L’Editorial du dernier numéro de la Revue El Djeïch sans équivoque

L’Editorial du dernier numéro de la Revue El Djeïch sans équivoque

L’ANP fera face au «complot»

Pour El Djeïch, toutes les tentatives «visant à priver le peuple de son droit au changement radical (…) seront vouées à un cuisant échec»

Amine Ghouta

L’armée, tout autant que le président de la République auparavant, attestent de l’existence d’un complot qui vise à déstabiliser l’Algérie. Dans son dernier éditorial, la revue El Djeich, la voix officielle de l’armée, a évoqué clairement l’existence de contraintes «créées à dessein, dans le but d’alimenter les tensions sociales et d’ébranler la stabilité du pays». Annonçant que le changement « global et radical », tel que revendiqué par le peuple algérien, « est déjà en route et avance à pas sûrs », l’éditorial  revient sur les entraves «objectives et imprévues» qui ont retardé cette démarche en citant en exemple la pandémie du coronavirus. Il ne manquera cependant pas d’affirmer qu’il existe d’autres obstacles mais cette fois, il ne s’agit nullement de cas de forces majeures mais d’une opération fomentée qui ne pourra cependant pas aboutir car, comme l’affirme la revue El Djeich, l’armée «demeure le garant de notre intégrité territoriale, de notre souveraineté nationale et de l’unité de notre peuple». Il y a lieu de rappeler, à ce propos que le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune avait affirmé, début août que l’Algérie était la cible d’une «manœuvre visant à susciter la colère populaire à travers des contestations fomentées pour attenter à la stabilité nationale dans le cadre d’agendas de forces connues».  Intervenant à l’ouverture de la 2ème Rencontre Gouvernement-walis, le Président avait indiqué, dans ce sens, que l’Algérie était ciblée par ces forces «qui œuvrent à susciter la colère du citoyen, devenu en raison de l’écart créé entre lui et son Etat, une proie facile à ces parties suspectes et à leur argent sale». Revenant sur les deniers incidents «douteux» comme le faible débit Internet, les feux de forêts, la coupure d’eau et d’électricité ou encore le manque de liquidité, Abdelmadjid Tebboune avait assuré aussi que «leurs tenants et aboutissants seront dévoilés et leurs auteurs poursuivis». Dans le même sillage, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad avait alors révélé que les phénomènes liés au manque de liquidité au niveau des bureaux de poste, aux feux de forêts et aux perturbations de l’alimentation en eau potable (AEP), ainsi que les coupures d’électricité enregistrées dans plusieurs régions du pays étaient des «actes prémédités» visant à «créer la fitna et l’instabilité». L’éditorialiste d’El Djeich a joint sa voix à celles des premiers responsables du pays en soutenant que ces actions de sabotage n’ont qu’un seul but à savoir faire avorter l’avènement d’une nouvelle Algérie dont les «les prémices commencent à poindre à l’horizon». Il en veut pour preuve «une ferme détermination à imprimer une réelle impulsion au développement national, en particulier au niveau des zones d’ombre qui ont souffert, des années durant, de la marginalisation, alors qu’au plan extérieur notre pays a renoué avec son leadership à l’échelle régionale et internationale». Afin de réussir «l’instauration de l’Etat de droit, la concrétisation des revendications légitimes du peuple et l’élimination de l’héritage des 20 dernières années», l’éditorialiste d’El Djeïch estime nécessaire «la conjugaison des efforts de tous et le resserrement des rangs afin de renforcer et consolider le front interne, unifier les rangs, susciter l’espoir en l’avenir et, par là même, résoudre progressivement les problèmes accumulés». Un appel subtil à tout le peuple afin de contribuer au «renforcement de la stabilité nationale et à la mise en échec de toute tentative des forces opposées au changement d’ébranler cette stabilité» soutient la voix de l’ANP non sans rappeler les propos du président Tebboune qui avait déclaré que «La bataille du changement radical qui a sa logique, ses outils, ses hommes et ses sacrifices, se poursuivra inexorablement quel qu’en soit le prix (…)». Pour El Djeïch, toutes les tentatives «visant à priver le peuple de son droit au changement radical et de permettre aux compétences nationales loyales de gérer les institutions de l’Etat, conformément à une nouvelle approche, loin de la politique de la fuite en avant, seront vouées à un cuisant échec» car rien ne pourra se mettre sur le chemin du peuple qui a «la ferme volonté de tourner la page du passé et de mobiliser toutes les énergies et les ressources pour redresser le pays».  L’éditorialiste reste persuader que rien ne déviera l’Algérie «de la voie qu’elle a empruntée avec conviction pour atteindre les objectifs fixés» dont principalement «assoir les fondements de la nouvelle Algérie, représentée par l’organisation d’un référendum sur la révision constitutionnelle afin de permettre au citoyen d’exprimer son avis sur l’avenir de son pays et de participer efficacement à l’établissement d’une Algérie forte, unie et stable». Et à l’heure où le pays s’engage dans la bataille du changement radical, l’Armée rappelle qu’elle garde un œil bienveillant sur la stabilité du pays et  l’unité de son peuple.

A.G.

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