Marché de la publicité publique

Marché de la publicité publique

Amar Belhimer fixe les règles

Une grande rencontre a eu lieu hier entre les responsables de la presse et des médias nationaux et l’ANEP sous la présidence du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amar Belhimer. Ce dernier qui tient à assainir le secteur et d’y mener de profondes réformes, à donner un deadline jusqu’à janvier 2021 à tous les professionnels pour l’entrée en vigueur des nouveaux critères décidés notamment dans le marché de la publicité. Le ministre a commencé par affirmer que la tutelle ne s’ingérera nullement dans l’administration et la gestion d’une entreprise économique publique qui est régentée par le code du commerce. «L’ère du tutorat est parti sans retour» a affirmé Amar Belhimer soutenant que des règles strictes seront imposées pour la gestion de la nouvelle étape. Il a annoncé dans ce sens la mise en place d’un partenariat commercial nouveau entre l’ANEP et les entreprises de presse qui sera régi par la loi. Amar Belhimer qui est revenu également sur la notion de la liberté qui doit obligatoirement être associée à la notion de la responsabilité, a aussi annoncé la nécessité d’opérer rapidement la transition d’une presse à papier vers une presse électronique. Le ministre de la Communication a saisi l’opportunité de la rencontre avec les responsables des supports médiatiques nationaux et l’ANEP pour annoncer qu’en raison des préparatifs de la rentrée sociale et étant conscient des conditions exceptionnelles que traverse la presse, il a demandé à l’ANEP de payer ses redevances envers les journaux. Le ministre n’a pas conclu son intervention sans annoncer son intention d’exclure les intrus du monde médiatique. Larbi Ouanoughi, le Directeur général de l’ANEP, a, pour sa part, focalisé sur la nouvelle démarche qui sera adoptée pour réorganiser et réglementer le marché de la publicité. Il est revenu sur les 15 critères qui ouvrent droit à la publicité publique. Ce qui va permettre, comme l’a souligné M. Ouanoughi d’assainir le secteur des intrus qui n’ont rien à voir avec la corporation de la presse. Le Directeur général de l’ANEP a expliqué que la mise en application des nouveaux critères se fera de manière graduelle et que ces derniers seront renforcés par la nouvelle loi sur la publicité qui sera la référence en matière de distribution de la manne publicitaire. Parmi les critères qui seront appliqués dès janvier prochain, il y a l’obligation d’avoir un registre de commerce, un agrément octroyé en bonne et due forme par le ministère de la Communication, la déclaration obligatoire des impôts, de l’ensemble des travailleurs à la CNAS mais aussi l’obligation pour un éditeur de ne détenir qu’un seul titre.

Il est à rappeler qu’il ne s’agit là que d’un des dix chantiers de réforme du secteur de la presse, prévus par Amar Belhimer. Le ministre avait déjà évoqué le lourd travail qu’il a entrepris et qui consiste notamment à réussir la conciliation de la liberté et de la responsabilité dans la pratique journalistique, garantir le droit à l’information dans un cadre pluraliste, organiser la presse écrite et électronique, l’activité des chaines TV privées et des agences de conseil en communication, réguler la publicité et enfin veiller à la promotion de la formation et à la qualification. La question de l’amélioration de l’image de l’Algérie aura, une part importante dans la stratégie de réforme du secteur de l’information au regard de son importance à la faveur d’un atelier, qui sera organisé sous le thème « Amélioration de l’image de l’Algérie à l’étranger et restauration de sa place dans les foras internationaux ».

Amine Ghouta

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