QAHWA FI GOUBLI

Pouah, quel infect breuvage! mais à la longue on s’y fait. Puisque ici-bas on t’apprend à composer avec. Une seule preuve s’il en faut: revoilà le cerbére de l’immeuble qui fait encore des siennes. Impossible à éviter et c’est bien ma veine. Chouf khouya yarhem bouk casse-toi… Yakhi bourourou, toujours là à pérorer et casser du sucre sur le dos de tout le monde. A commencer d’ailleurs par sa moitié…Qui le lui rend, dit-on, plutôt bien. Un couple atypique en fait. D’ailleurs ironie du sort les deux lascars se sont connus dans une cage d’escaliers. Avant de prendre du galon et arracher une loge. Pas de francs ma-ons fort heureusement…Bon, maintenant tu me laches, ok? La pimbêche du dessus, infréquentable pour le moins: toujours là à écouter aux portes pour négocier au prix fort les cancans de l’immeuble. Tant elle en a fait depuis des lustres son fond de commerce. A défaut d’un commerce de fond…Mais comme elle surge sur différents registres…Elle sait qu’à jeûn je suis infréquentable alors elle évite le face à face. Sinon il lui en cuira… Bon eladhan ça vient ou faut-il que j’aille te chercher? C’est pour aujourd’hui ou pour la semaine des quat jeudis?
A.Zentar

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.