Les retraités de l’ANP reçus par un conseiller de Tebboune

Les retraités de l’ANP reçus par un conseiller de Tebboune

Abdelhafid Allahoum crève l’abcès

Cela fait des années que des retraités et invalides de l’ANP protestent pacifiquement pour réclamer leurs droits sociaux. Or, il semblerait que cette fois, ils pourraient avoir gain de cause si l’on se fie à la dernière rencontre au niveau de la Présidence de la République où le conseiller d’Abdelmadjid Tebboune, Allahoum Abdelhafid, aurait su convaincre les braves anciens soldats et leurs ayant-droits de leur prise en charge effective et juste.

Le président Abdelmadjid Tebboune a donc confié le dossier à un conseiller, homme de confiance qui a été député par le passé, cadre dans le secteur des finances et connu pour sa disponibilité au dialogue.

Dialogue à El Mouradia

Abdelhafid Allahoum, puisqu’il s’agit de lui, a été rappelé justement de sa retraite tranquille pour servir le pays par le nouveau président, en janvier dernier. Discret et expérimenté, il aurait su trouver les mots pour apaiser l’inquiétude des représentants des retraités de l’ANP désabusés et en colère après des années de revendications sans suite. Il faut rappeler qu’il y a quelques jours, les protestataires venus de toutes les régions du pays ont vu les portes d’Alger se fermer à leur arrivée mais ont très vite reçu une invitation au dialogue. Parole tenue dans la journée de lundi, à El Mouradia, avec plus que des promesses. Des engagements.

L’engagement de Tebboune

On est donc passé d’une répression particulièrement appuyée en août 2019 à plus de sérénité face aux revendications sociales des ex-soldats dont de nombreux invalides réclamant revalorisations des pensions et primes d’invalidité notamment. Il faut dire que le président Tebboune avait promis en janvier dernier à l’occasion de sa visite au siège du ministère de la Défense nationale (MDN), « la prise en charge des revendications des retraités de l’ANP et des invalides de la tragédie nationale pour clore ce dossier définitivement ». Avant-hier, le conseil Abdelhafid Allahoum chargé des relations extérieures  a fait part de cette avancée significative : «Lors de cette réunion, il a été convenu de l’impératif de recueillir les dossiers des retraités de l’ANP ayant accompli leur service pendant l’état d’urgence et de les soumettre, dans les meilleurs délais possibles, aux autorités concernées en vue de bénéficier de la prime d’invalidité dans un délai ne dépassant pas la fin de janvier 2021.»

Echéance 2021

Pour l’heure, aucun détail n’a été donné au sujet des nombreux points de revendication portés par les retraités ou leurs ayant-droits, au nombre de 36 au départ, concernant la revalorisation des pensions de retraites, l’indemnisation des radiés avec effet rétroactif depuis la date de leur radiation, la réintégration des éléments encore en âge de servir, le dédommagement de leurs congés annuels non pris durant la décennie noire sous l’état d’urgence, la révision des valeurs pensions des invalides de l’armée, la priorité à l’accès au logement…Certaines revendications ayant déjà été traitées par les autorités ou abandonnées par les concernés. L’échéance est donc fixée à la fin de l’année prochaine pour un traitement global, ce qui a rassuré les militaires à la retraite selon les premières réactions perçues sur les réseaux sociaux.

La Présidence en renfort

Notons que cette rencontre vient renforcer celle qui s’est tenue mardi 18 août 2020, au Cercle National de l’Armée à Béni Messous. Le MDN avait réitéré «sa détermination et son engagement à l’étude et le traitement minutieux et rigoureux de ces revendications et préoccupations, et ce, dans le cadre des lois de la République et des réglementations en vigueur, à même de promouvoir les conditions sociales et de vie de toutes les catégories de ses personnels ». Formule qui n’avait pas réussi à convaincre puisque quelques jours plus tard les retraités ont tenté un rassemblement à Alger. L’intervention de la Présidence de la République par la voix du conseiller Allahoum Abdelhafid semble avoir apporté la garantie d’un dénouement heureux pour l’échéance 2021. Il reste aux autorités à lancer les démarches concrètes pour attester de leur bonne foi.

Nordine Mzala

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