L’Etat s’engage à protéger l’emploi

L’Etat s’engage à protéger l’emploi

Rencontre du Premier ministre/partenaires sociaux/opérateurs économiques

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a rencontré hier les partenaires sociaux et les opérateurs économiques dans le but de mettre en place une commission de sauvegarde chargée d’évaluer les incidences causées par la pandémie du Coronavirus. Plusieurs membres du Gouvernement ainsi que des représentants d’organisations patronales, d’associations professionnelles, de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), du syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) et du Conseil national économique et social (CNES) ont pris part à cette rencontre qui intervient en application des instructions du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Cette commission élaborera un rapport qui sera examiné comme premier point à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil des ministres du 26 juillet 2020. En prenant la parole, M. Djerad a affirmé que le dialogue avec les partenaires socio-économiques «est une condition sine qua non pour la réussite du processus de redressement du pays face aux incidences de la pandémie de la Covid-19». Il a estimé que devant la multitude des défis à relever, «cet objectif légitime ne saurait être réalisé sans la conjugaison des efforts communs des autorités publiques et des partenaires sociaux dans un climat empreint de confiance, d’entraide et de complémentarité dans le travail». Insistant sur la nécessité de procéder à une évaluation des incidences socio-économiques induites par la pandémie en «toute objectivité et loin des surenchères», le Premier-ministre a expliqué qu’il ne s’agit nullement, à travers cette évaluation, «de rechercher l’opportunité d’accéder aux ressources publiques sans contrepartie ou d’obtenir d’indus-avantages, mais il est plutôt question d’une opération indispensable, à même d’assurer une meilleure répartition des ressources». Il s’agit de «préparer l’après-crise sanitaire et de préserver aussi bien chez les entreprises que chez les travailleurs, un engagement solide dans la nouvelle bataille pour le redressement économique de notre pays», a affirmé encore M. Djerad reconnaissant tout de même que la relance socio-économiques ne peut se faire «sans des entreprises équilibrées et un pouvoir d’achat suffisant pour les ménages, afin de booster la dynamique économique». Il faudra donc soutenir les entreprises mais pas toutes. Djerad va s’expliquer en rappelant qu’il n’y a plus désormais aucune différence entre l’entreprise publique et l’entreprise privée mais « il y a bel et bien des entreprises productives et compétitives qui œuvrent au développement du pays et à la création de la richesse et d’emplois, et d’autres entreprises qui n’ont qu’un seul souci, amasser les richesses au dépens de l’investissement et de l’intérêt général».  Mais si l’Etat ne soutiendra pas toutes les entreprises, il veillera cependant à protéger les postes d’emploi et les capacités de production nationale. «Le Gouvernement veille à s’acquitter pleinement de son rôle dans la lutte contre cette pandémie et réaffirme son engagement à protéger les postes d’emploi et les capacités de production nationale, à travers la protection des travailleurs et des entreprises publiques et privées, en cette conjoncture difficile», a déclaré M. Djerad réitérant «l’engagement du Président de la République à garantir l’équité totale dans le soutien aux entreprises et aux travailleurs en difficulté, que ce soit entreprises publiques ou privées».

Amine Ghouta

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