Hymne à la jeunesse

Hymne à la jeunesse

C’est un 5 juillet particulier que s’apprêtent à fêter les Algériens. Pour la première fois de l’histoire, ils célébreront la journée de l’indépendance nationale et de la jeunesse dans des conditions sanitaires qui interdisent tout rassemblement. Mais, c’est l’occasion de se rappeler que le 5-Juillet c’est aussi la fête de la jeunesse. Une jeunesse durement frappée par les effets de la pandémie de la Covid-19.

Selon l’étude menée au niveau mondial par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), parmi les moins de 29 ans, un jeune sur six a arrêté de travailler depuis l’apparition de la Covid-19. Les micros, petites et moyennes entreprises, qui peuvent offrir des emplois aux jeunes, font face à des contraintes drastiques en raison de la baisse d’activité induite par le confinement.

La formation et l’enseignement ont été également massivement perturbés et, en conséquence, 50 pour cent des apprenants ont indiqué qu’ils termineraient leurs cursus en retard, tandis que 10 pour cent pensent ne pas pouvoir les terminer, selon l’étude.

Pour le gouvernement, un des facteurs du chômage en Algérie « réside dans la faiblesse de la croissance économique du pays, qui peine à créer suffisamment de postes d’emplois permettant d’absorber la population jeune en forte augmentation ». Or, l’Algérie comme le reste des pays, subit la crise sanitaire et ses effets sur le plan économique avec un impact significatif sur la croissance, ce qui accentue le niveau de chômage.

Aussi, la suspension de l’enseignement et de l’éducation va se répercuter sur la qualité de la formation, déjà déconnectée des besoins du monde économique et du marché du Travail comme le reconnait le gouvernement. C’est la première fois que les jeunes lycéens vont passer un bac préparé sous confinement.

À l’occasion de ce 58ème anniversaire de la fête de l’indépendance nationale et de la jeunesse, célébrés dans des conditions inédites, les jeunes ont besoin de réponses concrètes à leurs aspirations légitimes et non plus à des slogans usés, utilisés par le passé leur promettant la transmission du flambeau et des responsabilités aux plans politiques et socioéconomiques.

Le Président de la République l’a déclaré, lors d’un conseil des ministres, « les jeunes ont besoin de choses concrètes ». Ils ont besoin d’emplois en rapport avec leurs qualifications, d’une formation de qualité mais aussi d’un environnement social qui répond aux attentes d’un jeune d’aujourd’hui.

La désignation de deux ministres jeunes à la tête de départements concernés directement par la création d’écosystèmes favorables aux jeunes, le ministère délégué de la micro-entreprise et le ministère délégué de l’économie de la connaissance et des Startups, est un premier signal de la volonté du gouvernement d’apporter des solutions à une jeunesse qui a un vrai potentiel et qui ne demande que la chance de pouvoir exprimer son talent, loin de toute assistance sociale. Samir D.

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