Lisbonne Finale ligue des champions

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 Le Bayern pour la 6e fois !

Par Amar Zentar

 Une finale, disait un illustre coach ne se joue pas, elle se gagne. Et tout en effet est dans la nuance de taille forcément. Sinon ma foi autant les Parisiens de Tuchel l’entraineur Allemand ont fait mieux que résister en première mi-temps en faisant bonne garde en défense sous la férule de l’impérial Thiago Sylva leur emblématique capitaine Portugais, autant en seconde mi-temps, ils auront baissé le rythme. Tandis que le Bayern jouait plus haut, combinait mieux faisant parler à la fois et la fougue de la jeunesse (le français Coman sans conteste l’homme du match et ex Parisien pour la petite histoire) et ces vieux briscards de Lebandowski-Muller au sens du but patent et ravageur, partant. Tant ils sont aussi rayonnants en Bundesliga (doublé coupe championnat) que dans les compétions Européennes. Et même lorsqu’ils ne marquent pas, ils s’avèrent de redoutables passeurs. Possédant, par ailleurs, toutes les qualités requises pour perturber (au moins) les meilleures défenses. Et trouver la faille là où personne ne s’y attend…Sinon ils ont cette chance exceptionnelle d’en référer souvent au « puritain » Coman  pour ponctuer, de manière magistrale, soit par son propre talent, soit en sachant exploiter à bon escient le travail de ses coéquipiers altruistes. Coté PSG, cette tendance excessive à trop compter sur un Neymar (vraiment à mille lieues de l’essentiel) et de sa valeur intrinsèque in déniable, finit par sanctionner quelque part d’autres alter egos à l’instar d’un Mbappé ou d’un Di Maria, eux-mêmes au-demeurant versant, par endroits, dans la facilité sinon un individualisme de mauvais aloi pour le moins. Car ce n’est surement pas inventer le fil à couper le beurre que de leur imputer ce malheureux péché mignon ou revers de la médaille. Le foot pour rappel, sauf circonstances exceptionnelles dictées et ou imposées par la direction du jeu est d’essence purement collective. En ce que tout le  monde joue pour tout le monde. Les individualités astreintes à se fondre dans le collectif en fonction de leurs missions individuelles et du contenu du jeu qui ne cadre pas toujours avec le superflu ou les fameuses fioritures peu rentables pour le groupe au final. Autrement dit il existe sur le terrain des opérations un véritable cahier des charges imposable à tous. Sur ce chapitre précis les deux équipes ont fait montre d’un bloc soudé (surtout en défense pour les Parisiens), bien que dépourvu, pour ces derniers, d’un réel patron, Neymar ayant, par sa petite forme « trahi » la bande à Tuchel. Qui possède, n’est-ce pas en la personne de Navas un immense gardien à l’image de cet autre gigantesque portier qu’est Neuer si vigilant et déterminant dans le succès étriqué mais mérité de ses coéquipiers. Qu’il a tant rassurés par ses interventions appropriées et ses parades autant spectaculaires que déterminantes en dernière instance. Car des gardiens de sa trempe il faut vraiment les trouver…Certes lors du deuxième half il n’aura pas eu grand-chose à faire tant se attaquants ont évolué un cran au-dessus multipliant les rush contre les sociétaires du parc des princes auxquels l’insaisissable Coman par ses crochets meurtriers donnait inlassablement l’assaut. Et n’eut été le charismatique capitaine Parisien au four et au moulin, le score aurait pu être autrement plus lourd. Sinon ma foi rendons grâce à cette équipe « Parisienne » d’être parvenue à ce stade ultime de la compétition, (après l’OM en 93) sans toutefois décrocher le trophée, de ne pas avoir été ridicule sur l’ensemble de la confrontation. Mais à cet ultime stade, une finale ne se joue pas , elle se gagne…

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