Une histoire et des idéaux

Première fête de l’indépendance et de la jeunesse sous le nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ce 58eme « 5 juillet » vient sceller le pacte unissant l’Armée nationale populaire au peuple, dont elle est issue. Symbolique à plus d’un titre, cet événement historique vient aussi rappeler les sacrifices incommensurables, consentis par nos valeureux martyrs. C’est également une occasion pour se remémorer le visage hideux et sanguinaire du colonialisme, dont les « crimes contre l’humanité » demeurent impunis.

Des enfumades du Dahra, aux tueries et torture durant la guerre de libération, en passant par les massacres du 8 mai 1945 et les essais nucléaires dans le sud du pays, la France officielle doit reconnaitre ses crimes. Le rapatriement, hier des restes de 24 résistants « séquestrés » depuis plus d’un siècle-et demi au musée de l’Homme de Paris, révèle une des facettes abjectes de la colonisation. Au pays des Droits de l’Homme et des Libertés on se permet d' »emboiter » les cranes et restes de martyrs transportés en France comme « butin de guerre » et exposés aux touristes comme des pièces d’antiquité. Par ailleurs, la consécration de la journée du 8 mai 1945, journée nationale de la mémoire, permet au peuple algérien de se réapproprier son histoire. Sur un autre chapitre, ce 58e anniversaire du 5 juillet a été une occasion de renforcer la stabilité du pays. La lutte contre la corruption, la justice sociale, la croissance économique, sont autant de défis auxquels est confronté le nouveau président, en vue de la concrétisation des revendications du Hirak populaire, d’ailleurs qualifié de « béni » par M. Tebboune.

Karim Aloui

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