Qahwa fi goubli !

Quelle est la bête qui marche sur la tête ?

 Bonne question. Mais encore ? Inutile de cogiter ou se gratter davantage l’occiput. Mettons alors un terme à cette énigme qui n’en est pas vraiment une : un poux. Avec ou sans lentes…Répugnante bestiole s’il en est capable non seulement de se nicher au creux d’une mèche rebelle mais en sus en d’autres endroits et parties insoupçonnables du corps humain. De véritables sangsues que ces parasites aux effets indésirables évidents puisque bienheureux tous ceux qui n’ont pas eu à en subir les agressions. Et autres multiples désagréments…Mais pourquoi diable parler donc de ces parasites ? Sans doute parce que c’est la première idée qui m’est passée par la tête. Et c’est le cas de le dire en l’espèce…Car autant il y a comme cela des idées qui passent par la tête sans s’y attarder, genre simple transit, autant il s’en trouve d’autres pour ne pas se suffire d’une modeste et courtoise traversée de l’esprit. A ce propos je me dis parfois : heureux les simples d’esprit…Hé, oui puisque à eux on leur pardonne tout et on a souvent raison de le faire. Tant ils paraissent de prime abord plutôt spontanés et simplets. Donc globalement inoffensifs. Autant qu’on puisse l’être en tout cas au vu de la santé mentale des uns et des autres…Surtout qu’en ce bas monde si fantasque bien malin qui bourrait baliser les frontières entre le normalement constitué et l’anormalement correct. Pour un esprit réputé cartésien les choses devraient, en principe, aller de soi mais les cartésiens ne forment pas forcément un cartel…A telle enseigne que les fous en question sont les derniers à admettre qu’ils le sont pour le commun des mortels. Et on peut ainsi multiplier les exemples à l’envi sans avoir au final la prétention de changer la face du monde. Un monde de brutes qui compte d’ailleurs plus d’abrutis que d’érudits. Chose vérifiable et vérifiée pour qui veut bien se donner la peine de balayer du regard l’actualité mondiale. Rien de bien transcendant ; rien qui puisse vraiment augurer de radieuses perspectives quelque part. Tout se passe comme si l’être n’est plus capital, que la vie ne signifie plus grand chose. Tandis que se dégage et persiste cette nauséabonde sensation d’aller droit dans le mur. Quand bien même sur ce même mur celui de la toile s’entend il vous est loisible de libérer tous vos fantasmes et coucher toutes vos frustrations supposées et réelles s’entend. Faute de s’éclater dans un ailleurs souvent déroutant de fantaisie. Et à défaut de refaire un monde toujours couché sur un brouillon le même au demeurant depuis la nuit des temps ou presque, il faut tenter autant se faire que peut, de se refaire à défaut de se remettre fondamentalement en cause. Ce qui est tout autant complexe et compliqué par ailleurs. Car autour de nous et alentour les mutations et bouleversements « spasmodiques » se moquent sinon se soucient comme d’une guigne de toutes nos aléatoires et vaines jérémiades. A moins que ce soit que turpitudes, ce qui ne change pas grand chose à l’histoire. Du coup l’on se surprend à rêver au moins d’un monde sinon tout à fait meilleur à tout le moins un peu plus digeste…Où tout un chacun ici-bas pourrait aspirer peut-être pas à une place complète mais à un confortable-si possible- strapontin. Pas de quoi fouetter un chat certes mais il est des minets qui n’éprouvent nul besoin d’être fouettés pour miauler. Et puisqu’il faut appeler un chat un chat rendons-lui toute l’affection qu’il mérite à cet animal domestique de commerce si agréable. A cet réserve prés que les chats d’aujourd’hui on ne sait trop pourquoi au juste se sont réconciliés avec leurs ex pires et irréductibles ennemis, j’ai nommé les rats. Heureusement que tous n’ont pas quitté le navire…Dîtes-donc vous, pas la peine de vous offusquer ou de faire cette tête. Plaît-il ? Vous en êtes encore à chercher des poux dans la tête d’un chauve ? A l’ère du numérique en sus ? Allez, je me sauve et …chauve qui peut…

A.Zentar

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