Du partage équitable des richesses

Par Rachid Ezziane

Espérons ensemble à une vie meilleure dans un état de droit où le partage des richesses se fera équitablement entre tous les citoyens sans distinction. Mais partager équitablement les richesses d’un pays ne veut nullement dire créer un état rentier ou habituer les citoyens à la fainéantise où l’on doit obligatoirement subventionner des produits de larges consommations. Il s’agit encore moins de dividende pétrolier à distribuer. Ça ne veut non plus dire partager sans considérer l’effort, la compétence et l’intelligence. Au contraire, dans le partage équitable des richesses, l’effort et la compétence priment sur tout, sans oublier, bien-sûr, les démunis et les personnes fragiles. Dans un état égalitaire, c’est la justice qui fait l’égalité par la légalité. Et le respect du citoyen engendrera le bon citoyen.  

Car comment peut-on convaincre un citoyen qui trime durant toute sa vie sans pouvoir arriver à manger à sa faim tout en voyant ceux qui ne travaillent pas se goinfrer jusqu’à l’étouffement ? Comment peut-on intéresser les jeunes à la chose politique quand les politiques, tout acabit confondu, ne leur montrent que le côté néfaste de la politique de la famille, des amis et la « contrenature » ? Aussi, quand tout est verrouillé.

A mon humble avis, le seul programme politique qui peut, de nos jours, (et la chose est valable pour tous les pays du monde) se targuer de programme réussi, et que l’ensemble des citoyens portera à bras le corps, est incontestablement celui qui saura maîtriser la balance de l’équité. « El-insaf » entre tous les citoyens où qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Ce n’est pas qu’un salaire et un emploi. Partager équitablement les richesses c’est aussi mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Selon la compétence et la moralité. Partager la manne publicitaire entre tous les médias sans distinction pour un service public si on le veut professionnel et libéré de toute idée partisane. Faire en sorte que l’information est un droit du citoyen et un devoir du journaliste. Faire en sorte que les riches ne profitent pas des subventions réservées aux plus démunis. Réduire la disparité des salaires pour la création d’une classe moyenne, véritable colonne vertébrale de toute économie productrice. Et plus que tout, inculquer, dès les premières années de l’école, que la richesse d’un peuple commence par le travail et l’obéissance à la loi qui, sans distinction d’aucune considération, est appliquée pour tous avec la même rigueur. Vivre dans un pays où les richesses sont distribuées équitablement c’est surtout n’avoir pas peur de son gouvernement ni de sa justice. Encore moins avoir peur de dire ce qu’on pense.

L’équité dans le partage des richesses c’est aussi écouter son peuple. Croire en ses aspirations. Valoriser sa jeunesse. La laisser s’exprimer en toute liberté. Partager équitablement les richesses c’est unifier toutes les composantes de la société autour d’un idéal de droit et de justice.

R.E

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