Les frontières de l’Algérie vont rester fermées

Coup dur pour le secteur du tourisme

Toutes les frontières de l’Algérie vont rester fermées jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19, a annoncé le 28 juin dernier le président Abdelmadjid Tebbboune, face à une recrudescence des cas de contamination.

Ayant présidé une réunion du conseil des ministres, M. Tebboune a décidé du « maintien de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes jusqu’à ce que Dieu nous libère de ce fléau », selon un communiqué de presse diffusé par l’APS.

Paradoxalement, l’Algérie décide de reconduire la décision de fermeture de ses frontières aériennes, terrestres et maritimes avec le monde datant du 19 mars 2020, alors qu’elle venait tout juste dans une liste de quatorze pays dont les voyageurs étaient admis dans l’Union européenne (UE) à parti du 1er juillet. Il convient de nuancer là aussi étant donné que l’UE a reporté sa décision finale sur cette liste, faute d’accord entre Européens.

L’Algérie a entamé un processus de déconfinement à compter du 1er juin en autorisant la réouverture de certains commerces et métiers, les plus touchés par les conséquences de cette pandémie du Covid-19. Cependant, presque un mois après c’est le désenchantement total. L’indiscipline des citoyens et le laxisme de certaines autorités chargées de faire respecter les consignes de sécurité ont fait repartir à la hausse le nombre des contaminés. On parle désormais d’une deuxième vague du Coronavirus.

En effet, l’Algérie est en proie à une flambée de foyers d’infection, en particulier à l’est (Sétif) et au sud-est du pays, due selon les autorités au non-respect des règles de prévention. 305 nouveaux cas de Covid-19 ont été diagnostiqués en 24 heures, dimanche dernier.

Le président de la république lui-même a été contraint de s’exprimer sur cet état de fait en dénonçant « les comportements de certains citoyens qui veulent faire croire aux autres que le Covid-19 n’est qu’un mythe à visées politiques », une accusation ciblant le mouvement populaire anti-régime, le Hirak, qui tente de se remobiliser après une longue période de démobilisation due au confinement sanitaire obligatoire.

Pour ce faire, Abdelmadjid Tebboune a plaidé pour « le durcissement des sanctions à l’encontre de tous les contrevenants ». Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes.

Dans la foulée, le chef de l’Etat a enjoint son premier ministre de prendre des mesures pour « briser la chaîne de contamination et de circonscrire les foyers épidémiques », selon le communiqué du Conseil des ministres.

S’exprimant à ce sujet, le président du Conseil l’ordre des médecins Mohamed Bekkat a dit que « c’est le résultat d’un relâchement et d’une sorte de laisser-aller, en particulier dans certaines wilayas comme Sétif et Biskra », dans une déclaration faite à l’AFP jeudi dernier.

L’Algérie a enregistré 13 273 cas de contamination et près de 900 décès depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février.

R. N.

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