Les blouses blanches «hors de danger»

Les blouses blanches «hors de danger»

L’amendement assurant leur protection adopté par le conseil du gouvernement

Il traduit la reconnaissance de la Nation entière, aux efforts et sacrifices consentis par le corps médical pendant cette crise sanitaire

Amine Ghouta

C’est fait, le personnel médical est désormais protégé par la loi. Dans sa réunion hebdomadaire, le gouvernement a endossé l’avant-projet de loi qui prévoit un amendement portant sur la protection du corps médical. Cet amendement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision du Président de la République tendant à renforcer et à consolider, par un texte de loi, la protection des personnels de la santé. «Il traduit la reconnaissance de la Nation entière, aux efforts et sacrifices consentis par le corps médical, paramédical et administratif des établissements de santé publics et privés, notamment pendant cette crise sanitaire induite par la pandémie du Coronavirus (Covid-19), ainsi que l’engagement résolu à améliorer sensiblement leurs conditions de travail et les prémunir de toute forme d’agression ou de violence physique ou verbale, ainsi que des atteintes à l’intégrité des établissements de santé et à la dignité des patients», a souligné le ministre de la justice dans son intervention devant le conseil. Il faut dire qu’à peine le chef de l’Etat a instruit son gouvernement pour mettre le holà aux agressions des blouses blanches qui sacrifient leurs vies en faisant face à la crise sanitaire, que l’appareil judiciaire s’est mis en branle et plusieurs condamnations ont déjà été prononcées. Abdelmadjid Tebboune s’est voulu ferme et intransigeant en annonçant, il y a quelques jours, sa décision de durcir les sanctions à l’encontre des agresseurs des staffs médicaux qui risquent dorénavant des peines allant de 5 à 10 ans de prison ferme pour un tel délit. Outre ce projet de loi, le gouvernement a examiné et adopté le projet de décret exécutif fixant les conditions et les modalités d’ouverture, de gestion et de clôture des comptes courants postaux. Ce projet soumis par le ministre de la Poste et des Télécommunications se veut « une référence réglementaire visant à encadrer cette partie des services financiers postaux, concédés à l’opérateur Algérie poste. Il s’inscrit dans la démarche, prônée par les pouvoirs publics, consistant au développement de l’inclusion financière et la facilitation d’accès au système financier». Trois autres projets de décret ont été présentés par le ministre de l’Industrie. Ils portent respectivement sur la promotion et le développement de l’activité de conception et de production des composants, des pièces, et d’accessoires destinés à la sous-traitance industrielle, les conditions et modalités de l’exercice des activités de production des équipements électroménagers et électroniques et les conditions et modalités d’octroi des autorisations de dédouanement pour des chaînes et des équipements rénovés dans le cadre des activités de production. Le ministre du secteur a expliqué que ces projets s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du plan de relance économique qui vise de créer une véritable base de sous-traitance et de développement de l’intégration nationale, à travers des mesures incitatives en faveur des PME/PMI, notamment celles activant dans les industries mécaniques, électriques et électroniques.

A.G.

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