L’ancien général Abdelmadjid Medjahid installé à sa tête

L’ancien général Abdelmadjid Medjahid installé à sa tête

L’INESG renaît de ses cendres

Créé en 1984, sous la présidence de feu Chadli Bendjedid, l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) a connu ses lettres de noblesse sous Liamine Zeroual, lorsqu’il fut dirigé par feus Djilali Liabès et M’habmed Boukhabza, d’éminents professeurs et intellectuels assassinés tour à tour par la horde terroriste durant les années 1990.

Le président Abdelmadjid Tebboune, conscient de l’importance d’avoir une visibilité sur les questions stratégiques locales, régionales et internationales qui engagent l’avenir de la Nation, a décidé de réhabiliter ce temple de la réflexion qui a été réduit au silence durant ces deux dernières décennies. Comme si le travail de décapitation méthodique orchestré par la mouvance obscurantiste qui a étêté toutes les esprits bien pensants, ne suffisait pas

Ainsi, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a présidé, jeudi à Alger, au nom du président de la République, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, la cérémonie d’installation de M. Abdelaziz Medjahed dans ses fonctions de nouveau directeur général de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG).

M. Djerad a affirmé à cette occasion que la désignation d’un nouveau directeur général pour cet Institut illustre « l’intérêt particulier qu’accorde le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune à cette importante institution et traduit également la forte volonté d’insuffler une nouvelle dynamique dans le domaine des études de stratégie globale en tant que socle pour la concrétisation des engagements et autres objectifs tracés pour l’édification d’une Algérie nouvelle ». A l’instar du conseil nationale économique et social (CNES), réhabilité auparavant par le chef de l’Etat par le désignation d’un nouveau président et la fixation d’un cahier des charges consistant à accompagner le gouvernement dans ces multiples tâches sur le terrain, l’INESG est appelé sous la houlette de M. Medjahed a produire l’idée qui sera transformé en action par l’executif.

Pour sa part, M. Medjahed a estimé que son installation dans ce poste de responsabilité dénote « une réelle volonté de changement » à même de permettre à l’Algérie d’occuper la place qui lui sied dans les forums internationaux.

« Ce choix traduit également la forte volonté d’insuffler une nouvelle dynamique dans le domaine des études de stratégie globale, en tant que socle pour la concrétisation des engagements et objectifs tracés pour l’édification de l’Algérie nouvelle, notamment en matière de réforme de la gouvernance de l’Etat et ses institutions, à même de permettre à l’Algérie de recouvrer la place qui lui sied dans les forums internationaux », a ajouté M. Djerad.

« Cet objectif suprême ne saurait être atteint qu’à travers la mobilisation des compétences nationales pour asseoir les fondements solides d’une politique extérieure dynamique et proactive et d’une diplomatie offensive, et assurer la protection des intérêts du pays, outre le renforcement de la sécurité et de la défense nationales ».

« Le choix de Abdelaziz Medjahed, un des meilleurs cadres du pays, dénote la forte détermination à réaliser ces objectifs, en ce sens qu’il mettra à profit sa haute compétence et sa grande expérience acquises tout au long de sa carrière riche et des postes de responsabilité militaires et civiles qu’il a eu à assumer », a poursuivi M. Djerad.

Pour ce faire, poursuit M. Djerad, « il est impératif de réhabiliter et de redynamiser le rôle pionnier de l’INESG en tant qu’outil d’aide à la prise de grandes décisions à travers l’élaboration d’analyses et d’études futures à mettre à la disposition des hautes autorités du pays concernant les différentes questions stratégiques de la vie nationale et internationale, à même d’expliquer les facteurs et les relations qui jouent un rôle décisif dans les domaines politique, économique, social et culturel ».

l’INESG « est appelé aujourd’hui à effectuer des études futures, des analyses et des recherches approfondies permettant de s’enquérir des développements accélérés de la société dans un cadre global tenant compte des mutations internes et internationales », a-t-il dit.

Ces actions prospectives -ajoute le ministre- devront permettre aux institutions de l’Etat « d’élaborer et d’adapter leurs politiques au service du citoyen, en adéquation avec ses aspirations et en faveur de l’intérêt général. Il s’agit là également d’élaborer des politiques de développement dans tous les domaines sur des bases solides fondées sur l’approche, les connaissances scientifiques, l’exploitation optimale des technologies, l’investissement et la valorisation des hautes compétences que recèle notre pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ».

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