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L’économie africaine en pleine croissance : Un marché qui va peser 5 600 milliards de dollars en 2025



La croissance économique de l’Afrique enregistrée en 2018 se poursuivra en 2019 en Afrique pour atteindre les 3,6 % en moyenne au cours des deux prochaines années, selon les estimations de la Banque mondiale. Une embellie économique, malgré les variations inégales entre différents pays du continent. 

C’est ce qui ressort des conclusions de l‘étude 2018 menée par la Banque mondiale (BM). L’institution annonce une croissance économique de 3, 6 % au cours des deux prochaines années. Une reprise lente dans les pour les pays exportateurs de pétrole de la Communauté monétaire et économique de l’Afrique centrale toujours endetté, et plus solide par contre dans celles pauvres en ressources naturelles.

Synthèse Crésus

Portée par sa croissance et le dynamisme de nombreux de ses États, l'Afrique attire de plus en plus d'investisseurs. Les bons chiffres de l’Afrique de l’Est en 2018. Croissance économique, l’Afrique de l’Est est aux premiers rangs en 2018 avec l’un des meilleurs taux, confirmant ainsi les prévisions annoncées par le FMI. C‘était le meilleur taux en terme de croissance économique sur le continent selon les estimations du Fonds monétaire international. Un pari tenu par l’Afrique de l’Est qui a enregistré en 2018 l’une des meilleures performances en termes de croissance du Produit intérieur brut (PIB). Un classement dans lequel l‘Éthiopie occupe le premier rang avec 7,8 % de croissance, suivi du Rwanda 7,1 % et de la Tanzanie 6,7 %.

Le nombre de réformes, en hausse pour la deuxième année consécutive d'après le rapport Doing Business 2019, y améliore drastiquement l'environnement des affaires. Mais les opportunités restent inégales selon les territoires. C'est le constat qui ressort du classement effectué par le magazine américain Forbes, «Best Countries for Business». Les impôts des pays, la protection des investisseurs et les formalités administratives ont été étudiés d'après le rapport Doing Business de la Banque mondiale. En tout, près de 15 critères ont permis l'établissement de ce classement.

Pour être en bonne place dans la liste, quels impératifs doivent donc remplir les pays étudiés ? «Pour être ouvert aux affaires, vous avez besoin d'un système juridique fort, d'une adoption complète des droits de propriété et de règles et réglementations claires. Une corruption faible est également essentielle au bon fonctionnement de l'économie», a expliqué au magazine américain Mark Zandi, économiste en chef chez Moody's Analytics. A contrario, sur les dix nations les moins bien classées, sept sont africaines, dont la Centrafrique, qui ferme le rang. Tous «ont généralement des difficultés en matière d'innovation, de liberté des échanges et de protection des investisseurs» peut-on lire dans Forbes. L'Africa Investment Forum constitue un rassemblement sans précédent de fonds de pension, de fonds souverains, de marchés de capitaux, de promoteurs de projets et d'investisseurs institutionnels et financiers désireux d'opérer en Afrique.

Dans les infrastructures, l'Afrique se heurte à un déficit de financement oscillant entre 68 à 108 milliards de dollars par an, d'après la Banque africaine de développement. Le secteur de l'énergie recèle à lui seul des possibilités d'investissement de l'ordre de 30 milliards de dollars par an, en exploitant les vastes ressources de l'Afrique en gaz dans les énergies solaire, hydroélectrique, éolienne et géothermique. Les perspectives d'investissement abondent pour faire de l'Afrique la première région au monde en matière d'énergies renouvelables. La Banque africaine de développement pilote le déploiement du programme «Desert to Power», afin de développer 10 000 MW d'énergie solaire dans toute la région du Sahel. Laquelle deviendra ainsi la plus grande zone d'énergie solaire de la planète. Pour l'Africa Investment Forum, 306 projets d'une valeur totale de 208,8 milliards de dollars ont été développés.

Au cours des trois jours de l'événement, 60 projets et transactions d'une valeur de 40,4 milliards de dollars sont au cœur des rencontres entre investisseurs et promoteurs, afin d'accélérer la conclusion de transactions et d'éliminer, le cas échéant, les contraintes politiques et réglementaires qui pourraient les freiner. Quelque 28 milliards de dollars de projets supplémentaires sont également mis en lumière à travers des «galeries d'exposition», en attendant exposés lors d'échanges sur les investissements. Plus de 330 investisseurs prennent part à ces échanges sur les investissements.

De fait, l'Africa Investment Forum entend contribuer à réduire les frais d'intermédiation, à améliorer la qualité des informations et de la documentation relatives aux projets et à renforcer les liens d'engagements entre les gouvernements africains et le secteur privé. Ainsi, à l'AIF sont mis en lumière des projets dans des secteurs fort divers : l'énergie, les infrastructures, les transports et les services publics, l’industrie, l'agriculture, les TIC et les télécoms, l'eau et l'assainissement, les fonds et les services financiers, la santé, l'éducation, l'hôtellerie et le tourisme, le logement, ainsi que le transport aérien.

Avec ses économies en émergence et sa compétitivité en termes de coût du travail, l'Afrique apparaît comme le nouvel espace à conquérir. Avec un marché qui va peser 5 600 milliards de dollars en 2025, dont 2 100 milliards pour la consommation des ménages, l'Afrique a un fort potentiel d'opportunités d'affaires. Cela dit, pour éviter les mauvaises surprises, tout entrepreneur doit s'imposer de connaître et comprendre l'environnement dans lequel il sera appelé à évoluer. En effet, chaque pays a ses réalités culturelles et politiques et celles-ci ne peuvent manquer d'impacter l'activité économique, d'où l'intérêt de s'assurer d'être en phase avec l'environnement dans lequel elles baignent. Cette information est déterminante dans le choix du secteur d'activité, mais aussi d'éventuels partenaires, ainsi que pour poser de bonnes relations avec les décideurs politiques locaux. Selon le dernier rapport Doing Business, les pays d'Afrique sont ceux qui ont le plus réformé afin d'améliorer le climat des affaires et donc de faciliter l'entrepreneuriat. Mais il y a des étapes qui permettent de passer de l'idée au projet plus sereinement. Il est donc nécessaire de répondre à un réel besoin et de bien réfléchir avant de se lancer dans une telle aventure.

Deux possibilités s'offrent aux futurs entrepreneurs : soit vous avez une idée précise d'un projet, d'un produit qui n'existe pas encore ou qui reste à développer – et vous partez pour créer ce service –, soit vous partez pour créer en Afrique un produit ou un service qui a déjà fait ses preuves ailleurs. Depuis dix ans, l'environnement des affaires s'est nettement amélioré sur le continent. La Chine a énormément investi ces dernières années dans des projets d’infrastructures sur le continent africain. La Chine est le principal bailleur bilatéral d’infrastructures en Afrique, pour un total excédant les financements combinés de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union européenne, de la Société financière internationale (IFC), de la Banque mondiale et du G8. L’investissement étranger chinois en Afrique sub-saharienne s’est élevé à 298 milliards de dollars entre 2005 et 2018, selon le groupe de réflexion American Enterprise Institute (AEI).

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