Droits de l’Homme et consécration des libertés en Algérie

Droits de l’Homme et consécration des libertés en Algérie

La CNDH reconnaît l’engagement de Tebboune

 Le président du CNDH n’a fait que confirmer l’engagement affiché par le président, depuis son élection, le 12 décembre 2019, de renforcer la démocratie, l’état de droit et le respect des droits humains.

Amine Ghouta

«Le président de la République est fortement imprégné de la culture de protection des droits du citoyen et de la conviction que la mission première de l’Etat est la préservation de ces droits » a déclaré le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), à l’issue de sa réception par Abdelmadjid Tebboune. «Nous avons également constaté une forte volonté politique pour la consécration des droits de l’homme, notamment la liberté d’expression, l’indépendance de la Justice, la liberté de constitution d’associations et la liberté de manifester pacifiquement dans le cadre de la loi et la préservation des fondements de l’Etat» a encore soutenu Bouzid Lazhari, reçu par le chef de l’Etat pour remettre le rapport annuel 2019 sur les droits de l’Homme en Algérie. Un rapport qui a été essentiellement axé sur «le Hirak béni originel qui revendiquait les droits de l’homme, des élections régulières et transparentes et l’éradication de l’argent sale» comme l’a affirmé Lazhari. En fait, le président du CNDH n’a fait que confirmer l’engagement affiché par le président, depuis son élection, le 12 décembre 2019, de renforcer la démocratie, l’état de droit et le respect des droits humains. Et il s’agit là des principales revendications du mouvement populaire du 22 février que le président Tebboune a promis de concrétiser. Pour y arriver, il a lancé le chantier des réformes constitutionnelles et a même décidé d’institutionnalisé le Hirak. Des actions qui confirment la nette volonté d’Abdelmadjid Tebboune d’aller vers une Algérie nouvelle où tous les droits seront respectés. Une Algérie dont la Constitution amendée, toujours en gestation, prévoit plusieurs chapitres sur les droits fondamentaux et les libertés publiques, le pouvoir judiciaire ou encore la transparence et la prévention et la lutte contre la corruption. Sur les droits fondamentaux, le texte promet d’importantes avancées en la matière avec des dispositions telles que l’exercice des libertés de réunion et de rassemblement publics sur simple déclaration, liberté de création des associations sur simple déclaration ou encore la consécration constitutionnelle de la liberté de la presse sous toutes ses formes et interdiction du contrôle préalable sur cette liberté. «Le droit à la réparation pour toute arrestation et garde à vue» est aussi une idée forte dans un système ou la garde à vue fait plus partie de la règle que de l’exception. Il y a aussi le renforcement de la liberté de création des partis politiques, la protection de l’exercice des cultes sans discrimination ou encore l’indépendance de la justice. Et pour protéger l’exercice des droits fondamentaux et les libertés publiques contre d’éventuelles velléités d’entraves, la mouture de la loi fondamentale préconise «l’introduction d’une disposition portant obligation aux institutions et pouvoirs publics de respecter les dispositions constitutionnelles en relation avec les droits fondamentaux et les libertés publiques». C’est dire que la mouture de la Constitution proposée et même s’il ne s’agit pour l’heure que d’un avant-projet, tranche totalement avec ses précédentes et s’inscrit totalement dans le respect des droits de l’Homme. Reste un seul point important à réaliser et qui a été d’ailleurs soulevé par le président du CNDH à savoir le rétablissement de « la confiance du peuple qui a appelé à la consécration des droits de l’homme dans tous les domaines, civil, politique, social et économique en concrétisation de l’objectif principal de la Déclaration du 1er Novembre».  C’est précisément, l’objectif premier du chef de l’Etat et de son gouvernement. Tebboune a dès son investiture, tendu sa main au mouvement populaire, invitant les algériens à le rejoindre dans la construction de l’Algérie nouvelle alors que son premier ministre, Abdelaziz Djerad et dans sa première sortie médiatique, après sa nomination a assuré «nous sommes face à de grands défis économiques et sociaux en vue de rétablir la confiance dans notre pays. Nous devons travailler tous, main dans la main, notamment en faisant appel aux compétences du pays pour sortir de cette dure épreuve.» Restera l’épreuve de la pratique…

A.G.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.