Démantèlement d’un réseau de transfert illégal de devises en France

12 algériens condamnés à la prison ferme

Douze (12) algériens membres d’un réseau qui s’adonnait au transfert illégal de fortes sommes en numéraire et en métaux précieux entre la France, l’Italie et l’Algérie, ont été condamnés, jeudi dernier, à de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Lyon (France).

Les prévenus sont principalement poursuivis pour « exercice illégal de la profession de banquier et blanchiment d’argent en bande organisée », au terme d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Rennes en septembre 2017 puis transmise au parquet de Lyon de novembre 2017 à avril 2018.

Selon l’AFP, le réseau est composé de 13 membres, dix hommes et trois femmes d’origine algérienne. Ils auraient fait transiter à l’étranger plus de 70 millions d’euros en liquide et bijoux.

Le principal donneur d’ordre de ce réseau était absent du procès. Localisé à Dubaï grâce à des écoutes téléphoniques, ce suspect a été condamné à sept ans de prison ferme et un million d’euros d’amende et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, a précisé la même source.

En état de récidive, un autre suspect qui avait été arrêté dans un véhicule transportant 700.000 euros, a lui écopé de 42 mois ferme et de 100.000 euros d’amende.

Trois transporteurs recrutés par ses soins ont été condamnés à deux ans de prison dont 6 mois avec sursis, et leurs épouses à 8 mois de prison ferme et 2.000 euros d’amende pour avoir participé à ces voyages.

Trois autres membres du réseau, dont des collecteurs basés en région parisienne, ont écopé de peines fermes de 18 mois à deux ans. Un autre banquier-collecteur, le seul comparaissant détenu dans cette affaire, a lui écopé de 3 ans fermes. Un treizième accusé, bloqué en Algérie, sera jugé en novembre.

« En plus de ces condamnations, huit des prévenus devront en outre payer solidairement une amende fiscale de deux millions d’euros, alors que le procureur avait réclamé sur requête des services douaniers plus de 10 millions d’euros. Les enquêteurs ont établi que les transporteurs avaient effectué entre 2017 et 2018 de nombreux voyages entre Lyon, Paris, l’Italie et le sud de la France à bord de véhicules chargés d’argent liquide puis de bijoux dans une cache située au niveau des ailes arrières. Une grande partie des bijoux étaient ensuite expédiés en Algérie, évitant ainsi des transferts d’argent onéreux et risqués », selon l’AFP.

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