Le gouvernement se cherche une solution

Le gouvernement se cherche une solution

Abdelaziz Djerad a réuni hier les partenaires sociaux et les opérateurs économiques. Son but est de trouver rapidement une solution à la crise économique que traverse le pays, rendue encore plus alambiquée par la crise sanitaire du Covid-19. Il s’agit pour le Premier ministre de faire le point et d’établir un état des lieux pour mieux se préparer à affronter la situation car il sait pertinemment aujourd’hui que le plan d’action qu’il a préparé pour le mise en application du riche programme du président de la République est complètement chamboulé.

Les dépenses imprévisibles subies par l’Etat pour la prise en charge de la pandémie mais aussi pour aider les couches vulnérables qui se sont retrouvées sans revenu en raison de la crise induite par le virus, ne sont pas sans conséquences sur le plan d’action initialement tracé pour la relance économique. Djerad doit prendre ses devants, il y a lieu donc d’agir vite. Surtout s’il en rappelle que la rencontre, la première du genre depuis la nomination du gouvernement, a été décidée par le chef de l’Etat dès son investiture. Abdelmadjid Tebboune avait alors appelé le gouvernement à la prise de mesures pratiques pour accélérer la mise en place d’un nouveau modèle économique basé sur la diversification du développement et l’économie du savoir, en sus d’une nouvelle politique d’industrialisation orientée vers les industries petites, moyennes et émergentes. Il avait également prévu de recourir aux ressources naturelles nationales non exploitées afin de compenser la baisse des recettes hydrocarbures mais aussi de développer la culture saharienne pour réduire les importations. De grandes ambitions qui, si elles venaient à être concrétisées, pourraient certainement faire connaître à l’Algérie une ère beaucoup plus prospère. Mais, car il y a mais, le coronavirus, l’invité surprise de la planète, a fait qu’aujourd’hui que les calculs sont faussés. L’Etat a fait des réductions atteignant les 50% sur le budget de fonctionnement dans le but de relancer la machine mais il dû dépenser pour affronter le virus. Il a prévu de soutenir les entreprises pour leur permettre de diversifier leurs productions et de se lancer dans de nouvelles. Il sera dans l’obligation de leur porter secours pour leur éviter de mettre les clés sous le paillasson. Il ne faut pas aussi oublier le chômage, conséquence directe du coronavirus non pas seulement en Algérie mais dans le monde entier.

La situation de confinement et les conséquences de l’épidémie sur le marché du travail limitent dramatiquement les opportunités d’offres pour les demandeurs d’emploi. C’est dire que le chemin est périlleux et sans l’argent, nerf de la guerre, les choses ne seront pas faciles. Le gouvernement Djerad qui risque de se retrouver dans un cercle vicieux : par manque de revenus des hydrocarbures, il aspire à diversifier l’économie et donc les exportations mais pour mener sa relance économique, il doit trouver les fonds nécessaires.

A.G.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.