Commission mixte algéro-française sur la mémoire

Commission mixte algéro-française sur la mémoire

Benjamin Stora créé la polémique

L’historien français Benjamin Stora a fait savoir le 16 juillet dernier sur sa page facebook qu’il ignorait avoir été désigné par le Président français pour faire partie d’une commission mixte algéro-française sur la mémoire. Cette commission était censée accomplir un travail mémoriel, comme l’a annoncé le président Abdelmadjid Tebboune dans son entretien au journal français Le Point.

Benjamain Stora a affirmé le 16 juillet, dans une réponse sur cette question sur sa page Facebook, qu’il n’existait pas de commission mixte dans ce sens.

La réponse de l’historien français à la question de savoir s’il allait contribuer avec des historiens algériens à une écriture commune de l’histoire de la colonisation a été catégorique. Il a expliqué que sa contribution consistait en “de notes personnelles de réflexions que je dois remettre prochainement, à la demande de la présidence française, sur la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne”. Benjamin Stora affirme : « ll n’y a donc pas, à ma connaissance, de commission mixte d’historiens sur ces questions d’histoires mise en place par les Etats”.

Cette réponse de l’historien s’inscrit en faux des déclarations du président Abdelmadjid Tebboune qui avait affirmé au journal français Le Point que, que lors de son entretien téléphonique, jeudi 9 juillet, avec le président français Emmanuel Macron, ils avaient convenu de désigner deux personnalités pour travailler sur la question de la mémoire. M. Tebboune avait révélé que l’historien Benjamin Stora, co-présiderait la commission chargée d’effectuer ce “travail mémoriel”.

Et de préciser, dans la foulée, qu’il avait donné son accord pour que l’historien représente le France dans cette commission. Il a ajouté que côté algérien, il allait nommer son homologue algérien dans les 72 heures. Les 72 heures se sont écoulées et la nomination du représentant algérien pour co-présider ladite commission n’a pas encore eu lieu. Il convient de relever que des sources médiatiques ont avancé le nom de Abdelmadjid Chikhi, actuel conseiller à la présidence de la république en charge des archives et de la mémoire nationales, à ce poste, sans que cette information ne soit confirmée. Est-ce à dire que c’est le choix de l’Algérie porté sur M. Chikhi qui a remis en cause cette démarche ? Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : il y a un couac dans ce dossier de commission mixte algéro-française pour la mémoire.

Ramdane Yacine

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.