Qahwa fi goubli !

Par Amar Zentar

Et le vieux raconte « A peine une blessure se ferme-t-elle que déjà l’autre s’est déjà ouverte. Et ça n’en finit plus…Tant pis lorsqu’on aime trop on finit par payer. L’amour est proche de la haine dit-on. Mais de haine point. Trop souffert de cela pour l’intérioriser. Car il faut d’abord s’en vouloir à soi-même. Avant de s’en prendre aux autres. Ce serait trop facile et trop c… en même temps. Non je ne blâmerai personne. Ainsi va la vie qu’on passe de la joie aux larmes. Des certitudes au doute. Du doute aux certitudes. Mais tout cela au fond n’est que vétilles et pacotilles. Le plus important à mon sens est d’abord l’idée qu’on se fait de soi-même..Et il vaut mieux à défaut de se faire une trop haute idée s’en faire au moins une de juste…Mon malheur vient sans doute du fait que je n’écoute point assez les autres. Surtout lorsqu’ils me parlent justement des autres…on vit une drôle d’époque et cela je pense que vous le savez puisque nous baignons dans le même humus à peu de choses prés..humus? Une façon de parler ou peut-être mieux un euphémisme…Car en fait d’humus c’est souvent du fumier..Oui je sais vous me direz que c’est un engrais tout aussi fertilisant…je reviens à ces blessures vous pensez que ça peut se guérir? Moi j’en doute…Pourtant ce n ‘est pas du sang qui coule sinon je l’aurai reconnu. C’est une espèce de liquide incolore et inodore…Ensuite le malheur c’est que personne ne la voit. Y a que moi qui le sens et le ressens. Mais bon j’ai pris l’habitude: à peine une blessure se ferme-t-elle que l’autre s’est déjà ouverte… »

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.