Laissons-la heureuse !

Par S. Méhalla

Des décennies de faux dévots, d’autres de faux bourgeois. Une crampe de grandeur qu’a vécu l’Algérie à un moment crucial de son destin. Le moment est conjugué au mode au doute. À l’incertitude. Elle est inhérente à la gestion. Et ce n’est guère une spécificité de notre pays que de subir un monde de plus en plus incertain. Le monde en souffre de maux anciens et nouveaux. De maux modernes qui nous démontrent que l’humain n’a pas vraiment avancé dans sa propre construction. Dans sa sécurité. Dans sa vision philosophique qui le relie à la nature. Le monde, le moins que l’on puisse dire, va mal. En appelle à un recadrage de l’humain. De la société. Du vivre ensemble. Au respect de la nature et de l’humanisme méconnu par l’homme lui-même que le monde en appelle à tue-tête. À la menace, il en craint, que quelque chose de grave risque de se passer si nous persistons à creuser l’écart entre le raisonnablement humain et le sauvagement prédateur. Oui, l’homme est devenu prédateur de lui même. Autodestructeur…

Que faire ? Savoir en profiter de l’incertitude. Quand elle n’est pas synonyme de risque, quand elle ne peut être que bénédiction. Une source d’opportunité. Une énergie de tout surmonter, s’adapter, s’ouvrir à de nouvelles visibilités. Car l’incertitude n’est jamais fatale. Elle est l’art de rendre certain ce qui ne l’est pas.  C’est l’art d’inventer, de trouver des solutions matérielles à l’incertain, trouver une dynamique à cette société en perpétuel changement qui est le sens même de la vie : donc de l’incertitude.

Depuis le 12 décembre dernier le peuple algérien vit une nouvelle ère avec un nouveau staff au pouvoir bénissant le jour où le peuple a dit non à une continuité voulue.

Le changement a eu lieu et avec des prémices d’espoir, de concrets engagements d’une vie meilleure pour la société.

Au delà de la crise sanitaire que vit le monde et notre pays, le changement radical des procédés de gouvernances, de communication, de gestion, d’apport de solutions est perceptible même si une bureaucratie décriée reste à abolir des foyers résistants et qui suscitent le doute et l’incertitude. Celle-là ne tardera pas à se dissoudre dans la volonté d’un pouvoir changeant positivement à présent. La morale : laissons-la heureuse, cette incertitude qui pollue notre atmosphère !

S. M. 

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