffisant niveau de débit de la connexion internet dans le pays soit rehaussé immédiatement à un seuil acceptable. Monsieur Brahim Boumzar, chargé de ce stratégique secteur de la Poste et des télécommunications ferait donc bien de réagir fermement avant que le président Tebboune ne soit obligé de le faire avec une sévérité proportionnelle à la négligence affichée dans la gestion de ces deux prestations publiques essentielles. Laisser des centaines foyers sans le sou en plus d’un déficit général de la connexion, outil de travail indispensable de l’économie nationale, c’est contribuer-passivement ou activement- à provoquer la colère du peuple. Un délit voire un crime qui menace la sécurité nationale. A bon entendeur !

Nordine Mzala

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